[Chronique] One Piece, tome 72 : les oubliés de Dressrosa de Eiichiro Oda

one piece tome 72

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga shonen
Année d’édition : 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,95€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
Comment Law va-t-il réagir face au piège retors que leur a tendu Doflamingo ?! Que va-t-il arriver à Usopp et Robin, prisonniers de la tribu des nains ?! Luffy réussira-t-il à s’emparer du pyro-fruit ?! Quand les histoires de chacun commencent à se croiser… Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mon avis
Après un tome fou aux multiples hommages à Dragon Ball, j’étais impatient d’en apprendre plus sur Dressrosa. Ai-je obtenu mes réponses tant attendues ?

   Globalement la structure de ce tome et le récit sont identiques au précédent. Le Colisée continue d’être la majeure attraction et l’on assiste enfin au premier tour de Luffy, inscrit dans le groupe C. En marge de cette bastonnade géante, on apprend ce que vivent les autres personnages au sein de l’île : Sanji cherche à informer la troupe du piège qui se dessine autour de Trifouilli, Zorro est évidemment perdu et court à peu près tout sauf où il est réellement attendu (classique jusque là, non ?), Franky mène l’enquête, toujours accompagné d’un étrange « jouet vivant », Nami, Chopper et Brook gardent le bâteau et sont pris au piège eux aussi, tandis que Usopp s’invente un délire en y incluant Robin et toute la bande, tant qu’à faire ! Un bien beau programme.

   Seulement, par rapport aux aventures de Luffy au Colisée, le récit n’est pas forcément très équilibré. On sent que l’auteur a trop de choses à raconter car des coupes drastiques sont effectuées sur les autres personnages pour pouvoir parler davantage de l’intrigue autour de Luffy. C’est dommage car dans le même temps, le bal des nouveaux personnages (l’équipage de Doflamingo, le nouvel amiral de la marine) et des révélations de plus ou moins grandes envergures dont des secrets sur l’île de Dressrosa, du peuple des lutins (ou je ne sais quoi) continuent d’être lentement distillés. Trop lentement même.
Aussi, autant j’apprécie l’idée du Colisée, autant je pense que dans les faits certains passages sont tout de même mal amenés. Pour ce premier tour, tout est bien trop rapide. Je n’ai même pas eu le temps de retenir le nom des participants, leurs lieux d’origine ou leur background qu’ils sont éjectés et qu’on passe au tour suivant.

SAMSUNG

Toute ressemblance avec une personne que vous connaissez ou avez connu est purement fortuite.

   Cela dit, les quelques pages de combat que l’on nous propose démontrent clairement les nouveaux enjeux du Nouveau Monde. Oubliez tout ce que vous avez connu jusque la côté baston dans One Piece : le niveau a explosé. L’auteur cache depuis un moment les informations sur l’entraînement de deux ans qu’ont suivi chacun des membres mais cette fois-ci, il nous en révèle un peu plus… et c’est complétement dingue. Je pense que tout va tourner autour du fluide et de nouveaux pouvoirs dévastateurs. Fini les petites frappes !

   L’intrigue de ce récit est aussi truffé de flashback et d’anecdotes intéressantes en tout genre. J’ai notamment adoré celle avec Chinjao et le fameux poing de Garp, un moment très drôle offrant quelques révélations sur l’univers de One Piece.
Côté humour, l’auteur ne démord pas et continue de proposer des gags ultra fun dès que l’occasion se présente. On peut remercier Usopp, qui ne s’arrange pas xD Il pousse le délire loin -comme d’habitude- autour de l’histoire de Norland et c’est un vrai plaisir que de le voir en action. Finalement, ce qui aura surtout manqué à ce tome est plus de pages, afin de développer des intrigues qui semblent géniales.

SAMSUNG    En conclusion, ce soixante-douzième de One Piece est un agréable divertissement. Comme toujours, je n’ai pas vu le temps défiler au cours de ma lecture et j’étais surpris de voir les dernières pages pointaient le bout de leur nez. Poursuivant son aventure aux quatre coins de l’île de Dressrosa, l’équipage du chapeau de paille continue de faire rire et de séduire à défaut d’apporter de vraies révélations sur son univers. Difficile de se contenter de si peu, en particulier lorsque les intrigues ont le potentiel d’apporter tellement plus. Un regret pesant, difficilement balayé par la promesse d’une suite meilleure… que je meurs d’impatience de découvrir !

Ma note : 14,5/20

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[Chronique] 20th Century Boys deluxe, tome 1 de Naoki Urasawa

20th century boys 1

Fiche technique du livre
Auteur : Naoki Urasawa
Genre : Manga : Thriller / Science Fiction
Année d’édition : 1999 (VO) / 2014 (VF)
Edition : Editions Panini Comics
Prix : 15,20€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 400 pages

Synopsis
Kenji est seul avec sa mère pour s’occuper de son magasin, depuis que sa sœur a disparu il doit aussi prendre soin de sa petite nièce Kanna. Il habite depuis toujours ce quartier, croise régulièrement ses anciens camarades de jeu et semble avoir définitivement mis de côté ses ambitions, ses vieux rêves. Pourtant un jour il entend parler d’un couples qui a soudainement disparu près de chez lui, sur leur porte il aperçoit un étrange dessin qui commence à l’intriguer, un dessin qui lui rappelle le groupe qu’il formait avec ses copains, gamins, et avec qui il s’était engagé à « protéger le monde »… Mais c’est avec la mort de l’un d’eux, « Donkey », que les choses s’affolent dans sa tête. Il va alors commencer son enquête et tenter de découvrir qui est ce mystérieux « Ami » qui dirige le groupe qui se cache sous ce dessin.

Mon avis
20th Century boys c’est de la bombe ! Second manga culte de Naoki Urasawa à l’international après Monster, cette série bénéficie actuellement d’une réédition au format « deluxe » par son éditeur, Panini Comics. L’occasion idéale pour se mettre à la page et découvrir ce classique.

    20th Century Boys nous propose de suivre Kenji, homme de 37 ans et gérant un convini (espèce d’épicerie japonaise ouverte 24h/24h) avec sa mère. En parallèle il s’occupe de sa nièce, confiée par sa mère et donc sœur du héros qui a mystérieusement disparu. Très vite survient le suicide d’un ami d’enfance ainsi que de multiples faits divers pour le moins troublant… De plus, un symbole fait doucement son apparition un peu partout, notamment au sein de la secte occulte d’Ami, dont l’existence et les ambitions sont pour le moins étranges… et flippantes. Le problème est que ce symbole, Kenji le connaît bien. Et que tout cela n’a pas l’air d’être juste une simple coïncidence. Pourquoi cela ressort-il maintenant ? Qu’est ce que cela signifie et qui est à l’origine de cette idée, tout comme de cette secte ? Qui est ce fameux Ami ? Autant de questions qui s’imposeront à mesure que les pages défilent.

20th century ami signe    Là où 20th Century Boys se montre original est que l’histoire nous est contée du point de vue de la même personne mais durant deux époques différentes (voir 3 en fait…). Non seulement on suit les péripéties de Kenji en 1997 dans sa vie d’adulte bien tassé mais régulièrement, on effectue des sauts dans le temps afin de se plonger dans les souvenirs d’enfance du héros en 1969, à l’époque du rock’n’roll et de la guerre froide… Je ne souhaite évidemment pas vous spoiler pour ne pas gâcher la moindre surprise mais sachez que l’intérêt scénaristique de ce choix de narration est bien réel et intelligent, en plus de savamment servir l’histoire et de nous torturer le cerveau un peu plus.

   Autant être honnête, l’intrigue est très, très prenante. Une forme de peur se dégage du récit et j’ai parfois eu une pointe d’appréhension à l’idée de la prochaine page, surtout lorsque surviennent certaines scènes sanglantes… C’est un thriller mais pas uniquement : l’auteur apporte de très légères touches de fantastique et de science-fiction, renforçant le mystère autour de son histoire et me laissant encore plus interrogateur. Avec son rythme soutenu et ses rebondissements multiples, l’envie d’en découvrir davantage se fait rapidement ressentir et c’est un vrai page turner que nous avons là.

20th_Century_Boys_ perso    Les personnages développés sont attachants, en particulier Kenji qui a la part belle durant ces deux tomes. Il a une personnalité qui sort un peu du commun, un peu rocker dans l’âme, et j’aime sa manière de réagir et de vivre sa vie. Il est vraiment très humain. Yukiji est un autre personnage que j’ai beaucoup apprécié, en particulier pour son approche sur son enfance, le recul qu’elle en a tiré et les décisions qui en découlent dans sa vie. En tant que jeune adulte, c’est toujours un parallèle que j’aime voir être aborder dans un livre. Puis mention spéciale à « Dieu » dont le chapitre d’introduction m’aura beaucoup amusé. Dans l’ensemble c’est une galerie de personnage très intéressante à découvrir qui nous est proposé.

    S’agissant d’un manga, je me dois d’aborder le dessin. J’ai déjà eu l’occasion de parler de l’excellent travail de Naoki Urasawa à ce niveau dans d’autres chroniques (Billy Bat notamment) et mon opinion n’a pas changé : il est fort. Je reste bluffé face à la quantité d’émotions transmises par son dessin. Il suffit d’un coup d’œil pour comprendre ce que chacun traverse et le tout est incroyablement vivant. De même, c’est un plaisir de voir les personnages enfants lors des flashbacks et de réaliser qu’ils ont tous ce petit truc unique bien reconnaissable les définissant.

   Par contre, en ce qui concerne l’édition en elle-même, il faut avouer qu’elle n’a de deluxe que le nom. En réalité, on a affaire à une simple réédition dans un format bien plus grand et plus lourd. On bénéficie par conséquent de planches bien plus importantes et confortables. Cette fois, chaque tome comporte deux tomes de l’histoire de base et c’est bien à peu près le seul ajout. N’espérez pas y trouver de magnifiques pages couleurs ou des bonus : il n’y a rien de tout ça. Au prix de 15,20€ TTC, on peut se questionner sur l’intérêt de cette acquisition. En bref, si l’opportunité de vous offrir la série dans sa première édition à petit prix est possible : saisissez-là.

   En conclusion, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce « premier » tome de 20th Century Boys. Mêlant habilement thriller avec quelques éléments de science-fiction, j’ai été projeté dans ce récit palpitant alternant les époques avec brio, de l’insouciance de l’enfance à la dure réalité de la vie adulte, les rêves loin derrière soi. Truffé de mystères en tout genre, les interrogations et l’appréhension se bousculent à mesure que les pages défilent. Le dessin d’Urasawa me régale à nouveau et je n’ai qu’une envie : poursuivre ma découverte au plus vite et à assembler les éléments de ce qui semble être un gigantesque puzzle. Mais qui est donc cet Ami… ?

Ma note : 17,5/20

[Chronique] Dragon Quest : Emblem of Roto, tome 1 de Kamui Fujiwara & Chiaki Kawamata

dragon quest roto tome 1

Fiche technique du livre
Auteur : Kamui Fujiwara & Chiaki Kawamata
Genre : Manga : Shonen fantaisiste
Année d’édition : 1991 (VO) / 2014 (VF)
Edition : Editions Ki-oon
Prix : 6,60€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 224 pages

Synopsis
De nombreuses années se sont écoulées depuis la victoire sur les forces du mal de Loran et de Carmen, les héritiers du légendaire héros Roto. Emportant avec eux un fragment du mythique emblème de leur aïeul, les deux frères ont chacun fondé leur propre royaume : celui de Loran au nord et celui de Carmen au sud. Mais après cent ans de paix et de prospérité, le monde est de nouveau menacé… Les forces du mal font le siège des derniers bastions humains, qui tombent les uns après les autres. Possédé par un démon, le roi de Carmen entraîne son royaume à sa perte.

Seuls survivants de cette tragédie, le prince Arus, héritier du héros Roto, et Lunafrea, fille du général en chef des armées de Carmen. Pendant dix ans, Lunafrea élève le petit Arus dans le plus grand secret, à l’abri de ses ennemis. Mais débusqués par une troupe de monstres, nos deux héros et leurs compagnons décident de prendre la route pour contrer la montée des ténèbres. D’autant que dans le royaume jumeau de Loran, l’héritier du trône est né à son tour. Baptisé Jagan, il s’est allié aux forces du mal et a juré la perte des humains… Après Dragon Quest – La quête de Dai (Fly), la saga mythique signe son grand retour avec Dragon Quest – L’Emblème de Roto, une fabuleuse aventure qui a déjà enchanté des millions de lecteurs !

Mon avis
Dragon Quest, cette saga mythique du jeu-vidéo ! Avant d’être fan du RPG, j’ai surtout été fan du manga Fly, maintenant édité sous le nom de Dragon Quest – la quête de Daï. Avec Emblem of Roto, c’est une incursion en nostalgie que j’entreprends.

   Une ancienne légende autour de la création de deux royaumes, un emblème dont chaque moitié est attribué aux héritiers, un roi Démon qui souhaite refaire surface… Je ne vous en dirais pas plus concernant le début de l’intrigue de ce tome mais sachez que le synopsis retranscrit ci-dessus fait bien son travail et est plutôt complet. De type shonen, ce Dragon Quest s’oriente principalement vers un public adolescent mais je pense que les adultes ayant apprécié la saga peuvent tout autant y trouver leur compte.On nage en pleine fantasy old school dès les premières pages et les évènements s’enchaînent très vite.

   Encore plus que dans Fly, on se retrouve projeté en plein cœur de l’univers Dragon Quest. Il ne manquait plus que la musique et j’avais l’impression de vivre le jeu vidéo à travers le livre. C’est extrêmement fidèle sur tous les points : de la magie au bestiaire en passant par les lieux et les légendes, la retranscription est parfaite et j’étais donc en terrain connu.

dragon quest image 2   De même, j’ai été agréablement surpris par le dessin. Peut-être est-ce le style « Dragon Quest » qui vieillit efficacement mais honnêtement, je m’attendais à bien pire pour un titre datant tout de même de 1991. Sans être de dernier cri, ils bénéficient de suffisamment de cachet pour plaire et m’ont séduit dès les premières pages. On retrouve dans ce tome la saveur des manga d’antan où les grandes quêtes du bien et du mal mêlant justice et amitié étaient la norme, le tout dans une ambiance bon enfant et agrémenté d’une touche humoristique, comme les japonais savent si bien les produire. Évidemment, l’influence graphique de l’auteur de Dragon Ball se fait aussi ressentir, puisque c’est ce dernier qui créée le design de la série depuis ses tout débuts sur Nintendo (Famicom pour les puristes). Des points qui ont donc fortement contribué à mon appréciation de ce tome.

    L’histoire est quant à elle du Dragon Quest pur jus. Il est par conséquent question de grand démon souhaitait régner sur le monde, surface et monde souterrain compris. Bien entendu, il existe un élu, descendant du grand Roto, à même de le battre… bien plus tard, lorsqu’il aura grandit et appris un tas de choses. L’intrigue ne révolutionne rien : elle scénarise simplement le jeu (qui à l’époque ne l’était que très peu) et pose sur papier cet univers si simple et pourtant si accrocheur. C’est donc du très classique qui nous est proposé, ce qui n’enlève rien à son charme, qui opère dès les premières pages.

   Ici, évidemment, il ne s’agit que de l’introduction. Les bases et le background de l’univers sont doucement mis en place et le héros découvre légèrement son rôle et ses responsabilités. Néanmoins, au vu du rythme assez soutenu, j’imagine que l’on ne devrait pas attendre bien longtemps avant que les choses se débloquent et que l’on assiste à du neuf et à une belle évolution.

   S’agissant d’un manga, j’aime aborder la question de l’édition. Comme à son habitude, Ki-oon a fourni du très bon travail. Simple, efficace, la couverture est de qualité et l’ensemble est très propre et appréciable. Le prix, 6,60€, l’est tout autant. Certes, on pourra rétorquer que le titre n’est plus tout jeune, mais il reste plaisant de trouver encore des manga dans cette gamme de prix. Seul bémol : la longueur relative de la série. Achevée par un vingt-et-unième tome au Japon, la localisation reste à faire.  La patience est de rigueur.

dragon quest image   En conclusion, Dragon Quest démarre agréablement avec ce premier tome introductif. Reprenant l’ensemble des codes initiés par le jeu-vidéo et allant même jusqu’à situer son histoire entre Dragon Quest III et Dragon Quest, Emblem of Roto charme dès les premières pages grâce à son ambiance old school soignée, son graphisme propre rappelant les belles heures de Dragon Ball et son histoire, classique mais agréable et prenante. Un exemple d’une époque révolue, où les codes du manga n’étaient peut-être pas aussi ancrés au Japon. Une fois la question de l’investissement réglée, il est très probable que je me lance dans cette saga car tout cela m’a rendu bien curieux.

Ma note : 14,5/20

[Chronique] One Piece, tome 71 : le Colisée de tous les dangers de Eiichiro Oda

one piece tome 71Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga (shonen)
Année d’édition : 2013 (VO) / 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros
Langue : Française
Nombre de pages : 211 pages

Synopsis
L’équipage a pénétré dans le royaume de Dressrosa, dirigé par Doflamingo ! Parti détruire l’usine de “smiles”, Luffy décide subitement de participer à un tournoi dont le vainqueur recevra un certain fruit du démon ! Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mon avis
Vous reprendrez bien un peu de One Piece pour commencer cet été ? Coup de projecteur sur le tome 71 !

   Voici un tome qui commence sous les meilleurs auspices, avec l’arrivée de notre fameuse troupe accompagnée de Trafalgar Law sur l’île de Dressrosa. Lieu étrange à bien des égards mais surtout domaine de Doflamingo, cet ex-capitaine corsaire un peu dingue et aux objectifs flous. Censé échanger César pris en otage et détruire en même temps l’usine de smiles, l’équipe se scinde en trois groupes. La première devra défendre le bâteau en cas d’attaque, la seconde (celle de Luffy, Zorro, Sanji et Franky) doit rechercher des informations en ville à propos de l’usine de smiles et la détruire, tandis que la troisième, composée de Trifouilli, César, Ussop et Robin doivent procéder à l’échange. Évidemment, rien ne se passe comme prévu, en particulier pour la deuxième équipe qui fera rapidement la rencontre d’un personnage bien mystérieux… Luffy entendra parler du Colisée et d’un tournoi énorme où sera remis un fruit du démon très particulier, l’obligeant à s’y rendre…

   La majeure partie de ce tome reste consacrée au Colisée, que j’ai vraiment adoré. Entre hommage et inspiration, la frontière est mince mais on ressent clairement les influences de Dragon Ball. Avec son Colisée géant et rempli de cinglés en tout genre venus des quatre mers du monde, on retrouve l’ambiance et le côté loufoque des célèbres tournois d’art martiaux. De la simple présentation des participants, aux dialogues en vestiaire en passant par les mots des commentateurs ou l’action sur le terrain, tout m’a rappelé Dragon Ball, sans toutefois perdre l’essence de One Piece. Oda a d’ailleurs vraiment fort en ce qui concerne la création de personnages tant il propose une fois de plus de nombreuses têtes complètement différentes les unes des autres. Un excellent compromis entre le grain de la série et hommage qui vaut le coup d’œil.

   Ceux qui, comme moi, avaient été déroutés par toutes les petites informations peuplant le tome précédent vont l’être encore plus ici tant on assiste à de nouvelles choses sans toujours comprendre. Avec ce fameux tournoi, ce sont des tonnes de nouveaux personnages qui nous sont présentés. Pire, beaucoup d’entre eux semblent avoir un background important et un rôle précis à jouer… Je vous avoue d’ailleurs que je n’ai pas retenu la moitié des noms (heureusement le dessin aide). Mais ce n’est pas tout, car on est aussi sur une nouvelle île, qui a une nouvelle culture, une histoire bien précise, etc. Autant de nouvelles choses à assimiler donc, et visiblement rien qu’à la lecture de ce tome 71, on se rens compte que les découvertes et surprises ne manquent pas sur Dressrosa. Toutefois, un nombre important d’informations restent secrètes, probablement pour être mieux servies ensuite et servir l’intrigue à des points clés mais cela reste frustrant d’attendre trois mois pour lire une suite qui pose de nouvelles interrogations.

   Heureusement le rythme est effréné et nous amène dès les premières pages dans de folles intrigues où chacun (sauf ceux restés à quai pour protéger le bateau) bénéficie de son petit moment de présence, souvent comique (Aah, Sanji, ce lover !), bien que le grand nombre de personnages empêche à chacun de briller comme cela pouvait être le cas avant les aventures dans le Nouveau Monde. Au vu de la tournure rapidement prise par l’intrigue, on peut s’attendre à ce que ça « pète » méchamment dans le tome suivant et que cela entraîne de bonnes révélations sur certains personnages, notamment sur le but de Law et ses raisons qui le poussent à vouloir combattre Doflamingo.

   En conclusion, ce n’est pas avec ce soixante-et-onzième tome que notre chère troupe cessera de partir (ou de s’y retrouver involontairement ?) dans de folles aventures et de me distraire. J’ai pris énormément de plaisir à découvrir ce fameux tournoi et le Colisée de Dressrosa, me rappelant les plus belles heures de la mythique saga Dragon Ball. A la fois rempli de surprises mais aussi de frustrantes interrogations s’ajoutant aux précédentes, ce tome fait la part belle à l’humour et pose les bases d’un arc consacré à cette île pour le moins unique et mystérieuse. Toutefois, l’humour omniprésent et la facilité avec laquelle se lit la série achève de mettre de côté les reproches que je pourrais formuler pour ne conserver qu’une impatiente envie de lire la suite. Et c’est bien le principal !

Ma note : 16/20

[Chronique] One Piece, tome 70 : Doflamingo sort de l’ombre de Oda Eiichiro

one piece tome 70

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga / shonen
Année d’édition : 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
Ecoeuré par César, Luffy le terrasse avant de l’expédier à l’autre bout de Punk Hazard, au risque de faire échouer le plan de Law.
D’autant plus que des subordonnés de Doflamingo sont déjà sur l’île et affrontent Franky.

Law et Luffy parviendront-ils à reprendre César et, par extension, à affaiblir Doflamingo, capitaine Corsaire, mais aussi maître des réseaux de l’ombre et principal fournisseur de Kaido?

Mon avis
Un flash, une illumination. L’esprit sait : One Piece, tome 70 doit sortir dans les jours qui viennent ! Confirmation. Achat. Lecture. Le rituel est immuable.

   Le tome redémarre sur les chapeaux de roues avec la suite et la fin de la course poursuite sur l’île de Punk Hazard. Alors que le gaz continue son invasion dans toutes les parties du bâtiment, Luffy a encore des comptes à régler avec César. Malheureusement, le temps leur est compté, et l’intervention des sbires de Domaflingo risque bien de changer la donne…

   La première partie de ce tome va rapidement en méga bordel bourré de gags. Comme on pouvait déjà l’apercevoir avant, César ne fait absolument pas le poids et se fait vulgairement écraser, ce qui donne lieu à des images plus tordantes les unes que les autres. L’auteur continue à fournir des dessins au trait exagérés et humoristique vraiment réussis. C’est aussi l’occasion de revoir notre cher Franky, que je croyais oublié tant il s’est montré absent jusque là dans cet arc ! Il a enfin droit à son quart d’heure de gloire, et comme le reste de la team, j’ai halluciné par les changements de puissance et de technique qui se sont opérés pour lui. Je me demande si cela ne va pas causer des problèmes de cohérences ensuite avec de trop grands écarts de puissance entre les personnages ennemis et notre troupe et donner des situations à la Bleach où chaque nouvel ennemi était 100 fois plus fort que le précédent mais finissait par tomber aisément quand même. Eiichiro Oda a réussi à offrir des combats plus ou moins intéressants jusque là et même si Luffy et son équipage sont des novices par rapport à Barbe Blanche, les affrontements ont toujours su garder un côté imprévisible et menaçants. Là, pour une fois, je dois avouer que c’était décevant de ce point de vue, tant l’issue était courue d’avance.

   Cela fait à présent un petit moment que les aventures dans le nouveau monde ont commencé et que les mystères autour des personnages, en particulier les organisations mondiales s’épaississent. Et bien ne croyez pas qu’avec la fin de cet arc ce sera le contraire. L’auteur distille toujours ses informations au compte goutte et j’ai notamment été choqué d’apprendre par exemple que Baggy était devenu un pirate corsaire ?! D’autres identités restent volontairement secrètes, d’anciens personnages font un retour dans de circonstances mystérieuses et ne semblent pas vouloir en dire plus… Bout à bout, ces éléments m’ont beaucoup frustré car même si l’auteur a la volonté de faire de One Piece le plus long manga du monde, j’ai besoin en tant que lecteur d’en savoir plus ! J’ai eu l’impression qu’une petite révélation entraînait dix questions supplémentaires… Imaginez si vous en avez quelques unes ! J’ai donc hâte que tout nous soit dévoilé, que l’on puisse aussi passer à autre chose et en apprendre plus sur l’univers ou sur le fameux « trou » de 100 ans dans l’histoire du monde. Car oui, sur ces points là aussi on n’est pas plus renseignés qu’auparavant !

   Néanmoins, cette frustration ne doit pas m’empêcher de reconnaître qu’une fois de plus, j’ai passé un très bon moment de lecture, rempli de sourire et d’étonnement. Ma plus grande surprise concerne d’ailleurs le fameux personnage qui donne le titre à ce tome : Domaflingo ! Il n’est pas du tout comme je l’imaginais. Puissant, cruel, probablement fou (comme la moitié des personnages cela dit), il est aussi déterminé et semble proche et protecteur envers son équipage. Des réactions que l’on ne voyait pas chez les précédents « ennemis » et cela m’a rendu vraiment curieux. Un agréable changement qui donne du poids à ce personnage.

   Quant à la tournure des évènements progressivement mise en place durant le tome, elles vendent tout simplement du rêve ! Entre la fin, les petites révélations faites, l’alliance Trifouilliis Law / Luffy et l’arrivée à Dressrosa, je m’attend à un enchaînement survitaminé à la manière de l’arc consacré à l’archipel de Saboady ou à celui de la grande bataille. Tout les éléments sont réunis en tout cas, donc le contraire me décevrait.

   En conclusion, One Piece ne déçoit pas avec ce 70ème tome mais frustre tout de même beaucoup, malgré un Domaflingo surprenant à bien des égards. L’histoire se révèle toujours aussi farfelue, attachante et addictive. Les révélations continuent de se faire au compte goutte tandis que les questions sur les personnages et l’univers se multiplient, ou restent simplement sans réponses. Rageant, mais pas autant que de terminer sur un chapitre riche en promesse, qui laisse imaginer un nouvel arc de folie… si l’on prend le courage d’attendre encore trois mois !

Ma note : 15/20