[Chronique] One Piece, tome 70 : Doflamingo sort de l’ombre de Oda Eiichiro

one piece tome 70

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga / shonen
Année d’édition : 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
Ecoeuré par César, Luffy le terrasse avant de l’expédier à l’autre bout de Punk Hazard, au risque de faire échouer le plan de Law.
D’autant plus que des subordonnés de Doflamingo sont déjà sur l’île et affrontent Franky.

Law et Luffy parviendront-ils à reprendre César et, par extension, à affaiblir Doflamingo, capitaine Corsaire, mais aussi maître des réseaux de l’ombre et principal fournisseur de Kaido?

Mon avis
Un flash, une illumination. L’esprit sait : One Piece, tome 70 doit sortir dans les jours qui viennent ! Confirmation. Achat. Lecture. Le rituel est immuable.

   Le tome redémarre sur les chapeaux de roues avec la suite et la fin de la course poursuite sur l’île de Punk Hazard. Alors que le gaz continue son invasion dans toutes les parties du bâtiment, Luffy a encore des comptes à régler avec César. Malheureusement, le temps leur est compté, et l’intervention des sbires de Domaflingo risque bien de changer la donne…

   La première partie de ce tome va rapidement en méga bordel bourré de gags. Comme on pouvait déjà l’apercevoir avant, César ne fait absolument pas le poids et se fait vulgairement écraser, ce qui donne lieu à des images plus tordantes les unes que les autres. L’auteur continue à fournir des dessins au trait exagérés et humoristique vraiment réussis. C’est aussi l’occasion de revoir notre cher Franky, que je croyais oublié tant il s’est montré absent jusque là dans cet arc ! Il a enfin droit à son quart d’heure de gloire, et comme le reste de la team, j’ai halluciné par les changements de puissance et de technique qui se sont opérés pour lui. Je me demande si cela ne va pas causer des problèmes de cohérences ensuite avec de trop grands écarts de puissance entre les personnages ennemis et notre troupe et donner des situations à la Bleach où chaque nouvel ennemi était 100 fois plus fort que le précédent mais finissait par tomber aisément quand même. Eiichiro Oda a réussi à offrir des combats plus ou moins intéressants jusque là et même si Luffy et son équipage sont des novices par rapport à Barbe Blanche, les affrontements ont toujours su garder un côté imprévisible et menaçants. Là, pour une fois, je dois avouer que c’était décevant de ce point de vue, tant l’issue était courue d’avance.

   Cela fait à présent un petit moment que les aventures dans le nouveau monde ont commencé et que les mystères autour des personnages, en particulier les organisations mondiales s’épaississent. Et bien ne croyez pas qu’avec la fin de cet arc ce sera le contraire. L’auteur distille toujours ses informations au compte goutte et j’ai notamment été choqué d’apprendre par exemple que Baggy était devenu un pirate corsaire ?! D’autres identités restent volontairement secrètes, d’anciens personnages font un retour dans de circonstances mystérieuses et ne semblent pas vouloir en dire plus… Bout à bout, ces éléments m’ont beaucoup frustré car même si l’auteur a la volonté de faire de One Piece le plus long manga du monde, j’ai besoin en tant que lecteur d’en savoir plus ! J’ai eu l’impression qu’une petite révélation entraînait dix questions supplémentaires… Imaginez si vous en avez quelques unes ! J’ai donc hâte que tout nous soit dévoilé, que l’on puisse aussi passer à autre chose et en apprendre plus sur l’univers ou sur le fameux « trou » de 100 ans dans l’histoire du monde. Car oui, sur ces points là aussi on n’est pas plus renseignés qu’auparavant !

   Néanmoins, cette frustration ne doit pas m’empêcher de reconnaître qu’une fois de plus, j’ai passé un très bon moment de lecture, rempli de sourire et d’étonnement. Ma plus grande surprise concerne d’ailleurs le fameux personnage qui donne le titre à ce tome : Domaflingo ! Il n’est pas du tout comme je l’imaginais. Puissant, cruel, probablement fou (comme la moitié des personnages cela dit), il est aussi déterminé et semble proche et protecteur envers son équipage. Des réactions que l’on ne voyait pas chez les précédents « ennemis » et cela m’a rendu vraiment curieux. Un agréable changement qui donne du poids à ce personnage.

   Quant à la tournure des évènements progressivement mise en place durant le tome, elles vendent tout simplement du rêve ! Entre la fin, les petites révélations faites, l’alliance Trifouilliis Law / Luffy et l’arrivée à Dressrosa, je m’attend à un enchaînement survitaminé à la manière de l’arc consacré à l’archipel de Saboady ou à celui de la grande bataille. Tout les éléments sont réunis en tout cas, donc le contraire me décevrait.

   En conclusion, One Piece ne déçoit pas avec ce 70ème tome mais frustre tout de même beaucoup, malgré un Domaflingo surprenant à bien des égards. L’histoire se révèle toujours aussi farfelue, attachante et addictive. Les révélations continuent de se faire au compte goutte tandis que les questions sur les personnages et l’univers se multiplient, ou restent simplement sans réponses. Rageant, mais pas autant que de terminer sur un chapitre riche en promesse, qui laisse imaginer un nouvel arc de folie… si l’on prend le courage d’attendre encore trois mois !

Ma note : 15/20

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[Chronique] One Piece, tome 68 : Alliance entre pirates de Eiichiro Oda

one piece tome 68

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Shonen (manga)
Année d’édition : 2012 (VO) / 2013 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,95 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 224 pages

Synopsis
Luffy accepte la proposition de Law de former une alliance entre pirates. Les voilà partis pour affronter César Clown dans une course poursuite des plus folles !! Law entreprend d’enlever César pour semer la panique dans son camp, mais une rencontre inattendue vient perturber ses plans ! Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mon avis
Décidément, quand je ne navigue pas avec Althéa et la somptueuse Vivacia, je suis accompagné d’une autre troupe de pirates, autrement plus loufoque et divertissante !

   Alliance entre pirates démarre de façon assez conventionnelle une fois que Trafalgar Law, aussi appelé « Trifouillis » passe une alliance avec l’équipage du chapeau de paille. Son but ? Tenter de faire tomber l’un des quatre empereurs lorsque l’occasion se présentera ! Rien que ça ! Évidemment, l’ensemble des détails ne nous est pas révélé et il y a fort à parier que bien d’autres éléments se cachent derrière cette alliance. C’est ainsi réunie que notre joyeuse troupe et Trifouillis décident d’aller traquer César, dont la prime s’élève tout de même à 300 millions de berrys. Mais ce n’est pas tout. Dans les autres camps les choses s’activent aussi. Smoker et Tashigi, dont les corps ont été inversés, sont toujours présents sur l’île, et César espère profiter de toute cette agitation pour pratiquer une ultime expérience… Quant à l’étrange créature nommée Slime, elle ne cesse d’intriguer et surtout… de grossir !

   Le fou de César fait rapidement son apparition et nous dévoile les impressionnants et astucieux pouvoirs du fruit de gaz. Quelques bastons, quelques échanges, quelques sourires supplémentaires. Le tout est plaisant mais semble un peu déjà vu… Qu’à cela ne tienne, l’auteur qui n’oublie jamais sa trame d’origine, dévoile progressivement plusieurs révélations assez surprenantes sur le nouveau Monde et ses acteurs. Ce qui paraissait être un simple arc basé sur une île particulière avec un « méchant » malade prend une toute autre ampleur et se transforme petit à petit en histoire majeure. Progressivement, entre deux évènements sur Punk Hazard, les enjeux apparaissent et annoncent des répercussions et des nouveautés sur l’ensemble du Nouveau Monde, qui ne cesse d’étonner par sa richesse et sa grandeur. Connaissant le talent d’Oda, je ne suis pas surpris de remarquer que certaines apparitions faites 20 à 30 tomes plus tôt prennent une toute nouvelle dimension. Rien n’est fait au hasard. Des morceaux de puzzle supplémentaires viennent donc s’ajouter à l’immense toile qu’est One Piece.

   En marge de ces réjouissances scénaristiques je dois aussi avouer que passés les premiers chapitres de ce tome c’est finalement en présence de passages excellents qu’on se retrouve et ce jusque la fin du tome. Plusieurs raisons à cela : le rythme est très soutenu, l’action s’enchaîne et les petites révélations que je n’avais pas vu venir surgissent sans crier gare. De plus, les touches comiques disséminées ça et là continuent de faire mouche et de faire de One Piece une lecture qui ne se prend pas au sérieux. Je pense en particulier à ces fameux échanges de corps, encore d’actualité qui permettent de grosses blagues sur les membres de l’équipage (entre Nami et Usopp c’était juste génial, en particulier la phrase « Excuse-moi d’être qui je suis ! » qui m’a fait explosé de rire), ou même entre Smoker et Tashigi. Je pourrais également citer le passage où certains personnages doivent prendre la fuite, se mettant à courir très étrangement… un clin d’oeil à Dragon Ball peut-être ? Le nouveau méchant est assez charismatique et surtout bien débile : il a donc mes faveurs ! Les autres personnages dévoilés lors du tome ne sont pas en reste. On a affaire à du lourd et j’ai beaucoup apprécié la tournure prise par les évènements.

SAMSUNG   En conclusion, la magie et le cocktail explosif « gaztagnette » de One Piece opère toujours aussi merveilleusement et c’est avec un grand sourire et une impatience non feinte que je ressors de la lecture de « Alliance entre pirates ». Oda utilise tout son talent afin de rendre ce tome très plaisant, surprenant, en ajoutant un poids scénaristique supplémentaire à cet arc dont l’importance s’amplifie, mais aussi une potentielle grosse introduction aux évènements du Nouveau Monde. Des changements de ton bienvenus qui apportent du piment et me rendent très curieux sur la suite à venir.

Ma note : 17,5/20

[Chronique] One Piece, tome 65 : table rase

one piece tome 65

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga – Shonen
Année d’édition : 2013
Edition : Glénat
Langue : Française
Nombre de pages : 200 pages

Synopsis
Les membres de l’équipage du Chapeau de paille se réunissent de nouveau sur l’archipel des Sabaody, après deux années d’un entraînement intensif. L’équipage au complet reprend la mer, déterminer à triomphé du Nouveau Monde ! Le Sunny atteint tant bien que mal l’île des Hommes-poissons. […]. L’équipage du chapeau de paille tente d’empêcher le pirate Hody Jones, capitaine des New Fishman, de s’emparer de l’île des hommes-poissons ! Durant son combat sous-marin contre Luffy, Hody va commettre un nouveau crime atroce ! C’est maintenant l’existence même de l’île des hommes-poissons qui est menacée par ce nouveau péril !!
Mon avis
One Piece est actuellement un de mes manga fétiches. Tous les ingrédients sont à mon sens réunis pour faire de ce shonen un cocktail éclatant et accrocheur. Ayant rattrapé le rythme de parution français, chaque sortie d’un nouveau tome est pour moi un mini évènement !

   Le tome démarre sur le combat opposant Luffy et Hody, le capitaine des New Fishman, une organisation vouant une haine profonde et sans limites aux hommes. Prônant la supériorité des hommes-poissons sur les « terrestres », Hody entre dans une rage incontrôlable et tente de tuer Luffy… Un combat dont l’issue semble pourtant jouée d’avancer, tant la puissance de Luffy s’est décuplé suite à son entraînement avec Rayleigh. Et pourtant, c’est sans compter sur l’étrange pouvoir de Decken, qui lui aussi, devenu fou de chagrin, fait tomber l‘Arche de Noé en direction de l’île et de ses habitants et modifie l’issue de ce qui semblait se profiler.

   Scénaristiquement un peu « filler », je dois avouer que ce tome m’a peu emballé. La raison principale de ce problème est -je pense- le trop grand nombre de personnages, qui est cette fois-ci mal géré par l’auteur. Oda a ici voulu en un seul tome proposer beaucoup de baston, quelques flashbacks, faire avancer l’histoire et montrer quelques unes des nouvelles capacités de chaque membre de l’équipage. Un programme bien costaud en somme. Seulement à vouloir montrer trop de choses on peut tomber dans la facilité et le bâclage… Ce que je reproche à ce tome. Par conséquent, les personnages autres que Luffy n’ont au final droit qu’à quelques pages sur le tome, l’enchaînement entre les divers lieux d’action est très brouillon, et on passe d’un combat à un autre sans avoir le temps de dire ouf. Évidemment, j’ai apprécié voir notre petite troupe se déchaîner et montrer sa nouvelle puissance, mais après les batailles monumentales de Marine Ford, je m’attends quand même à mieux côté combat. Cette petite présentation de nouvelles compétences aurait pu être mieux amenée, notamment face à des adversaires qui en valent vraiment la peine, et au sein de combats nécessitant vraiment l’utilisation de nouvelles techniques. Évidemment, connaissant l’auteur, il s’agit juste d’un avant goût et de nombreux secrets doivent être gardés sous le coude… Mais cela n’est pas une raison pour nous faire autant patienter 😉 !

   En ce qui concerne l’avancée du scénario en lui-même, l’histoire de cet arc se laisse suivre mais ne m’a pas non plus follement passionnée. Nous sommes loin d’un Water Seven et on sent qu’il s’agit d’un arc existant pour faire la jonction avec le Nouveau Monde. Proposant comme à son habitude beaucoup d’humour et de moments loufoques, cet arc reste relativement « sage » pour du Oda et on sent plus la volonté de faire passer un message un peu plus sérieux sur la haine, le racisme et l’acceptation que les morales courantes trouvables dans des shonen de ce genre. Un bon sentiment mais amené parfois maladroitement et de façon un peu niaise, ce dont les Japonais raffolent et ont le secret. Toujours est-il que certains personnages de l’Île des poissons sont intéressants (Machin-Boshi et Junbei, tout simplement attachant !) et que certains mystères (en particulier celui de l’Arche) m’intriguent et me donne envie d’assister à la fin de cet Arc. Le jeu pourrait en valoir la chandelle, et j’espère que tout cela nous mènera par exemple à des révélations concernant les armes anciennes et / ou la fameuse partie manquante de l’Histoire, supposément supprimée par le Gouvernement.

   En conclusion, ce soixante-cinquième tome de One Piece compte parmi les tomes que j’ai le moins apprécié, la faute tout simplement à un Arc qui convainc difficilement après la folie qu’ont pu être les tomes 55 à 62. Survenu auparavant, cela aurait pu me plaire davantage ; mais la barre a tant placée haute durant l’Arc de Marine Ford qu’il est difficile de se contenter de moins bien, surtout lorsqu’on pense aux mille et un mystères que One Piece nous réserve, tant sur les personnages que l’univers dans sa globalité. Toutefois, cela reste une lecture agréable dont le potentiel n’est plus à démontrer. J’attends à présent de voir si la fin de l’Arc sur les Hommes-poissons offre une conclusion intéressante et remonte le niveau. En attendant le Nouveau Monde

Ma note : 12,5/20