[Chronique] One Piece, tome 72 : les oubliés de Dressrosa de Eiichiro Oda

one piece tome 72

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga shonen
Année d’édition : 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,95€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
Comment Law va-t-il réagir face au piège retors que leur a tendu Doflamingo ?! Que va-t-il arriver à Usopp et Robin, prisonniers de la tribu des nains ?! Luffy réussira-t-il à s’emparer du pyro-fruit ?! Quand les histoires de chacun commencent à se croiser… Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mon avis
Après un tome fou aux multiples hommages à Dragon Ball, j’étais impatient d’en apprendre plus sur Dressrosa. Ai-je obtenu mes réponses tant attendues ?

   Globalement la structure de ce tome et le récit sont identiques au précédent. Le Colisée continue d’être la majeure attraction et l’on assiste enfin au premier tour de Luffy, inscrit dans le groupe C. En marge de cette bastonnade géante, on apprend ce que vivent les autres personnages au sein de l’île : Sanji cherche à informer la troupe du piège qui se dessine autour de Trifouilli, Zorro est évidemment perdu et court à peu près tout sauf où il est réellement attendu (classique jusque là, non ?), Franky mène l’enquête, toujours accompagné d’un étrange « jouet vivant », Nami, Chopper et Brook gardent le bâteau et sont pris au piège eux aussi, tandis que Usopp s’invente un délire en y incluant Robin et toute la bande, tant qu’à faire ! Un bien beau programme.

   Seulement, par rapport aux aventures de Luffy au Colisée, le récit n’est pas forcément très équilibré. On sent que l’auteur a trop de choses à raconter car des coupes drastiques sont effectuées sur les autres personnages pour pouvoir parler davantage de l’intrigue autour de Luffy. C’est dommage car dans le même temps, le bal des nouveaux personnages (l’équipage de Doflamingo, le nouvel amiral de la marine) et des révélations de plus ou moins grandes envergures dont des secrets sur l’île de Dressrosa, du peuple des lutins (ou je ne sais quoi) continuent d’être lentement distillés. Trop lentement même.
Aussi, autant j’apprécie l’idée du Colisée, autant je pense que dans les faits certains passages sont tout de même mal amenés. Pour ce premier tour, tout est bien trop rapide. Je n’ai même pas eu le temps de retenir le nom des participants, leurs lieux d’origine ou leur background qu’ils sont éjectés et qu’on passe au tour suivant.

SAMSUNG

Toute ressemblance avec une personne que vous connaissez ou avez connu est purement fortuite.

   Cela dit, les quelques pages de combat que l’on nous propose démontrent clairement les nouveaux enjeux du Nouveau Monde. Oubliez tout ce que vous avez connu jusque la côté baston dans One Piece : le niveau a explosé. L’auteur cache depuis un moment les informations sur l’entraînement de deux ans qu’ont suivi chacun des membres mais cette fois-ci, il nous en révèle un peu plus… et c’est complétement dingue. Je pense que tout va tourner autour du fluide et de nouveaux pouvoirs dévastateurs. Fini les petites frappes !

   L’intrigue de ce récit est aussi truffé de flashback et d’anecdotes intéressantes en tout genre. J’ai notamment adoré celle avec Chinjao et le fameux poing de Garp, un moment très drôle offrant quelques révélations sur l’univers de One Piece.
Côté humour, l’auteur ne démord pas et continue de proposer des gags ultra fun dès que l’occasion se présente. On peut remercier Usopp, qui ne s’arrange pas xD Il pousse le délire loin -comme d’habitude- autour de l’histoire de Norland et c’est un vrai plaisir que de le voir en action. Finalement, ce qui aura surtout manqué à ce tome est plus de pages, afin de développer des intrigues qui semblent géniales.

SAMSUNG    En conclusion, ce soixante-douzième de One Piece est un agréable divertissement. Comme toujours, je n’ai pas vu le temps défiler au cours de ma lecture et j’étais surpris de voir les dernières pages pointaient le bout de leur nez. Poursuivant son aventure aux quatre coins de l’île de Dressrosa, l’équipage du chapeau de paille continue de faire rire et de séduire à défaut d’apporter de vraies révélations sur son univers. Difficile de se contenter de si peu, en particulier lorsque les intrigues ont le potentiel d’apporter tellement plus. Un regret pesant, difficilement balayé par la promesse d’une suite meilleure… que je meurs d’impatience de découvrir !

Ma note : 14,5/20

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Book Tag : Questionnaire livresque de A à Z

alphabetVoici un tag que je rencontre sur pas mal de blogs ces derniers temps… et c’est compréhensible : les questions sont vraiment sympathiques ! J’avais donc envie de vous proposer ma version des évènements 🙂

#A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres

D’un côté on a un auteur de manga qui avec une seule série cumule 72 tomes… parus en France ! De l’autre, un auteur de polar super connu que je lis moins actuellement (quelques déceptions parmi mes dernières lectures, notamment Promets-moi…) mais dont j’ai dévoré suffisamment de livres pour le placer dans ce top 🙂

Harlan cobeneiichiro oda

 

 

 

 

 

 

#B pour « Best » – La meilleure « suite » de série

Incontestablement, pour moi, l’une des meilleures suites que j’ai pu lire est le troisième tome du Trône de Fer. Magistral, tout simplement !

le trône de fer intégrale 3 #C pour « Current » – Lecture en cours

20th-century-boys-deluxe-2-panini#D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures

évianDe l’eau, oui. Comprenez moi, toutes ces suées froides, ces émotions que nous offrent les auteurs… Ça me déshydrate 😦

#E pour « Ebook »  – Ebooks ou romans papiers

Papiers clairement. À ce jour, je ne suis toujours pas convaincu par l’intérêt d’une liseuse. Créer un support pour un loisir qui à la base se consomme sans support ? Drôle d’idée !

#F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sorti au lycée

Hum, j’aimerais répondre quelque chose mais non, je ne vois pas. Je ne crois pas avoir déjà eu un « crush » de ce genre dans un livre.

#G pour « Glad » – Un roman auquel tu es content d’avoir donné une chance

Il y a évidemment plein de livres pour lesquels je suis heureux d’avoir donné une chance, de « m’être forcé » à découvrir leur univers. Je vais vous parler de deux livres en particulier.
Le premier, étonnamment, n’est autre que Harry Potter. Mon meilleur ami d’enfance adorait la saga et le quatrième tome allait bientôt sortir. Il en parlait avec tant d’admiration, mais j’étais formel, ces histoires de sorcellerie ne m’intéressaient pas et je me passionnais davantage pour le manga. Pourtant, si jeune, il a su me sortir l’argument irréfutable qui m’a poussé à découvrir ce cher Harry : « Comment peux-tu savoir que tu n’aimes pas alors que tu ne l’as même pas lu ? Tu devrais essayer ! ». Je ne l’ai jamais regretté.

harry potter livresMon second exemple concerne la découverte du polar. Je souhaitais découvrir de nouveaux genres littéraires, me plonger davantage dans les romans. Ma mère, éternelle bibliovore m’a donc recommandé du polar et m’a offert La nuit du renard de Mary Higgins Clark pour commencer. Un dangereux délice.

#H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché

Une fois n’est pas coutume, je choisis deux titres pour répondre à cette question. Cela dit, il y a un manga : Ayako de Osamu Tezuka. Très peu connu en France, ce manga plutôt court (trois tomes) est l’un des plus poignants que j’ai pu lire. Il conte la vie dramatique d’une riche famille japonaise dont le destin change fortement après la seconde Guerre Mondiale, et plus particulièrement la vie de la petite Ayako, fille non désirée qui va vivre un véritable calvaire.
Concernant le roman, je considère l’Assassin Royal comme un joyau caché. Vous me répondrez que pourtant ce livre est loin d’être inconnu, ce qui est juste. Pourtant, je trouve qu’au vu de sa qualité, il est vraiment dommage que son succès soit cantonné au cercle d’initiés à la fantasy alors qu’à mon sens, l’Assassin Royal mériterait d’être lu et apprécié du très grand public. assassin royal tome 1#I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lecteur

La sortie du septième tome de Harry Potter, les reliques de la mort. Tellement d’impatience, d’attente, d’appréhension…

harry potter les reliques de la mortLa création du blog est en soi un grand changement dans ma petite vie de lecteur !

#J pour « Juste »  – Le roman que tu viens juste de finir

Si on parle de roman, ce serait Contre toute attente de Linwood Barclay (je suis dans une phase manga actuellement !)

contre toute attente#K pour « Kind » – Le genre de roman que tu ne liras jamais

Les livres du type « harlequin ». Je ne suis tout simplement pas la cible. Il y a même plus de chances que je finisse par lire des livres politiques que ce genre de « chose ».

#L pour « Long »  – Le livre le plus long que tu aies jamais lu

Si l’on considère Dôme de Stephen King comme deux tomes bien distincts en France, je pense que cette qualification revient donc à Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, doté de 1232 pages dans son édition Quatro.

autant-en-emporte-le-vent  affiche du film#M pour « Major’ – Le livre qui t’as causé le plus gros « Book hangover »

Je n’ai pas de titres particuliers qui me viennent à l’esprit… Quand je suis soufflé par la fin d’un livre, je laisse le temps à mon esprit de s’y faire et j’enchaine sur un nouveau titre quelques jours après.

#N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèque que tu possèdes

Si je compte les deux bibliothèques restantes chez ma mère et les deux bibliothèques chez moi, on arrive à 4 ! Un joli chiffre, mais qui pourrait se révéler juste à l’avenir…

#O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois

Harry Potter évidemment ! J’ai relu tous les tomes à plusieurs reprises tant j’ai adoré, et je ne serai pas contre une nouvelle relecture… Sinon, au hasard : quelques tomes de la saga La communauté du sud, Nana, Love Hina, FullMetal Alchemist, Dragon Ball, Maison Ikkoku…

#P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire

Il me manque tant : mon ancien salon, avec son petit fauteuil et la fenêtre dans mon dos. Un vrai havre de paix que j’espère pouvoir me recréer un jour ❤

#Q pour « Quote » – Une citation d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou te fait ressentir plein d’émotions

« Je garde dans ma mémoire la tendre maladresse de cette nuit comme le bien le plus précieux de mon âme. » – L’Assassin Royal de Robin Hobb.

assassin royal tome 3 cover#R pour « Regret »  – Un regret de lecteur 

On peut interpréter cette question de bien des manières. Je regrette par exemple la gestion catastrophique de la parution littéraire du Trône de Fer chez nous. Je regrette l’horrible découpage des sagas que nous font subir certains éditeurs. Je regrette que de plus en plus éditeurs décident d’imprimer leurs livres dans les pays de l’Est, au détriment de notre beau pays… Je regrette que le grand public et la nouvelle génération voit la lecture comme une torture, un loisir d’asocial et une triste obligation de leur petite vie d’écolier… Je regrette de ne pas avoir suffisamment de temps pour lire, tout simplement !

#S pour « Série » – Une série que tu as commencé mais jamais finie

SI l’on part du côté des manga, je pourrais sûrement trouver plein de noms : entre Nana de Ai Yazawa dont l’auteure n’a jamais écrit la fin, ou X des Clamp qui a le même souci, ça commence fort. Sinon, j’ai la saga Les Bannis et les proscrits de côté depuis très longtemps maintenant !bannis et proscrits#T pour « Temps » – Trois de tes livres préférés de tout les temps

dome tome 1 coverfractures franck thillieznana8

 

 

 

 

#U pour « Unapologetic » – Quelque chose dont tu n’éprouves aucun remords d’être fan

La communauté du sud#V pour « Very  » – Un roman dont tu attends la sortie avec beaucoup d’impatience

 Il est en fait déjà sorti mais je souhaite obtenir une jolie dédicace de l’auteur… donc je patiente jusqu’à ce que nos emplois du temps concordent. Peut-être que demain sera ce jour !

angor#W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque

L’achat de nouveaux livres alors que ma PAL déborde et gonfle inexorablement.

#X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 27ème livre

malronce, autre monde tome 2#Y pour « Your » -Ton dernier livre acheté puzzle#Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenu éveillé bien trop tard la nuit)

Le premier qui me vient à l’esprit est ben sûr Harry  Potter… Cette saga me rendait tellement dingue que je faisais des nuits blanches pour pouvoir poursuivre ma lecture… Je finissais par me raisonner en voyant l’heure (7 heures du matin) et en m’imposant une pause bien méritée. Depuis je me suis bien sûr à nouveau couché tard pour terminer certains livres, notamment des thrillers, mais jamais autant.

Voilà tout pour mes réponses ! Je ne nomine personne mais si ce tag vous plaît et que vous avez un peu de temps devant vous, n’hésitez pas, il est plutôt sympa ! Je serais ravi de vous lire en tout cas 🙂

[Chronique] Contre toute attente de Linwood Barclay

contre toute attente

Fiche technique du livre
Auteur : Linwood Barclay
Genre : Polar
Année d’édition : 2012 (VF)
Edition : France Loisirs / J’ai Lu
Prix : 8€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 581 pages

Synopsis
En enquêtant sur la mort de sa femme, un père de famille lève le voile sur les secrets bien gardés d’une petite ville en apparence tranquille.

La femme de Glen Garber vient de mourir dans un accident de voiture. Selon la police, Sheila était ivre morte. Pour son mari, c’est impossible : Sheila ne buvait pas. Alors, que s’est-il vraiment passé ?
Bientôt, un nouveau drame frappe de plein fouet une autre famille du quartier. Hasard ou coïncidence ? Que se passe-t-il dans cette banlieue si paisible ? Sheila s’est-elle embarquée dans un jeu dangereux ? Glen va tout faire pour le savoir, pour sa femme, mais aussi pour leur fille Kelly, huit ans.
Mais à vouloir découvrir ce qui se trame derrière les portes closes, il va vite devenir gênant …

Mon avis
Voilà un polar qui traînait depuis quelques temps dans ma PAL ! Second livre que je découvre de l’auteur après Les voisins d’à côté, confirme-t-il son potentiel ?

   Tout d’abord, il convient de bien placer les choses dans leur contexte. Clairement, Contre toute attente est un polar, se rapprochant bien plus de l’enquête policière et du roman que du thriller. Ne cherchez pas le grand frisson ou le gore ici, vous ne le trouverez pas. Cela ne signifie pas pour autant que le récit est dénué de qualités, elles sont juste situées ailleurs.

   Le cœur de l’intrigue réside dans l’accident de voiture qui a causé la mort de Sheila, la femme de Glen Garber, le héros de ce livre. Juste avant, on nous présentait Sheila et Glen comme un couple où tout semblait rouler, malgré quelques petits problèmes par ci par là, et quelques pages plus tard, elle est retrouvée ivre, à contresens, sur l’autoroute. En plus de causer sa mort, son accident entraîne la mort de deux innocents de Milford, ville où se situe l’action. Qu’a-t-il donc bien pu se passer ? Pourquoi Sheila, qui n’a jamais été alcoolique, se retrouve à commettre quelque chose de ce genre ? Glen se sent abandonné et en colère, frustré de ne pas reconnaître en cet acte la femme qui a partagé sa vie pendant autant d’années. Peu de temps après, un second drame survient, différent cette fois… Et le doute s’installe.

   Au fur et à mesure de l’avancée dans l’intrigue, l’auteur prend le soin de développer l’environnement de Sheila, de Glen et de la ville de Milford. On réalise vite que Glen ne connaît pas si bien ses fréquentations… Les personnages imaginés par l’auteur sont nombreux et surtout intéressants. Bien distincts des uns des autres, ils sont suffisamment approfondis pour qu’on ait le sentiment de les connaître à la fin du récit et ont tous une personnalité unique et accrocheuse. Autre élément que j’ai apprécié : ils ont tous un rôle et une utilité bien précise lors du récit. Je n’ai pas eu le sentiment d’un quelconque remplissage, et c’est vraiment rare dans ce genre de lecture. De plus, le héros est à mon sens parfait pour l’intrigue. Il possède quelques défauts certes, mais aussi pas mal de qualités. Il est ordinaire sans pour autant être creux. La plupart de ses actions et réactions (sa volonté d’en apprendre plus, ses moments d’impulsivité) sont sensées et crédibles, ce qui en fait un personnage agréable à suivre et attachant. C’est donc du tout bon de ce côté là.

   Le rythme est plutôt bien mené, les évènements s’enchaînent et les rebondissements sont omniprésents. De la première à la dernière page, je n’ai jamais vraiment eu le temps de m’ennuyer, trop occupé que j’étais à vouloir découvrir la suite et à établir de multiples théories et autres hypothèses sur les aboutissants de ce récit. Il faut dire que Linwood Barclay offre matière à débat. Entre les divers drames et magouilles de chaque personnage, la paranoïa s’immisce doucement dans nos esprits et j’ai fini par suspecter quasiment tout le monde ! Les affaires s’entrecroisent et l’envie de résoudre le mystère est dévorante. Malgré certains indices assez gros, j’ai tout de même été plutôt surpris par le dénouement final que j’ai apprécié. Dans l’ensemble, l’intrigue m’a beaucoup plu. J’ai apprécié cet angle d’approche où l’une des questions majeures est finalement : y a-t-il vraiment eu un crime ? Cela créé une perspective différente des autres polars et permet d’instiller un doute jusqu’au bout. Au final, il manque au titre juste deux, trois, évènements complètement dingues, capable de me retourner le cerveau, pour se différencier de la masse et me marquer pour lui offrir une place parmi les meilleurs titres que j’ai lu du genre.

    En conclusion, j’ai passé un agréable moment de lecture avec cette seconde découverte de Linwood Barclay. Sans temps mort, rempli de rebondissements, de mystères et de révélations bien trouvées, l’intrigue a su me happer dès les premières pages et amener moult réflexions et hypothèses quant au final et à la fameuse existence d’un coupable ou non. Peuplé de personnages intéressants et crédibles, dont un petit coup de cœur pour ce père de famille si attachant, j’ai pris beaucoup de plaisir à démêler les secrets liant les habitants de Milford. Dommage toutefois que, comme Les voisins d’à côté d’ailleurs, Linwood Barclay se contente de proposer du très efficace sans chercher à bousculer les codes où à réellement marquer le lecteur. Reste un bon moment de lecture, et c’est déjà pas mal.

Ma note : 16/20

In my mailbox (23) – Août / Septembre 2014

“In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Pour le recensement des liens, il faut désormais aller chez Lire ou mourir.”

Bonjour à tous ! Me voilà de retour dans ce 23ème article consacré à mes dernières réceptions livresques. Le blog ayant eu une activité grandement ralentie en Août et une légère reprise en Septembre, je vous propose un rattrapage de mes dernières « folies ». Soyez rassurés, je suis resté très, très sage.

SAMSUNGBeaucoup d’achats non prévus, au gré de mes envies, que je tiens à vous détailler :

  • 20th Century Boys, édition deluxe tome 2 de Naoki Urasawa. Second tome de ce manga seinen thriller (destiné aux adultes), je suis impatient d’en apprendre plus sur ce qui semble être un complot mondial. Mon avis sur le premier tome est disponible ici.
  • Les cité des anciens, tome 1 : dragons et serpents de Robin Hobb. J’imagine que le nom de l’auteur ne vous est pas inconnu si vous passez régulièrement sur ce blog. Robin Hobb, j’en suis fan, vraiment. Je n’avais pas prévu de commencer cette série pour le moment mais avec les achats obligatoires de France Loisirs, me voilà contenté ! ^^
  • Blood Song, tome 1 : la voix du sang de Anthony Ryan. Un ouvrage de fantasy vendu comme une des révélations parues en France cette année. Avouons que la quatrième de couverture donne tout de même très envie !
  • La Ligne verte de Stephen King. Trouvé dans une brocante en bas de mon ancienne rue à 1€… Ça ne se refuse pas, on est d’accord ? Il est vraiment temps que j’améliore mes connaissances dans la bibliographie du King. J’ai hâte de le démarrer.
  • Les Salauds Gentilshommes, tome 1 : les mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch. Autre saga de fantasy sorti il y a un peu plus longtemps chez nous mais bénéficiant d’une réputation bien établie, j’ai profité de la sortie du troisième tome, la République des voleurs, pour commencer son acquisition. J’ai hâte de la découvrir.
  • Le roi des sables de George R.R. Martin. Il s’agit d’un recueil de nouvelles de différents genres édité chez France Loisirs. Certaines ont su m’attirer et l’opportunité de lire des nouvelles, chose que je fais rarement, me plaît beaucoup.

Et vous, quelles sont vos dernières acquisitions ?

[Chronique] Le Siècle, tome 2 : L’hiver du monde de Ken Follett

hiver du monde

Fiche technique du livre
Auteur : Ken Follett
Genre : Historique
Année d’édition : 2012
Edition : Robert Laffont / France Loisirs
Prix : A partir de 11,20€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 997 pages

Synopsis
Entre 1933 et 1949, des salles de bal de Buffalo aux chambres du Parlement anglais, de la bataille de Normandie au terrible Blitz, L’Hiver du monde entraîne le lecteur dans le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale.

Dans La Chute des géants, cinq familles – américaine, russe, allemande, anglaise et galloise – se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe. À l’aube des grands bouleversements politiques, sociaux et économiques de la seconde moitié du XXe siècle, ce sont désormais leurs enfants qui ont rendez-vous avec l’Histoire.
Pouvant se lire indépendamment du premier tome, L’Hiver du monde raconte la vie de ces êtres au destin enchevêtré pour qui l’accession au pouvoir du IIIe Reich et les grands drames de la Seconde Guerre Mondiale changeront le cours de leur vie pour le meilleur comme pour le pire.

Carla von Ulrich, née à Berlin d’un père allemand et d’une mère anglaise, va subir de plein fouet les affres du nazisme jusqu’à ce que, décidée à reprendre sa vie en main, elle entre en résistance… Les frères américains Woody et Chuck Dewar, chacun portant un lourd secret, empruntent deux voies différentes au moment de l’entrée en guerre des États-Unis, l’un s’engageant dans la politique à Washington, l’autre combattant dans la jungle des îles du Pacifique… Lloyd Williams, brillant étudiant et très engagé politiquement, à l’instar de ses parents, se porte volontaire pour combattre les fascistes durant la guerre civile espagnole, au prix de certains de ses idéaux… Daisy Peshkov, belle et ambitieuse jeune fille, s’éprend du mauvais garçon, le suffisant et lâche Boy Fitzherbert, avant de prendre conscience que le véritable amour n’est ni intéressé ni prévisible… Quant à Volodia, le cousin de Daisy, espion pour les renseignements russes, il va peu à peu remettre en question les agissements de son gouvernement au point que ses actes affecteront non seulement cette guerre, mais également la Guerre froide à venir.

Mon avis
Démarré huit bons mois après l’excellent premier tome, La chute des géants, j’avais une hâte folle de découvrir le futur de ses protagonistes qui m’auront tant marqué.

   Au vu de la quatrième de couverture plus que copieuse que je vous propose ci-dessus, je ne vous ferai pas l’affront de revenir sur les tenants de ce second tome. Démarrant en 1933 en plein Berlin, on nous propose de revoir Lady Maud, maintenant Von Ulrich, Walter, ainsi que leurs deux enfants : Carla et Erik, alors âgés d’environ 12 ans.
Très vite, et de manière logique, on comprend que l’intrigue va davantage tourner autour des enfants de nos chers héros du premier tome. Même si j’ai eu une pointe d’amertume face à ce choix, j’ai finalement été rapidement emporté dans les intrigues de leurs fils, d’autant plus que pour mon plus grand bien, les parents ne restent jamais loin. Dès les premières pages, j’étais donc conquis de retrouver Maud, Walter et Ethel, plus âgés mais toujours si charmants. Une retrouvaille avec de vieux amis en somme.

   En comparaison au premier tome, j’ai tout de même trouvé que globalement le niveau était descendu d’un cran, la faute à plusieurs éléments.
Tout d’abord, peut-être qu’en traitant de la seconde Guerre Mondiale d’une manière aussi large et sur autant d’années, il était évident qu’on allait passer à côté de beaucoup d’éléments historiques importants, mais je pense que j’aurais préféré que Ken Follett se concentre plus sur certains pays dans ce cas, pour éviter de trop s’éparpiller. Car à la différence de La Chute des Géants qui offrait une très belle relecture de la Grande Guerre, avec peu d’oublis, L’Hiver du monde a tendance à être trop rapide sur certains évènements capitaux (invasion de la France notamment, la Résistance, la guerre sur les différents fronts, opération sous-marine des Allemands, le cas de l’Italie jamais abordé, etc.) pour ne traiter que quelques points précis en incluant au maximum les intrigues de ses personnages. Là où le premier utilisait intelligemment ses personnages, en particulier pour proposer un point de vue différent mais crédible sur les situations historiques, ici j’ai eu le sentiment que l’Histoire n’était souvent qu’un prétexte pour mettre en avant les fameuses relations amoureuses de chaque protagoniste.

   De la même façon, peut-être était-ce parce que j’ai lu le premier tome et que je connais un peu le fonctionnement de l’auteur, j’ai souvent compris à l’avance ce qui allait se passer et c’était souvent bien trop prévisible. On n’échappe pas non plus à des situations et des rencontres absolument improbables (entre Boy, Daisy et Lloyd c’est quand même fort !). Néanmoins, je me dois d’apporter quelques nuances à mes propos car j’ai eu de gros coups de cœurs sur certains personnages, notamment Carla von Ulrich. Tout comme Maud, sa mère, Carla est un personnage fascinant. Si l’on passe outre ses amourettes, tout le reste la concernant m’a plus ou moins laissé bouche bée et que dire de sa conclusion, pour le coup surprenante et poignante. Ce que je ne peux pas affirmer pour tout le monde, malgré toute la sympathique qu’ils peuvent m’inspirer. Oui mes chers Lloyd et Ethel Williams, je pense à vous !

   Toutefois, Ken Follett reste un bon conteur et sait nous entraîner aisément dans cet énorme pavé. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la seconde Guerre Mondiale sous d’autres facettes, notamment le point de vue allemand, à mon sens le plus réussi. Je ne connaissais pas le rôle des anti-nazis et le travail d’espionnage qu’ils ont pu fournir, tout comme le fin mot sur l’Aktion T4. Autant de précisions qui permettent au livre de se démarquer à mon sens de la masse.
De même, la plume de l’auteur fait des merveilles lors des descriptions et L’Hiver du monde propose lui aussi son lot de scènes incroyablement touchantes ou / et poignantes. Pour être honnête, c’est rare qu’un livre m’émeut, mais ici ce fut le cas à plusieurs reprises. Cerise sur le gâteau : certains problèmes de rythmes qui m’avait un peu gêné dans La Chute des géants ont été gommé, rendant la lecture plus fluide.

   En conclusion, j’ai passé un agréable moment de lecture avec L’hiver du monde. Sans atteindre la qualité du premier, la faute principalement aux intrigues des personnages trop prévisibles et moins bonnes que précédemment, j’ai tout de même été vivement happé par l’histoire… et l’Histoire ! M’apportant une vision différente des évènements de la seconde Guerre Mondiale et des précisions historiques bienvenues, l’auteur sait aussi séduire par sa plume et la multitude d’émotions fortes qu’il m’a fait vivre, en particulier chez les von Ulrich. Une pointe d’amertume donc, mais qui ne m’empêchera pas d’acquérir le troisième et dernier tome au plus vite, en espérant y retrouver l’excellence de La chute des géants.

Ma note : 15/20