[Chronique] Niceville de Carsten Stroud

niceville

Fiche technique du livre
Auteur : Carsten Stroud
Genre : Thriller / Fantastique
Année d’édition : 2013 (VF) / 2012 (VO)
Edition : Éditions points
Prix : A partir de 8€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 525 pages

Synopsis
Niceville, tout droit sortie de la tradition du Southern Gothic, incarne le Sud, avec ses propriétés somptueuses, ses chênes festonnés de mousse espagnole et sa moiteur soporifique. Le seul problème, c’est que le Mal y vit beaucoup plus longtemps que les hommes. Plusieurs disparitions inexpliquées entachent la réputation du lieu, et celle du jeune Rainey Teague, littéralement volatilisé en plein jour devant la vitrine d’un antiquaire de la rue principale, vous donne la chair de poule.
A Niceville, il y a aussi des flics peu scrupuleux, des as de la gâchette qui dérobent des banques et descendent leurs collègues au fusil à lunette… Quand Nick Kavanaugh, policier hanté par son expérience de combat en Irak, et son épouse Kate, élégante avocate issue d’une des vieilles familles de la ville, décident de tirer tout cela au clair, ils n’imaginent pas dans quel enfer ils ont mis le pied.

Mon avis
En voilà une lecture intrigante. Sortant de mes auteurs fétiches, j’ai eu l’opportunité de découvrir Carsten Stroud dans le cadre de la sélection du meilleur Polar de 2014 des Éditions Points.

   Tout d’abord, vous remarquerez peut-être que le synopsis que je vous propose un peu plus haut ne correspond pas à la quatrième de couverture, mais au résumé du livre proposé par Livraddict. Des différences qui ont leurs importances. En effet, la quatrième de couverture vend le livre principalement comme étant du fantastique, ce qui est faux. Niceville possède quelques intrigues tournant autour du fantastique, et son univers en est légèrement teinté, mais le reste se situe bien dans le thriller, au style rappelant énormément Stephen King.
L’intrigue démarre par un prologue tournant autour de la mystérieuse disparition d’un jeune garçon, Rainey Teague, alors qu’il revenait tranquillement de l’école, de sa manière la plus habituelle possible. Rapidement, les enquêteurs, dont Nick Kavanaugh, inspecteur et vétérans des forces spéciales au passé plutôt lourd, découvrent que quelque chose est étrange, sans pouvoir réellement comprendre quoi. Où est donc passé Rainey Teague ? Ou se situe le mystère de sa disparition ? Quelques temps plus tard, changement absolu d’ambiance lorsque est commis le casse d’une banque par trois gars, tous différents mais tout autant cinglés. L’enquête est à peine commencé quand survient de nouveaux évènements à Niceville. Une chose est sûre : le calme n’y règne pas.

   Proposant une narration à la troisième personne, l’auteur nous propose de découvrir le point de vue d’un personnage précis par chapitre, ce qui permet en réalité de passer d’un fou à un autre avec une certaine aisance. Qu’on ne s’y trompe pas, le vrai héros ici, c’est la ville, pleine de mystères et véritable théâtre de l’inattendu. Les intrigues se multiplient et s’emmêlent aux quatre coins de Niceville et des rebondissements, souvent biens trouvés, font régulièrement leur apparition. Espionnage industriel, braquage énorme, histoires familiales, vengeance, évènements surnaturels, tout y est ! Les situations cocasses s’enchaînent, le tout porté par des dialogues et des descriptions mordantes. De même, le ton léger et amusant m’a immergé aisément dans le récit, la plume est fluide et les pages se parcourent facilement. Du tout bon de ce côté là.

   Je me suis aussi rapidement attaché aux personnages… C’est qu’ils ont du charme si on oublie le côté psychopathe ! Pour vous citer un exemple plus concret, j’ai eu l’impression de retrouver du Dôme de Stephen King. Que ce soit dans la narration, le style d’écriture ou même la manière d’enchaîner les situations les plus folles, j’ai eu le sentiment que l’auteur puisait son inspiration chez le King. Cela dit, ça n’a pas été un défaut pour moi car j’ai beaucoup apprécié ces aspects, qui donnent à Niceville du caractère et une certaine identité.

« J’ai pas l’intention d’aller raconter à qui que ce soit que mon coéquipier s’est fait mordre à la fesse par une greluche pas plus grosse qu’une perruche, si c’est ce qui t’inquiète. »

   Et heureusement, que Niceville bénéficie d’un certain cachet, car il en faut pour faire oublier cette pseudo-fin. En effet, autant prévenir, la déception peut vous guetter, en particulier lorsque vous attendez une fin digne de ce nom et que vous découvrez qu’il ne s’agit là que de la fin d’un épisode. Car ce que l’on ne sait pas au départ, c’est que Niceville est le premier tome d’une saga pensée comme une trilogie. Toutefois, globalement, chaque personnage et intrigue disposent tout de même d’une conclusion, clôturant les nombreux évènements ayant eu cours mais plusieurs éléments très importants restent sans réponse et le tout se termine par un énorme cliffhanger. Par chance, l’éditeur sait rassurer en offrant directement à la suite les premières pages de Retour à Niceville. Difficile de résister à la tentation, en particulier quand j’ai réalisé que cela reprenait exactement là où les choses s’étaient terminées…

   En conclusion, j’ai passé un agréable moment de lecture avec Niceville. Qu’il s’agisse de son étrange intrigue, plutôt folle et remplie de surprises, que du style d’écriture irrésistible de Carsen Stroud, voilà un roman qui ne manque pas d’atouts. A condition de savoir à quoi s’en tenir. N’attendez pas un pur roman fantastique, vous n’en trouverez que trop peu. Ne pensez pas dévorer un thriller policier haletant, le récit n’est clairement pas construit comme tel. Voyez-y plutôt une invitation à découvrir un OVNI distrayant aux influences diverses, un cocktail explosif où un braquage côtoie l’espionnage industriel et le surnaturel, une première pierre à une trilogie qui a clairement suffisamment de potentiel pour faire partie de ces belles découvertes et se démarquer.

Ma note : 15/20

In my mailbox (23) – Août / Septembre 2014

“In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Pour le recensement des liens, il faut désormais aller chez Lire ou mourir.”

Bonjour à tous ! Me voilà de retour dans ce 23ème article consacré à mes dernières réceptions livresques. Le blog ayant eu une activité grandement ralentie en Août et une légère reprise en Septembre, je vous propose un rattrapage de mes dernières « folies ». Soyez rassurés, je suis resté très, très sage.

SAMSUNGBeaucoup d’achats non prévus, au gré de mes envies, que je tiens à vous détailler :

  • 20th Century Boys, édition deluxe tome 2 de Naoki Urasawa. Second tome de ce manga seinen thriller (destiné aux adultes), je suis impatient d’en apprendre plus sur ce qui semble être un complot mondial. Mon avis sur le premier tome est disponible ici.
  • Les cité des anciens, tome 1 : dragons et serpents de Robin Hobb. J’imagine que le nom de l’auteur ne vous est pas inconnu si vous passez régulièrement sur ce blog. Robin Hobb, j’en suis fan, vraiment. Je n’avais pas prévu de commencer cette série pour le moment mais avec les achats obligatoires de France Loisirs, me voilà contenté ! ^^
  • Blood Song, tome 1 : la voix du sang de Anthony Ryan. Un ouvrage de fantasy vendu comme une des révélations parues en France cette année. Avouons que la quatrième de couverture donne tout de même très envie !
  • La Ligne verte de Stephen King. Trouvé dans une brocante en bas de mon ancienne rue à 1€… Ça ne se refuse pas, on est d’accord ? Il est vraiment temps que j’améliore mes connaissances dans la bibliographie du King. J’ai hâte de le démarrer.
  • Les Salauds Gentilshommes, tome 1 : les mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch. Autre saga de fantasy sorti il y a un peu plus longtemps chez nous mais bénéficiant d’une réputation bien établie, j’ai profité de la sortie du troisième tome, la République des voleurs, pour commencer son acquisition. J’ai hâte de la découvrir.
  • Le roi des sables de George R.R. Martin. Il s’agit d’un recueil de nouvelles de différents genres édité chez France Loisirs. Certaines ont su m’attirer et l’opportunité de lire des nouvelles, chose que je fais rarement, me plaît beaucoup.

Et vous, quelles sont vos dernières acquisitions ?

In my mailbox (19) – Avril 2014

“In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Pour le recensement des liens, il faut désormais aller chez Lire ou mourir.”

Je continue mon rythme mensuel avec un tout petit In my mailbox. Ce n’est pas l’envie qui manquait ce mois-ci, loin de là, mais plutôt la prise de décision. Il y a tellement de lectures qui me font envie que je ne sais plus où donner de la tête ! Qu’à cela ne tienne, le mois qui arrive promet d’être bien moins sage

SAMSUNGQuelques mots sur ces acquisitions :

  • Autre-monde, tome 4 : Entropia de Maxime Chattam. Après avoir constitué une excellente surprise avec ses deux premiers tomes, j’avais été déçu par le troisième tome, pourtant annoncé comme le meilleur par beaucoup. Avec le recul mon avis est resté le même, mais l’envie d’en savoir plus sur l’univers, les héros et l’histoire m’ont convaincu de découvrir la suite prochainement.
  • Histoire de Lisey de Stephen King. J’aime cet auteur. J’aime ses histoires, sa folie, ce qu’il est capable d’inventer. Jusqu’à une certaine limite. Je vous l’avoue, je suis plutôt trouillard… impossible donc pour moi de me lancer dans la lecture de certains de ses titres tant je crains avoir peur (et la peur dans un livre est bien plus effrayante qu’à la télévision, croyez-moi). Histoire de Lisey semble s’éloigner de ses genres de prédilections et sa quatrième de couverture m’attirait depuis un moment : Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. A la mort de Scott, désemparée, Lisey s’immerge dans les papiers qu’il a laissés, s’enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres…
  • One Piece, tome 70 : Domaflingo sort de l’ombre de Oda Eiichiro. Un manga déjà bouclé et chroniqué à cet endroit sur le blog. J’ai beaucoup apprécié ma lecture, comme d’habitude, mais j’ai tout de même été frustré de ne pas en apprendre davantage, même si le personnage de Domaflingo m’intrigue énormément.
  • La marque du tueur de Chris Carter. Un thriller que l’on m’a longtemps recommandé et qui est arrivé chez moi un peu par hasard… un doublon de bibliothèque d’une amie devenu un cadeau. La quatrième de couverture indique un livre très sombre et je n’ai pas la tête à trop de ténèbres ces temps-ci… : Dans les bois de L.A., une jeune femme est retrouvée sauvagement assassinée. Sans visage. Sa peau a été arrachée alors qu’elle était encore en vie. Taillée sur sa nuque, une marque que le détective Rob Hunter ne connaît que trop bien : un double crucifix…
    Et pourtant, Hunter croyait avoir arrêté le Tueur au crucifix deux ans plus tôt. S’agit-il d’un imitateur ? Mais comment celui-ci aurait-il eu accès à ce détail de l’enquête jamais rendu public ? Ou alors il faut admettre le pire : le vrai coupable court toujours.
    C’est le début d’une traque de tous les dangers qui va conduire Hunter des clubs branchés du Strip Boulevard aux planques isolées du Griffith Park en passant par les villas de Malibu et les bas-fonds de Pasadena.
    Les rouages d’une implacable machine à suspense sont en marche dans ce thriller au rythme effréné qui nous plonge au cœur de la jungle urbaine de la Cité des Anges.

Avec mes lectures de ce mois, j’en suis à PAL + 0 (oui il y a beaucoup de chroniques en retard… !)

Et vous, auriez-vous craqué pour ces titres ?

[Chronique] Dôme, tome 2 de Stephen King

dome tome 2 cover

Fiche technique du livre
Auteur : Stephen King
Genre : Fantastique / Horreur / SF
Année d’édition : 2011 (VF) / 2009 (VO)
Edition : Le livre de poche / Albin Michel
Prix : 8,90 euros
Langue : Française
Nombre de pages : 744 pages

Synopsis
Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort.

A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible.

Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient.

Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe.

Mon avis

A peine la dernière page du premier tome lue que ma décision était prise : je me devais d’obtenir ce second tome juste après ma journée de travail ! Chose faite.

   Je me dois de rappeler dans un premier temps que ce second tome de Dôme n’en est pas réellement un. Pour des raisons financières, l’éditeur français Albin Michel a décidé de découper ce qui est en réalité un stand-alone. Une fois cette information en tête, on n’est pas étonné de constater que le second tome reprend exactement là où s’est terminé le premier et que la construction du récit, par gros chapitre telle une série télévisée, est conservée. Je ne spoilerai aucun des éléments de l’intrigue de ce tome car il est important que vous conserviez toute la surprise à la lecture. Toutefois, sachez qu’il y a énormément de rebondissements, toujours aussi inattendus et spectaculaires. Plus nombreux que dans sa première partie, certains passages sont absolument incroyables et prenant tant ils sont énormes ! On sombre dans l’horreur, la folie la plus pure, bref une vraie catastrophe. Quant à l’avant dernière partie, elle est juste magistrale ! Soyez prêts.

   Si le premier tome pouvait déjà surprendre par certaines scènes hallucinantes, autant avouer qu’à côté de ce second ouvrage, il fait finalement pâle figure. Ici la décadence et la montée en force des événements est reine et ce qui était auparavant choquant devient à présent complètement horrible. Les descriptions restent toujours autant incroyables de précision et plus on avance et plus je me suis senti concerné par le sort des habitants de cette petite commune, qui a vécu le temps de la lecture dans mon esprit. Tout était présent.

   Un autre point fort de ce second tome est le rythme, effréné. On ne s’ennuie jamais tant les gros rebondissements s’enchaînent. Hypnotique. Fou. Le dôme sait intriguer du début à la fin. Je mourrais d’envie d’en savoir plus. Lorsque le premier tome s’attardait davantage sur les descriptions de ses personnages, sur certaines joutes verbales ou l’histoire de Chester’s Mill, le second tome se démarque par sa volonté de faire avancer à grands pas le récit. Une vitesse presque déroutante par endroits ! Pour vous prouver le caractère complètement addictif qu’a eu le second tome sur moi, voici un fait intéressant. Tout en travaillant, en m’occupant de ma petite vie et m’offrant quelques sorties, j’ai quand même réussi à boucler les 744 pages en… trois jours et demi. Autant vous dire que j’ai bien peu dormi, mais il m’était impossible de fermer le livre une fois le nez mis dedans !

   Pour répondre aux questions concernant la narration adoptée par Monsieur King, je dois admettre que, je n’ai eu aucun problème avec ce style d’écriture. C’est même un des points que je retiens le plus, cette facilité à enchaîner des lignes de description courtes, cruelles, poignantes, mesquines et pourtant si appréciables… De même, les personnalités de chacun étant bien définies dès le début, tout comme l’apparence physique, je n’ai eu aucun mal à me repérer parmi la population de Chester’s Mill et à me focaliser sur les évènements.

   Un point que j’ai adoré dans ce tome est la mise en avant des personnages secondaires. Ces derniers viennent même à prendre autant de place que le héros, Barbie, et c’est vraiment une bonne chose tant ils sont intéressants, et Barbie quelque peu limité dans son background. Mes petits favoris après lecture sont donc Rusty, qui m’a impressionné par son courage, et Julia Shumway. Bien que dans l’ensemble, ils gagnent tous en profondeur, je dois tout de même reconnaître qu’ils n’en deviennent pas inoubliables (sauf un). Je dirais qu’ils sont parfaits dans le rôle qui leur est attribué. Aussi, je pense que le style du livre ne se prête pas à un trop grand développement des personnages. Comme je vous l’indiquais, bien entendu, je ne peux pas écarter si facilement Big Jim Rennie -il m’en voudrait !-. Ce protagoniste est tellement méchant et cruel qu’il en devient attachant et drôle. Sa folie n’a aucune limite si bien qu’on en vient à attendre (im)patiemment quel va être son prochain délire ou même sa future réplique cinglante. Un grand malade que j’adore, du genre à me marquer au fer rouge et à figurer dans mes méchants favoris pour les années à venir.

   Le thème développé fait de Dôme un livre qui vous fait réfléchir sur le vrai comportement des êtres humains. Celui que vous ne soupçonnez pas être en vous et qui peut ressortir lorsque vous êtes mis à mal. Clairement, et même si parfois c’est un peu trop manichéen, Stephen King offre une analyse intéressante sur la descente vers la folie, sur les réactions que notre cerveau peut déclencher lorsqu’il ne se sent plus en sécurité. Un tableau parfois stéréotypé mais si proche de la vérité.

   Reste une fin qui divisera à coup sûr. Pas assez complexe, trop courte, insatisfaisante par certains aspects voire manquant de croustillant ou de courage après nous en avoir fait voir de toutes les couleurs, on s’accordera tous pour admettre que la conclusion aurait pu être mieux. Sur moi, elle aura provoqué une pointe de frustration et une légère déception, peut-être parce qu’inconsciemment j’avais décidé d’être indulgent à ce moment là. D’autres jugeront la chute bien plus sévèrement.

   En conclusion, Dôme est clairement l’un de mes livres de l’année 2013. Quelle puissance dans ces deux tomes ! Bien sûr, je ne peux que reconnaître que la fin est un peu maladroite à mon goût, et qu’en plus d’être abrupte, elle ne m’est pas apparue totalement claire. Mais qu’importe cette légère déception quand le reste est de très, très haute volée. Encore plus prenant que la première partie en faisant la part belle à l’action, l’horreur et aux rebondissements, les pages défilent finalement à toute allure dans un unique but : vous rendre accroc et vous angoisser par tant de folie. Sincèrement, je ne peux que vous recommander cette lecture coup de cœur, au style et à l’histoire qui ne vous laisseront pas indemne.

Ma note : 18/20

Bilan des lectures de 2013

Changement d’année oblige, je suis obligé de vous proposer un bilan de mes lectures de l’année ! C’est selon moi une excellente manière de mettre une fois de plus certains coups de cœur en avant, de m’exprimer avec davantage de recul sur mon ressenti global et ce que je retiens finalement de ce que j’ai pu lire. Comme j’aime plusieurs genres différents, je vous propose une présentation un poil plus originale !

L’auteur fantaisiste de l’année 2013

robin hobbIl s’agit de Robin Hobb évidemment ! Ceux qui suivent le blog ne seront guère étonnés, elle est d’ailleurs l’auteur la plus chroniquée sur Pouvoir des mots avec 7 chroniques consacrés à ses ouvrages. Robin Hobb, c’est plus qu’une simple révélation fantaisiste. Grâce à la fin du premier cycle de l’Assassin Royal, elle avait su me conquérir. Mais son talent a su faire mouche à nouveau avec la courte mais sympathique nouvelle Retour au pays et achever de me rendre fan avec les trois premiers tomes de la saga Les Aventuriers de la mer. Une écriture superbe, des personnages incroyablement vrais, attachants, des univers simples au premier abord mais détaillés et aux mystères infinis, le tout associé à des intrigues poignantes… C’est un réel bonheur de se plonger dans ses livres car je suis assuré d’être emporté très loin par la magie de ses récits. Je ne peux que vous recommander de découvrir l’auteure.

l-assassin-royal tome-6--la-reine-solitaire coveraventuriers de la mer tome 2

 

L’auteur de thriller / polar de l’année

franck thilliezFranck Thilliez est aussi ma plus grande découverte cette année ! Habitué aux auteurs américains (Harlan Coben, Mary Higgins Clark, Chris Mooney ou encore Val McDermid), j’ai cette année décider de donner ma chance aux Français, en particulier à Monsieur Thilliez après avoir lu tant de recommandations de la part des blogueurs. Ma réaction à présent est : mais pourquoi ne l’ai-je pas découvert plus tôt ? C’est simple, il est la preuve vivante que les Français peuvent faire aussi bien voir mieux que leurs homologues américains ! Intrigue sombre, parfois macabre, truffé de rebondissements et très documenté, où la science et la psychologie jouent un rôle prépondérant sont les éléments du cocktail qu’il adore nous servir. Extrêmement accrocheur voir hypnotisant, il amène le thriller au niveau supérieur grâce à des thématiques fouillés, flippantes, crédibles et d’actualité. Je n’en ressors jamais indemne.

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L’auteur de manga (mangaka) de l’année

eiichiro oda« Sans surprise » et pour la seconde année de suite, cette place est remportée par Eiichiro Oda, l’auteur d’un des manga les plus longs du moment : One Piece ! Cet auteur me fascine, car là où bien des livres atteignent leurs pic en terme de qualité assez rapidement, lui continue de se surpasser et de proposer des trucs hallucinants. Beaucoup vous diront que le cycle autour de Barbe Blanche et de Ace est le meilleur moment du manga… soit vers le tome 55 ! Après 68 tomes, je continue de me passionner à fond pour les aventures de l’équipage du Chapeau de paille et cet univers infini, loufoque et plein de mystères. Et chose rare, je suis sûr de pouvoir adorer chaque nouvelle parution. Une référence.

ONE PIECE T66 vers le soleilone piece tome 68

 

Dans d’autres genres, je recommande aussi…

la liste de mes enviesUn livre très court, se lisant très rapidement mais Oh combien poignant ! Impossible de ne pas être remuer par cette histoire simple mais qui représente tellement bien la vie telle qu’elle est de nos jours. Sincère, dérangeante car criant de vérité, La liste de mes envies de Grégoire Delacourt fait partie de ces livres qui me font adorer la littérature contemporaine et que je ne peux que recommander chaudement.

dome tome 1 coverDans le genre fantastique teinté d’horreur, Dôme de Stephen King fait très fort. Ou comment l’apparition mystérieuse et instantanée d’une étrange barrière va couper une petite bourgade des États-Unis du reste du monde. Et conduire à commettre les choses les plus folles. Ce qui est fort avec Dôme, c’est que lorsque l’on croit avoir atteint le fond, il y a encore pire à venir derrière ! Incroyablement addictif, fou, cru et cruel, ce récit a exercé en moi une dérangeante fascination et m’a énormément plu. Un joli coup de cœur et une belle expérience littéraire que je vous recommande.

J’en attendais plus…

Autre monde tome 3Je sais que beaucoup me jetteront des pierres pour avoir placé Le Cœur de la Terre de Maxime Chattam dans cette liste, mais voilà, je dois être honnête. Plus le temps passe et plus la déception causée par la fin de ce premier cycle s’amplifie. J’attendais tellement de cette série qui m’a offert deux premiers tomes coups de cœur que je ne peux pas me contenter de l’abominable conclusion offerte par ce tome. Pourtant, dans sa globalité, Le,Cœur de la Terre est loin d’être mauvais, mais il y avait possibilité de faire tellement mieux que c’est un réel gâchis à mon sens.

Les_Menteuses_Tome_4Révélations est le quatrième de la saga Les Menteuses de Sara Shepard, alias Pretty Little Liars pour les TV-vores. Et si vous ne trouvez toujours pas la chronique sur le blog, c’est normal, je n’ai toujours pas réussi à exprimer l’ensemble de ma déception ! Je ne sais pas si j’ai frôlé l’overdose en lisant les quatre premiers tomes de suite mais Révélations m’a plutôt dégouté de la série. Une construction de récit trop lassante, des défauts de plus en plus apparents, l’aspect chick-lit parfois rebutant et une histoire peu inspirée ont eu raison de moi. Lire la suite n’est clairement pas à l’ordre du jour.

Votre top !

Je souhaite profiter de ce bilan des lectures de 2013 pour vous remercier à nouveau de me lire et je vous propose de découvrir le top 5 des chroniques que vous avez le plus consulté cette année 🙂

5) Retour au pays : prélude à L’assassin royal et aux Aventuriers de la mer de Robin Hobb

retour-pays-robin-hobb4) Pretty Little Liars / Les menteuses, tome 2 : Secrets

les menteuses tome 2

3) Sans un adieu de Harlan Coben

2) One Piece, tome 66 : vers le soleil de Eiichiro Oda

ONE PIECE T66 vers le soleil

1) Pretty Little Liars / Les Menteuses, tome 1 : confidences de Sara Shepard

les menteuses tome 1

Evidemment, les chroniques les plus anciennes ont plus de chances d’apparaître dans ce top mais je reste surpris de la variété qui le compose : on a du chick-lit (en force !), du shonen pur, un thriller et une nouvelle fantaisiste. Je suis ravi de voir que chacun réussisse à trouver un peu d’intérêt dans mes différentes lectures. A noter que le tome 65 de One Piece et le premier tome de Autre-Monde de Maxime Chattam rate de peu ce top. Au rang des déceptions, je constate que Billy Bat de Naoki Urasawa n’est vraiment pas une série qui vous a intéressé cette année. Cela m’attriste beaucoup car même si son concept peut vous paraître flou au premier abord, c’est une série avec laquelle je passe d’excellents moments. Peut-être lui donnerez-vous plus sa chance en 2014 ? 😉