[Chronique] One Piece, tome 72 : les oubliés de Dressrosa de Eiichiro Oda

one piece tome 72

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga shonen
Année d’édition : 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,95€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
Comment Law va-t-il réagir face au piège retors que leur a tendu Doflamingo ?! Que va-t-il arriver à Usopp et Robin, prisonniers de la tribu des nains ?! Luffy réussira-t-il à s’emparer du pyro-fruit ?! Quand les histoires de chacun commencent à se croiser… Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mon avis
Après un tome fou aux multiples hommages à Dragon Ball, j’étais impatient d’en apprendre plus sur Dressrosa. Ai-je obtenu mes réponses tant attendues ?

   Globalement la structure de ce tome et le récit sont identiques au précédent. Le Colisée continue d’être la majeure attraction et l’on assiste enfin au premier tour de Luffy, inscrit dans le groupe C. En marge de cette bastonnade géante, on apprend ce que vivent les autres personnages au sein de l’île : Sanji cherche à informer la troupe du piège qui se dessine autour de Trifouilli, Zorro est évidemment perdu et court à peu près tout sauf où il est réellement attendu (classique jusque là, non ?), Franky mène l’enquête, toujours accompagné d’un étrange « jouet vivant », Nami, Chopper et Brook gardent le bâteau et sont pris au piège eux aussi, tandis que Usopp s’invente un délire en y incluant Robin et toute la bande, tant qu’à faire ! Un bien beau programme.

   Seulement, par rapport aux aventures de Luffy au Colisée, le récit n’est pas forcément très équilibré. On sent que l’auteur a trop de choses à raconter car des coupes drastiques sont effectuées sur les autres personnages pour pouvoir parler davantage de l’intrigue autour de Luffy. C’est dommage car dans le même temps, le bal des nouveaux personnages (l’équipage de Doflamingo, le nouvel amiral de la marine) et des révélations de plus ou moins grandes envergures dont des secrets sur l’île de Dressrosa, du peuple des lutins (ou je ne sais quoi) continuent d’être lentement distillés. Trop lentement même.
Aussi, autant j’apprécie l’idée du Colisée, autant je pense que dans les faits certains passages sont tout de même mal amenés. Pour ce premier tour, tout est bien trop rapide. Je n’ai même pas eu le temps de retenir le nom des participants, leurs lieux d’origine ou leur background qu’ils sont éjectés et qu’on passe au tour suivant.

SAMSUNG

Toute ressemblance avec une personne que vous connaissez ou avez connu est purement fortuite.

   Cela dit, les quelques pages de combat que l’on nous propose démontrent clairement les nouveaux enjeux du Nouveau Monde. Oubliez tout ce que vous avez connu jusque la côté baston dans One Piece : le niveau a explosé. L’auteur cache depuis un moment les informations sur l’entraînement de deux ans qu’ont suivi chacun des membres mais cette fois-ci, il nous en révèle un peu plus… et c’est complétement dingue. Je pense que tout va tourner autour du fluide et de nouveaux pouvoirs dévastateurs. Fini les petites frappes !

   L’intrigue de ce récit est aussi truffé de flashback et d’anecdotes intéressantes en tout genre. J’ai notamment adoré celle avec Chinjao et le fameux poing de Garp, un moment très drôle offrant quelques révélations sur l’univers de One Piece.
Côté humour, l’auteur ne démord pas et continue de proposer des gags ultra fun dès que l’occasion se présente. On peut remercier Usopp, qui ne s’arrange pas xD Il pousse le délire loin -comme d’habitude- autour de l’histoire de Norland et c’est un vrai plaisir que de le voir en action. Finalement, ce qui aura surtout manqué à ce tome est plus de pages, afin de développer des intrigues qui semblent géniales.

SAMSUNG    En conclusion, ce soixante-douzième de One Piece est un agréable divertissement. Comme toujours, je n’ai pas vu le temps défiler au cours de ma lecture et j’étais surpris de voir les dernières pages pointaient le bout de leur nez. Poursuivant son aventure aux quatre coins de l’île de Dressrosa, l’équipage du chapeau de paille continue de faire rire et de séduire à défaut d’apporter de vraies révélations sur son univers. Difficile de se contenter de si peu, en particulier lorsque les intrigues ont le potentiel d’apporter tellement plus. Un regret pesant, difficilement balayé par la promesse d’une suite meilleure… que je meurs d’impatience de découvrir !

Ma note : 14,5/20

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[Chronique] One Piece, tome 68 : Alliance entre pirates de Eiichiro Oda

one piece tome 68

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Shonen (manga)
Année d’édition : 2012 (VO) / 2013 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,95 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 224 pages

Synopsis
Luffy accepte la proposition de Law de former une alliance entre pirates. Les voilà partis pour affronter César Clown dans une course poursuite des plus folles !! Law entreprend d’enlever César pour semer la panique dans son camp, mais une rencontre inattendue vient perturber ses plans ! Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mon avis
Décidément, quand je ne navigue pas avec Althéa et la somptueuse Vivacia, je suis accompagné d’une autre troupe de pirates, autrement plus loufoque et divertissante !

   Alliance entre pirates démarre de façon assez conventionnelle une fois que Trafalgar Law, aussi appelé « Trifouillis » passe une alliance avec l’équipage du chapeau de paille. Son but ? Tenter de faire tomber l’un des quatre empereurs lorsque l’occasion se présentera ! Rien que ça ! Évidemment, l’ensemble des détails ne nous est pas révélé et il y a fort à parier que bien d’autres éléments se cachent derrière cette alliance. C’est ainsi réunie que notre joyeuse troupe et Trifouillis décident d’aller traquer César, dont la prime s’élève tout de même à 300 millions de berrys. Mais ce n’est pas tout. Dans les autres camps les choses s’activent aussi. Smoker et Tashigi, dont les corps ont été inversés, sont toujours présents sur l’île, et César espère profiter de toute cette agitation pour pratiquer une ultime expérience… Quant à l’étrange créature nommée Slime, elle ne cesse d’intriguer et surtout… de grossir !

   Le fou de César fait rapidement son apparition et nous dévoile les impressionnants et astucieux pouvoirs du fruit de gaz. Quelques bastons, quelques échanges, quelques sourires supplémentaires. Le tout est plaisant mais semble un peu déjà vu… Qu’à cela ne tienne, l’auteur qui n’oublie jamais sa trame d’origine, dévoile progressivement plusieurs révélations assez surprenantes sur le nouveau Monde et ses acteurs. Ce qui paraissait être un simple arc basé sur une île particulière avec un « méchant » malade prend une toute autre ampleur et se transforme petit à petit en histoire majeure. Progressivement, entre deux évènements sur Punk Hazard, les enjeux apparaissent et annoncent des répercussions et des nouveautés sur l’ensemble du Nouveau Monde, qui ne cesse d’étonner par sa richesse et sa grandeur. Connaissant le talent d’Oda, je ne suis pas surpris de remarquer que certaines apparitions faites 20 à 30 tomes plus tôt prennent une toute nouvelle dimension. Rien n’est fait au hasard. Des morceaux de puzzle supplémentaires viennent donc s’ajouter à l’immense toile qu’est One Piece.

   En marge de ces réjouissances scénaristiques je dois aussi avouer que passés les premiers chapitres de ce tome c’est finalement en présence de passages excellents qu’on se retrouve et ce jusque la fin du tome. Plusieurs raisons à cela : le rythme est très soutenu, l’action s’enchaîne et les petites révélations que je n’avais pas vu venir surgissent sans crier gare. De plus, les touches comiques disséminées ça et là continuent de faire mouche et de faire de One Piece une lecture qui ne se prend pas au sérieux. Je pense en particulier à ces fameux échanges de corps, encore d’actualité qui permettent de grosses blagues sur les membres de l’équipage (entre Nami et Usopp c’était juste génial, en particulier la phrase « Excuse-moi d’être qui je suis ! » qui m’a fait explosé de rire), ou même entre Smoker et Tashigi. Je pourrais également citer le passage où certains personnages doivent prendre la fuite, se mettant à courir très étrangement… un clin d’oeil à Dragon Ball peut-être ? Le nouveau méchant est assez charismatique et surtout bien débile : il a donc mes faveurs ! Les autres personnages dévoilés lors du tome ne sont pas en reste. On a affaire à du lourd et j’ai beaucoup apprécié la tournure prise par les évènements.

SAMSUNG   En conclusion, la magie et le cocktail explosif « gaztagnette » de One Piece opère toujours aussi merveilleusement et c’est avec un grand sourire et une impatience non feinte que je ressors de la lecture de « Alliance entre pirates ». Oda utilise tout son talent afin de rendre ce tome très plaisant, surprenant, en ajoutant un poids scénaristique supplémentaire à cet arc dont l’importance s’amplifie, mais aussi une potentielle grosse introduction aux évènements du Nouveau Monde. Des changements de ton bienvenus qui apportent du piment et me rendent très curieux sur la suite à venir.

Ma note : 17,5/20

[Chronique] One Piece, tome 66 : vers le soleil de Eiichiro Oda

ONE PIECE T66 vers le soleil

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga, shonen
Année d’édition : 2013 (VF) / 2012 (VO)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
L’île des hommes-poissons a décidé de tirer un trait sur ses vieilles rancœurs afin de nouer des liens avec les humains ! Cependant, ce jour de la réconciliation pourrait ne jamais arriver, car toute l’île est menacée de destruction par Noé ! L’équipage hissera ensuite les voiles vers le Nouveau Monde, où de vieilles connaissances guettent déjà leur arrivée…

Mon avis
Trois petits mois après le tome 65 : table rase (dont vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici), voici que le tome 66 pointe le bout de son nez. Tient-il ses promesses ?

   Reprenant exactement là où le tome précédent s’est achevé, le début de ce déjà soixante-sixième tome est l’occasion de clore, comme je le pressentais, l’arc sur l’île des hommes-poissons. Alors que notre cher équipage a aisément vaincu Hody et les autres rebelles, il reste un énorme problème de taille empêchant de célébrer la victoire : Noé. Ce gigantesque navire continue sa descente sur l’île des hommes-poissons et il est évident que son impact détruira tout simplement l’île entière. Après quelques rebondissements, s’en suit finalement un dénouement plus ou moins inattendu qui entraînera surtout des révélations très intéressantes. Le fan que je suis de l’univers de One Piece et de son histoire a clairement été ravi. Ce tome 66 distille en effet de nouveaux éléments sur les légendes entourant l’univers, en particulier sur le fameux trou de 100 ans dans l’histoire et les évènements qui s’y sont produit. C’est ainsi qu’on en apprend plus sur les fameuses armes antiques et leurs identités… Sans toutefois saisir toutes leurs complexités. Doucement, les éléments se mettent en place et le puzzle « historique » créé par Oda prend forme petit à petit.

   Outre cette partie qui me tenait à cœur, j’étais aussi content d’en apprendre plus sur l’évolution du gouvernement mondial durant ces deux années d’exil de notre troupe et je dirai que certaines révélations font plutôt froid dans le dos ! C’est que je m’inquiète pour mes joyeux lurons depuis le temps… La marine n’a pas dit son dernier mot et ils semblent plus que jamais prêt à tout ! C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’on fait la connaissance de l’unité du G5, qui causera à n’en pas douter de nombreux problèmes au Chapeau de paille. Les autres pirates ne sont pas en reste et c’est avec plaisir que j’ai accueilli un nouvel empereur et quelques membres de son équipage (Tamago est excellent !). Même après autant de tomes, Oda est encore capable de me surprendre par sa capacité à inventer des personnages totalement inédits ou de nouveaux lieux. On sent la montée en puissance des pirates dans le nouveau monde et les enjeux ne sont plus les mêmes. Le Nouveau Monde ne fera pas de cadeau. De quoi aiguiser ma curiosité sur de futures rencontres.

   Concernant la seconde petite partie du tome, la réelle arrivée dans le Nouveau Monde, j’avoue ne pas pouvoir me prononcer beaucoup dessus. Trop courte pour le moment, je ne sais pas s’il s’agit d’un nouvel arc ou juste d’une petite intrigue le temps de quelques chapitres. Je reste intrigué mais impossible de savoir ce que cela annonce. J’ai eu, comme très souvent à la fin d’un arc, l’impression que le « soufflet » retombe, qu’on repart sur quelque chose de plus calme pour recommencer (peut-être) de meilleure manière à nouveau. Pour ces raisons cette partie m’a moins emballé que le reste du tome.

   En conclusion, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce 66ème tome de One Piece. Durant la majeure partie du livre, les évènements et révélations (de plus ou moins grandes importances) s’enchaînent et tous les ingrédients qui font de ce manga un de mes favoris sont réunis. On retrouve l’humour burlesque, les personnages loufoques, l’univers riche, mystérieux, aux possibilités infinies et la maîtrise de l’oeuvre de Oda est incontestable. Il y a maintenant tellement de nouveaux éléments pour lesquels je suis impatient d’avoir des réponses ou des personnages que j’ai envie de rencontrer que je ferme les yeux sur la fin du tome, un peu moins bonne que le reste du livre. Vite, la suite !

Ma note : 17,5/20

[Chronique] Yotsuba, tome 1 de Kiyohiko Azuma

Yotsuba tome 1

Fiche technique du livre
Auteur : Kiyohiko Azuma
Genre : Manga, « tranche de vie »
Année d’édition : 2006 en France
Edition : Kurokawa
Prix : 7,50 euros
Langue : Française
Nombre de pages : 224 pages

Synopsis
Koiwai Yotsuba est une énergique petite fille de six ans, qui vient d’emménager en ville. Elle vit entourée de son père, qui ne cesse de lui faire des recommandations et de ses nouveaux voisins : la famille Ayase, avec trois filles plus agées dénommées Ena, Fuuka et Asagi. Chaque volume raconte la vie quotidienne de Yotsuba dans ce nouvel environnement. Son inexpérience du milieu urbain et son jeune âge donnent lieu à de nombreux gags et un comique de situation souvent irrésistible.

Mon avis

Assez méconnu mais très apprécié par ses lecteurs, Yotsuba & est une lecture qui me fait de l’œil depuis plusieurs années à présent, son style très particulier en étant la principale raison.

   Voilà un manga original ! A mille lieux des grands classiques du manga « masculin » tel que Dragon Ball ou « féminin » comme Nana, Yotsuba est un manga simpliste dans son histoire et pourtant si original. Comme indiqué dans le synopsis, l’histoire, se déroulant au Japon, tourne autour d’une enfant de 6 ans, nommée Yotsuba, et de sa vie. Évidemment, à cet âge là, tout est encore à apprendre, et lorsque Yotsuba emménage en ville, c’est les yeux plein d’étoiles et d’interrogations qu’elle se précipite à la rencontre de son nouvel environnement ! D’une simple balançoire à un climatiseur et au réchauffement climatique, Yotsuba virevolte de découvertes en découvertes. Infiniment curieuse et absolument sans gêne, Yotsuba enchaîne les situations cocasses… Sonner chez ses nouvelles voisines est un jeu et réclamer des glaces une formalité. Vous l’avez compris, ce n’est pas à une petite fille comme les autres à qui nous avons affaire ! Impatiente, étourdie et maladroite, Yotsuba commet de belles bourdes mais rien de cela ne l’attriste ! Le leitmotiv du manga est « enjoy everything » et on comprend vite pourquoi. L’indomptable Yotsuba fait de grosses bêtises mais demeure incroyablement positive quelles que soit les circonstances. C’est un concentré de bonne humeur à elle toute seule ! 🙂

   Bien sûr, quelques interrogations surviennent quant aux origines de la petite, assez bizarre, mais l’auteur conserve le « suspense » et distille les informations sur le passé de Yotsuba au compte goutte. Pour être honnête, je me demande parfois si elle ne serait pas une extra-terrestre tant sa naïveté et son ignorance n’ont d’égale que sa positive attitude… Ou un produit de la science ! Qu’importe, on rit et c’est bien là le principal !

   Plus qu’une histoire originale et fraîche, Yotsuba c’est aussi un trait particulier. Le dessin pour les personnages est ici très simple : peu d’importance est attachée aux détails et les personnages sont représentés de façon assez épurée. L’accent est mis sur les actions et expressions des protagonistes, et cela fait ressortir le côté comique des situations (les têtes de Yotsuba et Jumbo par moment n’ont pas de prix !). Par contre, l’environnement et les paysages sont très bien réalisés. On a le droit à quelques superbes doubles pages par endroit, ce qui tranche avec le côté plus simple des personnages, et ce n’est pas pour me déplaire.

   Vous l’avez compris, tout est fait dans Yotsuba pour que l’on s’évade, qu’on sourit et qu’on positive. Plus qu’un simple « Martine à… », il s’agit réellement d’un manga mignon et comique, destiné à un public ado / adultes. Il ne faut pas se laisser tromper par le côté enfantin de l’histoire et du dessin. Certains passages ont su me faire bien rire et dans l’ensemble, j’ai été amusé par les anecdotes et situations que vit cette petite fille. Toutefois, même si j’ai apprécié parcourir ce premier tome, je dois reconnaître qu’il manque, pour le moment, le petit truc pour m’accrocher totalement et me faire courir chez mon libraire acheter les tomes suivants.

    En conclusion, il est très difficile de se prononcer sur Yotsuba & tant cette lecture diffère tellement de ce qui se fait actuellement et de mes lectures habituelles. Yotsuba & est un manga simple, frais, où l’innocence et l’ignorance de cette petite fille n’a de cesse de nous étonner et de nous faire sourire. Sans être totalement accroc, j’ai passé un agréable moment de détente. Seulement pour le moment, je pense que j’ai besoin de lire aussi le second tome afin de savoir s’il s’agit d’une série à suivre ou juste d’un bon passe temps.

Ma note : 14/20