[Chronique] One Piece, tome 71 : le Colisée de tous les dangers de Eiichiro Oda

one piece tome 71Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga (shonen)
Année d’édition : 2013 (VO) / 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros
Langue : Française
Nombre de pages : 211 pages

Synopsis
L’équipage a pénétré dans le royaume de Dressrosa, dirigé par Doflamingo ! Parti détruire l’usine de “smiles”, Luffy décide subitement de participer à un tournoi dont le vainqueur recevra un certain fruit du démon ! Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mon avis
Vous reprendrez bien un peu de One Piece pour commencer cet été ? Coup de projecteur sur le tome 71 !

   Voici un tome qui commence sous les meilleurs auspices, avec l’arrivée de notre fameuse troupe accompagnée de Trafalgar Law sur l’île de Dressrosa. Lieu étrange à bien des égards mais surtout domaine de Doflamingo, cet ex-capitaine corsaire un peu dingue et aux objectifs flous. Censé échanger César pris en otage et détruire en même temps l’usine de smiles, l’équipe se scinde en trois groupes. La première devra défendre le bâteau en cas d’attaque, la seconde (celle de Luffy, Zorro, Sanji et Franky) doit rechercher des informations en ville à propos de l’usine de smiles et la détruire, tandis que la troisième, composée de Trifouilli, César, Ussop et Robin doivent procéder à l’échange. Évidemment, rien ne se passe comme prévu, en particulier pour la deuxième équipe qui fera rapidement la rencontre d’un personnage bien mystérieux… Luffy entendra parler du Colisée et d’un tournoi énorme où sera remis un fruit du démon très particulier, l’obligeant à s’y rendre…

   La majeure partie de ce tome reste consacrée au Colisée, que j’ai vraiment adoré. Entre hommage et inspiration, la frontière est mince mais on ressent clairement les influences de Dragon Ball. Avec son Colisée géant et rempli de cinglés en tout genre venus des quatre mers du monde, on retrouve l’ambiance et le côté loufoque des célèbres tournois d’art martiaux. De la simple présentation des participants, aux dialogues en vestiaire en passant par les mots des commentateurs ou l’action sur le terrain, tout m’a rappelé Dragon Ball, sans toutefois perdre l’essence de One Piece. Oda a d’ailleurs vraiment fort en ce qui concerne la création de personnages tant il propose une fois de plus de nombreuses têtes complètement différentes les unes des autres. Un excellent compromis entre le grain de la série et hommage qui vaut le coup d’œil.

   Ceux qui, comme moi, avaient été déroutés par toutes les petites informations peuplant le tome précédent vont l’être encore plus ici tant on assiste à de nouvelles choses sans toujours comprendre. Avec ce fameux tournoi, ce sont des tonnes de nouveaux personnages qui nous sont présentés. Pire, beaucoup d’entre eux semblent avoir un background important et un rôle précis à jouer… Je vous avoue d’ailleurs que je n’ai pas retenu la moitié des noms (heureusement le dessin aide). Mais ce n’est pas tout, car on est aussi sur une nouvelle île, qui a une nouvelle culture, une histoire bien précise, etc. Autant de nouvelles choses à assimiler donc, et visiblement rien qu’à la lecture de ce tome 71, on se rens compte que les découvertes et surprises ne manquent pas sur Dressrosa. Toutefois, un nombre important d’informations restent secrètes, probablement pour être mieux servies ensuite et servir l’intrigue à des points clés mais cela reste frustrant d’attendre trois mois pour lire une suite qui pose de nouvelles interrogations.

   Heureusement le rythme est effréné et nous amène dès les premières pages dans de folles intrigues où chacun (sauf ceux restés à quai pour protéger le bateau) bénéficie de son petit moment de présence, souvent comique (Aah, Sanji, ce lover !), bien que le grand nombre de personnages empêche à chacun de briller comme cela pouvait être le cas avant les aventures dans le Nouveau Monde. Au vu de la tournure rapidement prise par l’intrigue, on peut s’attendre à ce que ça « pète » méchamment dans le tome suivant et que cela entraîne de bonnes révélations sur certains personnages, notamment sur le but de Law et ses raisons qui le poussent à vouloir combattre Doflamingo.

   En conclusion, ce n’est pas avec ce soixante-et-onzième tome que notre chère troupe cessera de partir (ou de s’y retrouver involontairement ?) dans de folles aventures et de me distraire. J’ai pris énormément de plaisir à découvrir ce fameux tournoi et le Colisée de Dressrosa, me rappelant les plus belles heures de la mythique saga Dragon Ball. A la fois rempli de surprises mais aussi de frustrantes interrogations s’ajoutant aux précédentes, ce tome fait la part belle à l’humour et pose les bases d’un arc consacré à cette île pour le moins unique et mystérieuse. Toutefois, l’humour omniprésent et la facilité avec laquelle se lit la série achève de mettre de côté les reproches que je pourrais formuler pour ne conserver qu’une impatiente envie de lire la suite. Et c’est bien le principal !

Ma note : 16/20

[Chronique] One Piece, tome 70 : Doflamingo sort de l’ombre de Oda Eiichiro

one piece tome 70

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga / shonen
Année d’édition : 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
Ecoeuré par César, Luffy le terrasse avant de l’expédier à l’autre bout de Punk Hazard, au risque de faire échouer le plan de Law.
D’autant plus que des subordonnés de Doflamingo sont déjà sur l’île et affrontent Franky.

Law et Luffy parviendront-ils à reprendre César et, par extension, à affaiblir Doflamingo, capitaine Corsaire, mais aussi maître des réseaux de l’ombre et principal fournisseur de Kaido?

Mon avis
Un flash, une illumination. L’esprit sait : One Piece, tome 70 doit sortir dans les jours qui viennent ! Confirmation. Achat. Lecture. Le rituel est immuable.

   Le tome redémarre sur les chapeaux de roues avec la suite et la fin de la course poursuite sur l’île de Punk Hazard. Alors que le gaz continue son invasion dans toutes les parties du bâtiment, Luffy a encore des comptes à régler avec César. Malheureusement, le temps leur est compté, et l’intervention des sbires de Domaflingo risque bien de changer la donne…

   La première partie de ce tome va rapidement en méga bordel bourré de gags. Comme on pouvait déjà l’apercevoir avant, César ne fait absolument pas le poids et se fait vulgairement écraser, ce qui donne lieu à des images plus tordantes les unes que les autres. L’auteur continue à fournir des dessins au trait exagérés et humoristique vraiment réussis. C’est aussi l’occasion de revoir notre cher Franky, que je croyais oublié tant il s’est montré absent jusque là dans cet arc ! Il a enfin droit à son quart d’heure de gloire, et comme le reste de la team, j’ai halluciné par les changements de puissance et de technique qui se sont opérés pour lui. Je me demande si cela ne va pas causer des problèmes de cohérences ensuite avec de trop grands écarts de puissance entre les personnages ennemis et notre troupe et donner des situations à la Bleach où chaque nouvel ennemi était 100 fois plus fort que le précédent mais finissait par tomber aisément quand même. Eiichiro Oda a réussi à offrir des combats plus ou moins intéressants jusque là et même si Luffy et son équipage sont des novices par rapport à Barbe Blanche, les affrontements ont toujours su garder un côté imprévisible et menaçants. Là, pour une fois, je dois avouer que c’était décevant de ce point de vue, tant l’issue était courue d’avance.

   Cela fait à présent un petit moment que les aventures dans le nouveau monde ont commencé et que les mystères autour des personnages, en particulier les organisations mondiales s’épaississent. Et bien ne croyez pas qu’avec la fin de cet arc ce sera le contraire. L’auteur distille toujours ses informations au compte goutte et j’ai notamment été choqué d’apprendre par exemple que Baggy était devenu un pirate corsaire ?! D’autres identités restent volontairement secrètes, d’anciens personnages font un retour dans de circonstances mystérieuses et ne semblent pas vouloir en dire plus… Bout à bout, ces éléments m’ont beaucoup frustré car même si l’auteur a la volonté de faire de One Piece le plus long manga du monde, j’ai besoin en tant que lecteur d’en savoir plus ! J’ai eu l’impression qu’une petite révélation entraînait dix questions supplémentaires… Imaginez si vous en avez quelques unes ! J’ai donc hâte que tout nous soit dévoilé, que l’on puisse aussi passer à autre chose et en apprendre plus sur l’univers ou sur le fameux « trou » de 100 ans dans l’histoire du monde. Car oui, sur ces points là aussi on n’est pas plus renseignés qu’auparavant !

   Néanmoins, cette frustration ne doit pas m’empêcher de reconnaître qu’une fois de plus, j’ai passé un très bon moment de lecture, rempli de sourire et d’étonnement. Ma plus grande surprise concerne d’ailleurs le fameux personnage qui donne le titre à ce tome : Domaflingo ! Il n’est pas du tout comme je l’imaginais. Puissant, cruel, probablement fou (comme la moitié des personnages cela dit), il est aussi déterminé et semble proche et protecteur envers son équipage. Des réactions que l’on ne voyait pas chez les précédents « ennemis » et cela m’a rendu vraiment curieux. Un agréable changement qui donne du poids à ce personnage.

   Quant à la tournure des évènements progressivement mise en place durant le tome, elles vendent tout simplement du rêve ! Entre la fin, les petites révélations faites, l’alliance Trifouilliis Law / Luffy et l’arrivée à Dressrosa, je m’attend à un enchaînement survitaminé à la manière de l’arc consacré à l’archipel de Saboady ou à celui de la grande bataille. Tout les éléments sont réunis en tout cas, donc le contraire me décevrait.

   En conclusion, One Piece ne déçoit pas avec ce 70ème tome mais frustre tout de même beaucoup, malgré un Domaflingo surprenant à bien des égards. L’histoire se révèle toujours aussi farfelue, attachante et addictive. Les révélations continuent de se faire au compte goutte tandis que les questions sur les personnages et l’univers se multiplient, ou restent simplement sans réponses. Rageant, mais pas autant que de terminer sur un chapitre riche en promesse, qui laisse imaginer un nouvel arc de folie… si l’on prend le courage d’attendre encore trois mois !

Ma note : 15/20

[Chronique] One Piece, tome 69 : SAD

one piece tome 69

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Shonen (manga)
Année d’édition : 2013 (VO) / VF (2014)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 256 pages

Synopsis
La situation devient critique : le gaz toxique “Morte-Terre” commence à s’infiltrer dans le laboratoire ! Maintenant, Luffy et ses amis doivent non seulement capturer César Clown, mais aussi rejoindre la sortie au plus vite ! Réussiront-ils à contrecarrer les plans diaboliques de leurs adversaires ?!

Mon avis
Soixante-neuvième tome d’une saga qui ne finit plus de me rendre fou, voici SAD ? Mais qu’est-ce donc ?!

   La série continue sa montée en puissance dans le Nouveau Monde avec ce nouveau tome, qui pour coup, bénéficie de 50 pages supplémentaires pour le même prix ! Un cadeau de l’auteur qui désirait nous faire découvrir le chapitre 690 (!) et l’on comprend rapidement pourquoi. Depuis que Morte Terre a été lâché sur l’île de Punk Hazard, rien ne va plus ! Les hommes souffrant de ce gaz mortel sont de plus en plus nombreux et les survivants ont du se réfugier à l’intérieur du laboratoire géant de César, qui prévoit toujours de lancer son ultime expérience devant les yeux des courtiers de l’ombre et le fameux Joker. Par chance, Law, Smoker, Tashigi et l’équipage du chapeau de paille vont pouvoir s’en mêler mais c’est sans compter sur la présence de « Monsieur » Vergo… Quel est son véritable pouvoir ? Et quelle est cette mystérieuse expérience que ce fou de César souhaite accomplir ? Autant de questions qui viennent s’ajouter aux précédentes non résolues et qui promettent donc un tome bien rempli !

   Je ne vous ferai pas languir cette fois-ci. De la couverture absolument sublime, qui offre un parfait aperçu des éléments de ce tome qui est une vraie pépite, j’ai pris énormément de plaisir à dévorer ces nouveaux chapitres de la saga de piraterie la plus folle au monde. On retrouve les grands moments de bordel et de cacophonie chers à Eiichiro Oda, toujours aussi bien maîtrisés. L’action et les rebondissements sont omniprésents. Une fois n’est pas coutume, c’est une course à la montre qui s’enclenche pour nos héros, ce qui vient ajouter du piment à une affaire déjà bien corsée. La deuxième partie du tome enchaîne quant à elle les révélations croustillantes et ce jusqu’au final assez épique que j’ai été obligé de relire trois fois tant celui-ci me plaisait ! Il est évident que le Nouveau Monde nous réserve des choses simplement incroyables et les tomes à venir ont un potentiel gigantesque à développer. Impatient d’en savoir plus, sincèrement.

   Malgré le rythme très soutenu du tome, l’auteur a su prendre le temps de faire briller chaque personnage (hormis Franky, qui a tout bonnement disparu ?) d’une certaine manière. Là où Chopper nous démontrera une fois de plus son extrême bienveillance, on a aussi l’occasion de découvrir davantage les progrès, parfois énormes, de notre petite troupe, ce qui m’a fait halluciner, je l’avoue ^^ ! Certains ennemis sont enfin plus présents et gagnent en intérêts et l’on découvre même de nouvelles têtes, bien que je pense qu’ils auraient gagné à être encore plus développé pour l’instant. Quant à Joker, il me perturbe complétement ! Mais que veux-t-il ? Ses buts sont étrangement obscurs et son comportement dérangé ne m’aide pas à l’apprécier. Néanmoins, je ne peux pas m’empêcher de souhaiter qu’il apparaisse plus, et ce rapidement, car il m’intrigue bien trop !

SAMSUNG   SAD m’a fait vivre toute sorte d’émotion, les alternant souvent et avec brio. On passe du comique à des scènes sincèrement touchantes, surprenantes, excitantes ou carrément grotesques. L’aspect comique, plutôt présent est celui que je retiens davantage car ça a été un vrai régal, en particulier les scènes où l’on retrouve César (photo ci-dessus). On sent que l’auteur s’est complètement lâché en le créant ! Ses réactions et expressions frôlent le summum de la stupidité, tout en étant inattendues et très drôles ! Il est d’une malfaisance telle que ça en devient amusant. J’ai beaucoup ri face à la palette d’expressions faciales imaginées par Oda et il serait difficile d’en sélectionner une en particulier tant les dessins sont réussis et poilants. Un grand bravo pour ce personnage donc, qui permet de surcroît de détendre l’atmosphère dans un tome assez sérieux dans l’ensemble. Soulignons aussi les blagues faites par Usopp, Barbe brune, Sanji, ou encore le ridicule Kinémon. J’ai aussi été satisfait de retrouver certains thèmes chers à l’auteur tel que la justice, la vérité voire l’honneur.

   Allez, parce que tout ne peut pas être parfait, je me permets d’adresser un léger reproche à ce tome. J’ai le sentiment que les traducteurs s’autorisent un peu trop de libertés sur les termes utilisés. Rien de bien méchant j’en conviens, mais ça pique les yeux… et avec de si beaux dessins pour illustrer ces jolis mots, c’est dommage, non ?

   En conclusion, One Piece continue de me faire rêver avec ce soixante-neuvième tome, l’un des meilleurs depuis le début de la partie consacrée au Nouveau Monde. Avec un rythme plus soutenu que jamais et une troupe de personnages toujours aussi déjantée, je me suis une fois de plus follement amusé en suivant cette course poursuite dans le laboratoire du profondément malade qu’est César. Avec une parfaite maîtrise quant à la manière de conter son histoire, l’auteur alterne les scènes d’action aux passages comiques ou touchants avec brio et la magie opère avec merveille. Alors quand les derniers chapitres offrent des moments épiques et d’intéressantes révélations, je ne peux qu’être sous le charme…

Ma note : 18/20

[Chronique] One Piece, tome 68 : Alliance entre pirates de Eiichiro Oda

one piece tome 68

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Shonen (manga)
Année d’édition : 2012 (VO) / 2013 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,95 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 224 pages

Synopsis
Luffy accepte la proposition de Law de former une alliance entre pirates. Les voilà partis pour affronter César Clown dans une course poursuite des plus folles !! Law entreprend d’enlever César pour semer la panique dans son camp, mais une rencontre inattendue vient perturber ses plans ! Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mon avis
Décidément, quand je ne navigue pas avec Althéa et la somptueuse Vivacia, je suis accompagné d’une autre troupe de pirates, autrement plus loufoque et divertissante !

   Alliance entre pirates démarre de façon assez conventionnelle une fois que Trafalgar Law, aussi appelé « Trifouillis » passe une alliance avec l’équipage du chapeau de paille. Son but ? Tenter de faire tomber l’un des quatre empereurs lorsque l’occasion se présentera ! Rien que ça ! Évidemment, l’ensemble des détails ne nous est pas révélé et il y a fort à parier que bien d’autres éléments se cachent derrière cette alliance. C’est ainsi réunie que notre joyeuse troupe et Trifouillis décident d’aller traquer César, dont la prime s’élève tout de même à 300 millions de berrys. Mais ce n’est pas tout. Dans les autres camps les choses s’activent aussi. Smoker et Tashigi, dont les corps ont été inversés, sont toujours présents sur l’île, et César espère profiter de toute cette agitation pour pratiquer une ultime expérience… Quant à l’étrange créature nommée Slime, elle ne cesse d’intriguer et surtout… de grossir !

   Le fou de César fait rapidement son apparition et nous dévoile les impressionnants et astucieux pouvoirs du fruit de gaz. Quelques bastons, quelques échanges, quelques sourires supplémentaires. Le tout est plaisant mais semble un peu déjà vu… Qu’à cela ne tienne, l’auteur qui n’oublie jamais sa trame d’origine, dévoile progressivement plusieurs révélations assez surprenantes sur le nouveau Monde et ses acteurs. Ce qui paraissait être un simple arc basé sur une île particulière avec un « méchant » malade prend une toute autre ampleur et se transforme petit à petit en histoire majeure. Progressivement, entre deux évènements sur Punk Hazard, les enjeux apparaissent et annoncent des répercussions et des nouveautés sur l’ensemble du Nouveau Monde, qui ne cesse d’étonner par sa richesse et sa grandeur. Connaissant le talent d’Oda, je ne suis pas surpris de remarquer que certaines apparitions faites 20 à 30 tomes plus tôt prennent une toute nouvelle dimension. Rien n’est fait au hasard. Des morceaux de puzzle supplémentaires viennent donc s’ajouter à l’immense toile qu’est One Piece.

   En marge de ces réjouissances scénaristiques je dois aussi avouer que passés les premiers chapitres de ce tome c’est finalement en présence de passages excellents qu’on se retrouve et ce jusque la fin du tome. Plusieurs raisons à cela : le rythme est très soutenu, l’action s’enchaîne et les petites révélations que je n’avais pas vu venir surgissent sans crier gare. De plus, les touches comiques disséminées ça et là continuent de faire mouche et de faire de One Piece une lecture qui ne se prend pas au sérieux. Je pense en particulier à ces fameux échanges de corps, encore d’actualité qui permettent de grosses blagues sur les membres de l’équipage (entre Nami et Usopp c’était juste génial, en particulier la phrase « Excuse-moi d’être qui je suis ! » qui m’a fait explosé de rire), ou même entre Smoker et Tashigi. Je pourrais également citer le passage où certains personnages doivent prendre la fuite, se mettant à courir très étrangement… un clin d’oeil à Dragon Ball peut-être ? Le nouveau méchant est assez charismatique et surtout bien débile : il a donc mes faveurs ! Les autres personnages dévoilés lors du tome ne sont pas en reste. On a affaire à du lourd et j’ai beaucoup apprécié la tournure prise par les évènements.

SAMSUNG   En conclusion, la magie et le cocktail explosif « gaztagnette » de One Piece opère toujours aussi merveilleusement et c’est avec un grand sourire et une impatience non feinte que je ressors de la lecture de « Alliance entre pirates ». Oda utilise tout son talent afin de rendre ce tome très plaisant, surprenant, en ajoutant un poids scénaristique supplémentaire à cet arc dont l’importance s’amplifie, mais aussi une potentielle grosse introduction aux évènements du Nouveau Monde. Des changements de ton bienvenus qui apportent du piment et me rendent très curieux sur la suite à venir.

Ma note : 17,5/20

[Chronique] One Piece, tome 66 : vers le soleil de Eiichiro Oda

ONE PIECE T66 vers le soleil

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga, shonen
Année d’édition : 2013 (VF) / 2012 (VO)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
L’île des hommes-poissons a décidé de tirer un trait sur ses vieilles rancœurs afin de nouer des liens avec les humains ! Cependant, ce jour de la réconciliation pourrait ne jamais arriver, car toute l’île est menacée de destruction par Noé ! L’équipage hissera ensuite les voiles vers le Nouveau Monde, où de vieilles connaissances guettent déjà leur arrivée…

Mon avis
Trois petits mois après le tome 65 : table rase (dont vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici), voici que le tome 66 pointe le bout de son nez. Tient-il ses promesses ?

   Reprenant exactement là où le tome précédent s’est achevé, le début de ce déjà soixante-sixième tome est l’occasion de clore, comme je le pressentais, l’arc sur l’île des hommes-poissons. Alors que notre cher équipage a aisément vaincu Hody et les autres rebelles, il reste un énorme problème de taille empêchant de célébrer la victoire : Noé. Ce gigantesque navire continue sa descente sur l’île des hommes-poissons et il est évident que son impact détruira tout simplement l’île entière. Après quelques rebondissements, s’en suit finalement un dénouement plus ou moins inattendu qui entraînera surtout des révélations très intéressantes. Le fan que je suis de l’univers de One Piece et de son histoire a clairement été ravi. Ce tome 66 distille en effet de nouveaux éléments sur les légendes entourant l’univers, en particulier sur le fameux trou de 100 ans dans l’histoire et les évènements qui s’y sont produit. C’est ainsi qu’on en apprend plus sur les fameuses armes antiques et leurs identités… Sans toutefois saisir toutes leurs complexités. Doucement, les éléments se mettent en place et le puzzle « historique » créé par Oda prend forme petit à petit.

   Outre cette partie qui me tenait à cœur, j’étais aussi content d’en apprendre plus sur l’évolution du gouvernement mondial durant ces deux années d’exil de notre troupe et je dirai que certaines révélations font plutôt froid dans le dos ! C’est que je m’inquiète pour mes joyeux lurons depuis le temps… La marine n’a pas dit son dernier mot et ils semblent plus que jamais prêt à tout ! C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’on fait la connaissance de l’unité du G5, qui causera à n’en pas douter de nombreux problèmes au Chapeau de paille. Les autres pirates ne sont pas en reste et c’est avec plaisir que j’ai accueilli un nouvel empereur et quelques membres de son équipage (Tamago est excellent !). Même après autant de tomes, Oda est encore capable de me surprendre par sa capacité à inventer des personnages totalement inédits ou de nouveaux lieux. On sent la montée en puissance des pirates dans le nouveau monde et les enjeux ne sont plus les mêmes. Le Nouveau Monde ne fera pas de cadeau. De quoi aiguiser ma curiosité sur de futures rencontres.

   Concernant la seconde petite partie du tome, la réelle arrivée dans le Nouveau Monde, j’avoue ne pas pouvoir me prononcer beaucoup dessus. Trop courte pour le moment, je ne sais pas s’il s’agit d’un nouvel arc ou juste d’une petite intrigue le temps de quelques chapitres. Je reste intrigué mais impossible de savoir ce que cela annonce. J’ai eu, comme très souvent à la fin d’un arc, l’impression que le « soufflet » retombe, qu’on repart sur quelque chose de plus calme pour recommencer (peut-être) de meilleure manière à nouveau. Pour ces raisons cette partie m’a moins emballé que le reste du tome.

   En conclusion, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce 66ème tome de One Piece. Durant la majeure partie du livre, les évènements et révélations (de plus ou moins grandes importances) s’enchaînent et tous les ingrédients qui font de ce manga un de mes favoris sont réunis. On retrouve l’humour burlesque, les personnages loufoques, l’univers riche, mystérieux, aux possibilités infinies et la maîtrise de l’oeuvre de Oda est incontestable. Il y a maintenant tellement de nouveaux éléments pour lesquels je suis impatient d’avoir des réponses ou des personnages que j’ai envie de rencontrer que je ferme les yeux sur la fin du tome, un peu moins bonne que le reste du livre. Vite, la suite !

Ma note : 17,5/20