[Chronique] L’Assassin Royal, tome 4 : le poison de la vengeance de Robin Hobb

assassin royal tome 4

Fiche technique du livre
Auteur : Robin Hobb
Genre : Fantaisie
Année d’édition : 2000
Edition : J’ai Lu
Langue : Française
Nombre de pages : 349 pages

Synopsis

Les pirates, de plus en plus audacieux, ont commencé leur invasion dévastatrice. Royal, le fourbe, après avoir assassiné le souverain légitime, est monté sur le trône des Six-Duchés. Avec son entourage, l’usurpateur s’est replié à l’intérieur des terres, dans son fief natal, certain de ne plus être inquiété par Fitz, son ennemi intime, qu’il tient pour mort.

Grossière erreur, car le jeune bâtard, retiré loin de la cour, vit toujours. S’il ne perd pas espoir de se venger, il lui faut d’abord réapprendre à vivre, sous la patiente égide de Burrich et d’Umbre. Et choisir sa voie : celle de la civilisation… ou celle d’une magie primitive qui le lie plus que jamais à Oeil-de-Nuit ?

Mon avis (contient des spoilers)
La saga de l’Assassin Royal constitue l’une de mes surprises les plus importantes en cette année 2012. Connaissant la saga de nom depuis un moment, je n’avais jamais sauté le pas jusqu’à récemment. J’ai englouti les trois premiers tomes de Septembre à début Novembre, avec seulement 3 petits jours pour le tome 3. J’étais donc très heureux et impatient de me replonger dans cette lecture.

   Qu’on se le dise, le tome 4 commence fort. Et non pas parce que l’action est maître, mais plutôt parce qu’il s’agit d’une suite on ne peut plus directe au dénouement du tome 3. Et cela commence fort car émotionnellement c’est du lourd ! Fitz est encore en vie… Mais est-ce bien lui ? Peut-on braver la mort sans en garder quelques séquelles ? On retrouve dès les premières pages l’une des forces de cette saga, un point qui m’avait beaucoup séduit dans les précédents tomes : la qualité d’écriture. L’auteure manie les mots avec une telle aisance et une telle puissance. C’est beau, tout simplement. Les phrases faisant mouche et les citations paraissant cultes sont légions ! Un exemple d’une phrase pourtant si simple et que j’ai adoré : « Parfois on ignore la gravité de sa blessure tant que quelqu’un d’autre ne la sonde pas. » Une bien jolie phrase à la base qui gagne en puissance lorsqu’elle est replacée dans le contexte du livre.

   On assiste donc à un début de tome puissant et captivant mais aussi déroutant. Je ne suis pas le plus grand fan du Vif et l’auteure adore laisser certains éléments « magiques » inexpliqués, me perdant un peu en tant que lecteur. On a du mal à retrouver notre petit Fitz mais après toute la souffrance qu’il a subi, n’est-ce pas normal ? C’est d’ailleurs un point intéressant, car en lisant la dernière partie du tome 3, absorbé comme je l’étais, je n’avais pas réalisé les épreuves que vivaient Fitz. Avec ce tome 4, on assiste clairement à ce changement, les descriptions de la psychologie et l’évolution de Fitz dans sa vie de très jeune adulte sont juste excellentissimes et poignantes. Fait rare dans un livre, j’ai « souffert » en même temps que le héros.

   Qui dit changement de personnalité implique bien souvent un profond changement dans la vie d’une personne. J’étais un peu étonné de la tournure que prenaient les choses aux alentours de la page 70 mais finalement cela était censée. Cependant le but initial reste le même et Fitz redevient rapidement motivé par un unique but : la vengeance. Royal doit mourir, qu’importe si lui doit y passer aussi. Cette résolution prise, notre héros démarre un voyage long à travers les Six-Duchés. On découvre alors les divers duchés, leurs particularités, la géographie de chacun ainsi que ses villes et les mentalités des habitants de l’intérieur. C’est l’occasion pour l’auteure de démontrer à nouveau ses talents lorsqu’il s’agit de décrire des environnements et les interactions humain / nature. Plaisantes, mais trop nombreuses, j’aurais apprécié qu’il y en ait un poil moins. L’histoire de ce tome ne se situant plus dans un château, Fitz est amené au cours de son voyage à effectuer de nombreuses rencontres, très intéressantes, certaines nous apprenant même des éléments importants sur l’univers de la saga (tel que le lignage). Un peu de neuf donc mais avec le recul j’ai quand même l’impression que ces rencontres ne l’ont mené nulle part. Comme s’il n’en tirait aucun enseignement. Ce qui est bien dommage.

   Assez lent dans sa progression, ce tome 4 dans sa globalité a du mal à captiver autant que ses prédécesseurs. Pourtant il se passe de nombreux évènements et c’est toujours aussi bien écrit, mais une fois à la moitié du livre, je me suis parfois ennuyé. Peut-être cela est dû au fait que Robin Hobb gère mal le passage d’une situation à une autre. Peut-être que les évènements manquaient de piquant, soit parce qu’ils avaient un goût de déjà-vu, soit parce qu’ils n’étaient pas aussi importants que ceux qu’on a pu vivre précédemment. Ou peut-être est-ce simplement dû au fait que ce tome marque une transition avec le style narratif que nous connaissions, pour passer de la politique de la cour à la survie et à la vengeance. Notons quand même qu’une certaine redondance apparaît dans la vie de Fitz et certains passages font répétition, ce qui est assez « incroyable » quand on sait qu’il effectue un voyage totalement inédit pour lui… Des défauts donc, qui laissent un goût de moins bien, même si les 80 dernières pages rattrapent tout ça et que l’on finit sur une bonne note, comme d’habitude à présent.

    En conclusion, le tome 4 de l’Assassin Royal est un bon tome, mais inférieur à ses prédécesseurs. Possédant un style d’écriture toujours aussi plaisant et un univers très attachant, Le poison de la vengeance souffre d’un gros problème : être inégal. On a, à la fois, un des meilleurs débuts de tome de la saga mais aussi des passages plus creux, plus ennuyeux et lents que ce à quoi Robin Hobb nous a habitué. Cette mauvaise gestion du rythme fait que je me suis parfois ennuyé au cours de la lecture, chose qui n’était pas arrivée précédemment. Cependant il convient de bien nuancer ces propos. Oui des défauts en ressortent, qu’ils soient scénaristiques ou narratifs, mais on reste tout de même en présence d’une lecture très satisfaisante et les divers évènements survenant dans la dernière partie du tome me rende impatient de lire la suite.

 Ma note : 15,5/20

In my mailbox (4)

Bonjour à tous !

“In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. C’est Liliebook qui s’occupe de la gestion des In My Mailbox français.”

mailbox 30.12.12

Bonjour à tous ! Pour cette dernière mailbox de l’année, je vous présente 4 nouveaux livres arrivés récemment dans ma PAL, tous étant des cadeaux (je suis chanceux, n’est-ce pas ?)

  • Une place à prendre de J.K. Rowling : inutile de vous dire qu’en tant qu’énorme fan d’Harry Potter, je suis évidemment impatient de dévorer ce nouveau livre et de constater l’étendue du talent de l’auteure. Le synopsis, un peu sombre, m’attire beaucoup et j’espère que de nombreux retournements de situation entre les habitants de cette petite bourgade seront au rendez-vous.
  • Druide de Oliver Péru. Cela fait un long moment à présent que ce livre me fait de l’oeil. Comme beaucoup de romans de fantasy, cette envie est souvent créée par le site livraddict où les chroniques concernant Druide sont quasiment toutes extrêmement positive. J’en attends beaucoup par conséquent. Puis, un one-shot en fantasy, ça ne peut faire que du bien non ? ^^
  • La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker. J’avoue que c’était une surprise de me le voir offrir car il ne figurait même pas dans ma wishlist. Pourtant, il existe depuis sa sortie un réel engouement autour du livre et il s’agit donc de l’opportunité rêvée de se forger sa propre opinion.
  • La ballade de l’impossible de Haruki Marukami. L’arrivée de ce livre dans ma PAL est une surprise encore plus importante que le livre suscité. C’est simple : je ne connais pas l’auteur, j’ai lu trop peu de lectures de ce genre… bref c’est absolument nouveau pour moi ! Toutefois là aussi, les chroniques sont très positives et la possibilité d’être entièrement dépaysé et emporté par une lecture toute nouvelle me rendent impatient de découvrir La ballade de l’impossible.

[Chronique] 7 jours à River Falls de Alexis Aubenque

7 jours à river falls

Fiche technique du livre
Auteur : Alexis Aubenque
Genre : Thriller
Année d’édition : 2008
Edition : Le livre de poche
Langue : Française
Nombre de pages : 476 pages

Synopsis
Sarah Kent, issue d’une famille modeste, est une étudiante modèle qui mène une vie paisible, parmi l’élite de l’université de River Falls, une petite ville des Rocheuses. Pourtant tout va changer, un matin de printemps, quand Amy Paich et Lucy Barton, ses deux meilleures amies des années de lycée, sont retrouvées atrocement mutilées dans la forêt toute proche. Or, deux jours auparavant, Sarah avait reçu une lettre, plutôt étrange, de Lucy et Amy… Le monde de Sarah bascule dans l’horreur. Sera-t-elle la prochaine victime du tueur ? Le shérif Mike Logan, aidé de Jessica Hurley, son ex-petite amie, une profileuse réputée, est chargé de l’enquête. Tous deux croient très vite être sur la bonne piste. Mais ils ignorent que leur adversaire les manipule avec une redoutable perversité…

Mon avis
7 jours à River Falls est le premier thriller d’une trilogie de Alexis Aubenque, auteur français dont les précédents écrits étaient des romans de science-fiction (La chute des Mondes notamment). Après avoir entendu énormément de bien concernant la saga de River Falls, le second tome ayant même gagné le prix du meilleur Polar 2009, j’ai décidé de sauter le pas et de me faire mon propre avis.

   Démarrant sur les chapeaux de roues, 7 jours à River Falls s’arme d’un prologue diablement accrocheur. L’une des premières choses qui détonne et qui m’a personnellement perturbé lorsque j’ai commencé ma lecture est l’environnement choisi par l’auteur. Étant écrit par un français, j’avoue que le fait que l’action se déroule dans une ville des États-Unis m’a rebuté car j’avais l’impression d’assister à un mime, que l’auteur essayait de reprendre des idées des ténors et autres « stars » du genre. Les prénoms et noms utilisés sont par exemple très bateaux (Mike Logan, Jessica Hurley, Sarah Kent…) et même les descriptions des lieux semblent assez forcées.
Malheureusement ce manque d’originalité se retrouve aussi un peu dans le récit en lui-même. L’histoire compte de nombreux rebondissements et est très accrocheuse, pourtant j’ai trouvé que l’ensemble manquait d’un peu de folie et même si certains retournements de situation sont bien trouvés, je pense que j’aurais aimé être davantage surpris.

   Toutefois malgré ses défauts, 7 jours à River Falls peut aussi compter sur de jolies qualités pour séduire. La principale étant, pour moi, la construction choisie par l’auteur. Comme l’indique le titre du livre, on passe 7 jours dans cette ville des États-Unis, la chronologie ayant une place cruciale dans le récit. Ce point est très important car beaucoup d’évènements et de rebondissements vont jouer sur cette chronologie précise et cela renforce l’immersion en donnant le sentiment de vivre réellement l’enquête comme pourrait le vivre un inspecteur réellement. De plus, ça ajoute une certaine pression lors de la lecture parce que lorsque l’on démarre une nouvelle journée, on ne peut s’empêcher d’être plus stressé et impatient en même temps car on sait l’échéance plus proche. Prévoir le récit sur 7 jours a permis a l’auteur d’équilibrer comme il se doit les différentes phases de l’histoire et, coordonner au bon rythme du livre, on obtient une lecture assez soutenue où les temps morts sont rares. A vrai dire, j’en ai repéré un seul entre les journées 4 et 5… mais ça repartait ensuite de plus belle !

   Autre point qui m’a particulièrement charmé dans River Falls : le duo Logan / Hurley. L’un étant inspecteur, l’autre étant son ex-petite (aïe !) amie profileuse. Rien que cette petite description laisse augurer du très sympa. On se doute évidemment que les deux doivent avoir un passé commun fort, quelques petits secrets bien piquants… et pourtant ils continuent de se fréquenter et bossent même ensemble ici. Bref, le genre de relation que le petit lecteur que je suis adore suivre ! Et effectivement dans 7 jours à River Falls, ce duo fonctionne très bien. J’ai donc beaucoup apprécié ces deux personnages et leurs personnalités. S’agissant d’une trilogie, j’ai hâte de les retrouver et surtout d’en apprendre davantage. Un fil rouge supplémentaire et donc une raison supplémentaire d’être accroc ! Malheureusement je ne peux pas en dire autant des autres personnages, qui souffrent du même défaut que l’environnement décrit : un manque d’originalité flagrant. La plupart des protagonistes sont clichés à souhait. Certains m’ont quand même plu, notamment Sarah Kent, en particulier sur la fin, mais là aussi une petite touche folie aurait été la bienvenue.

   En conclusion, 7 jours à River Falls est un bon petit thriller. Plaisant à lire et disposant d’une construction sympathique, il permet de suivre une intrigue agréable, sans réels défauts mais pas exceptionnelle pour autant, en compagnie d’un duo Inspecteur / Profiler efficace. Le récit est rythmé, on ne s’ennuie quasiment pas, et le plaisir et la découverte de la lecture sont très présents, suffisamment pour rendre accroc et vouloir assister au dénouement. Toutefois, et comme vous pouvez le constater tout au long de cette chronique, l’originalité n’a pas été invité à River Falls. Le livre dans son ensemble est bon, mais en cherchant à proposer quelque chose de trop lisse et classique, comme si Alexis Aubenque souhaitait à tout prix réussir son essai dans le genre du thriller, il oublie de proposer ces fameux éléments permettant de se différencier de la masse et de nous marquer profondément. Reste un bon moment de passé… et c’est déjà pas mal !

Ma note : 14/20

[Chronique] Quatre garçons dans la nuit de Val McDermid

quatre garçons dans la nuit cover

Fiche technique du livre
Auteur : Val McDermid
Genre : Thriller
Année d’édition : 2005
Edition : J’ai lu
Langue : Française
Nombre de pages : 450 pages

Synopsis
St Andrews, un coin paisible d’Ecosse. Cette nuit-là, pourtant, un cadavre atrocement mutilé y est découvert par une bande d’étudiants éméchés : celui de Rosie, barmaid. Instantanément dégrisés, les jeunes gens alertent la police. Sans se douter que tout les accable : chacun d’eux n’avait-il pas un motif secret d’en vouloir à une fille aussi séduisante ? Faute de preuve, ils restent libres. Sauf que les frères de la victime, eux, sont bien décidés à les faire payer. Et le temps n’y changera rien, même si, trente ans plus tard, de nouvelles techniques d’investigation permettent d’espérer que la justice aura enfin le dernier mot. Mais le tueur veille encore…

Mon avis

   Tout d’abord, je rappelle que ce livre a été lu dans le cadre du challenge, Livra’deux pour pal’Addict et qu’il m’a été choisi par ma binôme Panthère, auteure du blog Livresquement. Je vous invite d’ailleurs à lire sa chronique du livre que j’ai sélectionné à cette occasion, Marina de Carlos Ruiz Zafon, qui semble très intéressant. Une aubaine que ce challenge et ce choix, car ce livre est dans ma Pile A Lire depuis longtemps. Quelle erreur ! Explications.

   Se déroulant dans un premier temps en 1978, nous sommes dès les premières pages plongés dans un calvaire. Quatre jeunes étudiants, amis depuis l’adolescence font une découverte qui bouleversera à jamais leur destin. Rosie, barmaid assez populaire d’un pub de la ville gît à leurs pieds. Désirant bien faire, ils contactent immédiatement la police. Seulement, et ils ne s’en doutent pas, ils constituent les suspects parfaits ! Rapidement la police voit en eux les criminels idéals et mènent une enquête importante afin de les coffrer… Le moral de ces petits jeunes est mis à mal et des dissensions se créent dans le groupe. Pourtant, les preuves manquent et l’affaire est classée sans suite… Durant 25 ans ! Les techniques d’investigation et d’analyse ADN évoluant, il est décidé de ré-ouvrir les enquêtes non classées… et je n’en dirais pas plus !

   Concernant l’histoire, beaucoup d’éléments m’ont plu. La construction du récit est un gros point fort. Globalement, Quatre garçons dans la nuit est composé de deux parties. Une première de 150 pages environ se déroulant en 1978 et une seconde, plus importante donc, se situant en 2003. L’auteur prends clairement le temps de poser son intrigue mais n’ennuie jamais. Commencer par une première partie aurait pu être inintéressant mais en nous faisant découvrir largement chaque protagoniste ainsi que l’enquête dans sa globalité, on est fortement impliqué et c’est un réel plaisir. On s’attache très vite aux quatre garçons aux personnalités si différentes tout en pensant que l’un d’entre eux pourrait être un criminel… ! Cette dualité est d’ailleurs un des autres atouts de ce livre. Au lieu d’avoir affaire à un simple psychopathe qui endosse le rôle du méchant, on cherche ici à découvrir les motivations et raisons qui auraient pu poussé à tuer Rosie. L’enquête évolue vite, donnant l’impression que l’on va rapidement connaître le fin mot. Mais c’est sans compter sur l’habilité de Val McDermid, qui en plus de jouer avec nos nerfs et notre esprit, se permet de complexifier son récit grâce à une seconde partie absolument réussie. Pas de baisse de rythme, les évènements s’enchaînent et s’emmêlent, j’étais juste curieux et impatient d’en apprendre plus. Je dois aussi souligner avoir été bluffé par la tournure que l’histoire prends sur les 150 dernières pages ainsi que par le dénouement, inattendu et bien trouvé.

   Autre argument de taille, j’ai beaucoup apprécié que l’auteur développe autant la psychologie de ses personnages notamment la manière dont l’enquête les affecte, que ce soit en 1978 ou en 2003. Elle n’est clairement pas restée à la surface des choses et c’est un plaisir de voir ces jeunes en proie à leurs doutes, mais aussi comment ils ont su évoluer dans leurs vies après cette douloureuse première partie. Bien qu’on suit principalement le personnage de Alex, très plaisant car imparfait mais très humain, j’ai aussi adoré les personnages de Ziggy et de Weird dont la personnalité tantôt déconcertante, tantôt intelligente et réfléchie m’ont beaucoup accroché. Sans jamais tombé dans le cliché, les personnages rencontrés au cours de la lecture sont tous très différents les uns des autres et ont su m’intéresser. Les dialogues et répliques utilisés valent aussi le coup !

   Je pense par ailleurs que le style d’écriture adopté y est pour beaucoup dans mon appréciation. Tout en étant simple, Val McDermid décrit avec une grande précision et une facilité déconcertante les actions et évènements. Criant de réalisme, on imagine immédiatement ce que subissent les personnages si bien que j’ai vécu cette lecture. Peut-être doit-on cette qualité à son passé de journaliste ? Quoi qu’il en soit, elle possède vraiment son style propre et sait accrocher le lecteur que je suis en quelques lignes.

   Mon seul (petit) reproche serait que je m’attendais à ce que l’auteure tire davantage bénéfice de l’environnement, l’Écosse, pour se démarquer des autres livres du même genre et proposer une lecture dépaysante. Attention, de nombreuses références sur ce pays sont disséminées dans Quatre garçons dans la nuit mais à quelques exceptions près, je pense que cela aurait pu être davantage unique. Toutefois cela n’entache en rien le plaisir de cette lecture.

   En conclusion, Quatre garçons dans la nuit fut (presque) un coup de cœur et une excellente surprise. Longtemps resté dans ma PAL, je n’en attendais pas grand chose et j’avais même peur d’être déçu. Une grossière erreur. Le livre remplit, à mon sens, parfaitement son contrat. Tous les ingrédients nécessaires pour avoir un parfait thriller sont réunis et j’ai vraiment été happé par l’histoire, l’intrigue et les personnages inventés par l’auteur. Haletant, bien rythmé, l’auteur a su joué avec mes nerfs jusqu’au bout et se permet de proposer des rebondissements fracassants et franchement bien vu. Oui, j’ai vécu ce récit. Oui, j’ai été plus qu’estomaqué par certaines situations. Surprenant à bien des égards, addictif et intéressant, Quatre garçons dans la nuit mérite vraiment une très bonne place dans votre bibliothèque. J’ai à présent hâte de lire d’autres thrillers de Val McDermid. Si l’auteure garde le même niveau de qualité et d’originalité dans ses autres œuvres, je pourrais bien tenir une nouvelle auteure fétiche ! Un de mes thrillers favoris cette année.

Ma note : 17,5/20

Bilan des lectures du mois de Novembre 2012

Bonjour à vous !

Qui dit nouveau mois dit… Bilan du mois précédent ! Aujourd’hui je reviens sur les lectures qui ont marqué ce mois de Novembre.

harlan coben sans un adieu cover fr loisirsAutre monde l'alliance des trois de Maxime Chattambilly bat tome 1 cover

 

billy-bat-tome-2Billy bat tome 3 coverbilly-bat-tome-4

Soit un total de 6 livres lus, dont 4 manga

Petit mois de lecture pour moi après un gros démarrage au début du mois. Chose étrange lorsque je lis des manga, j’ai pris mon temps pour lire Billy Bat. Pour autant, cela ne signifie pas que je me suis ennuyé sur cette lecture, c’est au contraire un très bon manga.
Par chance, ce mois-ci je n’ai pas eu de déception, que de bonnes lectures. Ma lecture du mois, celle qui se dégage des autres avec le recul n’est autre que Autre-Monde : l’alliance des trois, premier tome d’une longue fantastique chez Maxime Chattam. Je ne suis vraiment pas loin du coup de cœur et j’ai hâte de lire les tomes suivants afin de voir si l’auteur réussit à confirmer la qualité de cette saga.

Par ailleurs, j’en profite pour vous confirmer que vous trouverez une chronique pour chacun des livres ce mois-ci. N’hésitez pas à utiliser la fonction recherche du site pour lire celle de votre choix ou retrouvez la liste des chroniques du site en cliquant ici.

Et vous, qu’avez-vous lu ce mois-ci ?