[Chronique] One Piece, tome 66 : vers le soleil de Eiichiro Oda

ONE PIECE T66 vers le soleil

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga, shonen
Année d’édition : 2013 (VF) / 2012 (VO)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
L’île des hommes-poissons a décidé de tirer un trait sur ses vieilles rancœurs afin de nouer des liens avec les humains ! Cependant, ce jour de la réconciliation pourrait ne jamais arriver, car toute l’île est menacée de destruction par Noé ! L’équipage hissera ensuite les voiles vers le Nouveau Monde, où de vieilles connaissances guettent déjà leur arrivée…

Mon avis
Trois petits mois après le tome 65 : table rase (dont vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici), voici que le tome 66 pointe le bout de son nez. Tient-il ses promesses ?

   Reprenant exactement là où le tome précédent s’est achevé, le début de ce déjà soixante-sixième tome est l’occasion de clore, comme je le pressentais, l’arc sur l’île des hommes-poissons. Alors que notre cher équipage a aisément vaincu Hody et les autres rebelles, il reste un énorme problème de taille empêchant de célébrer la victoire : Noé. Ce gigantesque navire continue sa descente sur l’île des hommes-poissons et il est évident que son impact détruira tout simplement l’île entière. Après quelques rebondissements, s’en suit finalement un dénouement plus ou moins inattendu qui entraînera surtout des révélations très intéressantes. Le fan que je suis de l’univers de One Piece et de son histoire a clairement été ravi. Ce tome 66 distille en effet de nouveaux éléments sur les légendes entourant l’univers, en particulier sur le fameux trou de 100 ans dans l’histoire et les évènements qui s’y sont produit. C’est ainsi qu’on en apprend plus sur les fameuses armes antiques et leurs identités… Sans toutefois saisir toutes leurs complexités. Doucement, les éléments se mettent en place et le puzzle « historique » créé par Oda prend forme petit à petit.

   Outre cette partie qui me tenait à cœur, j’étais aussi content d’en apprendre plus sur l’évolution du gouvernement mondial durant ces deux années d’exil de notre troupe et je dirai que certaines révélations font plutôt froid dans le dos ! C’est que je m’inquiète pour mes joyeux lurons depuis le temps… La marine n’a pas dit son dernier mot et ils semblent plus que jamais prêt à tout ! C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’on fait la connaissance de l’unité du G5, qui causera à n’en pas douter de nombreux problèmes au Chapeau de paille. Les autres pirates ne sont pas en reste et c’est avec plaisir que j’ai accueilli un nouvel empereur et quelques membres de son équipage (Tamago est excellent !). Même après autant de tomes, Oda est encore capable de me surprendre par sa capacité à inventer des personnages totalement inédits ou de nouveaux lieux. On sent la montée en puissance des pirates dans le nouveau monde et les enjeux ne sont plus les mêmes. Le Nouveau Monde ne fera pas de cadeau. De quoi aiguiser ma curiosité sur de futures rencontres.

   Concernant la seconde petite partie du tome, la réelle arrivée dans le Nouveau Monde, j’avoue ne pas pouvoir me prononcer beaucoup dessus. Trop courte pour le moment, je ne sais pas s’il s’agit d’un nouvel arc ou juste d’une petite intrigue le temps de quelques chapitres. Je reste intrigué mais impossible de savoir ce que cela annonce. J’ai eu, comme très souvent à la fin d’un arc, l’impression que le « soufflet » retombe, qu’on repart sur quelque chose de plus calme pour recommencer (peut-être) de meilleure manière à nouveau. Pour ces raisons cette partie m’a moins emballé que le reste du tome.

   En conclusion, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce 66ème tome de One Piece. Durant la majeure partie du livre, les évènements et révélations (de plus ou moins grandes importances) s’enchaînent et tous les ingrédients qui font de ce manga un de mes favoris sont réunis. On retrouve l’humour burlesque, les personnages loufoques, l’univers riche, mystérieux, aux possibilités infinies et la maîtrise de l’oeuvre de Oda est incontestable. Il y a maintenant tellement de nouveaux éléments pour lesquels je suis impatient d’avoir des réponses ou des personnages que j’ai envie de rencontrer que je ferme les yeux sur la fin du tome, un peu moins bonne que le reste du livre. Vite, la suite !

Ma note : 17,5/20

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[Chronique] Retour au pays : prélude à L’assassin royal et aux Aventuriers de la mer de Robin Hobb

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Fiche technique du livre
Auteur : Robin Hobb
Genre : Fantaisie
Année d’édition : 2007 (FR) / 2003 (VO)
Edition : J’ai Lu
Prix : GRATUIT !
Langue : Française
Nombre de pages : 124 pages

Quatrième de couverture
« Ce que l’esprit conscient ne perçoit pas, le cœur le sait déjà. Dans un rêve. j’ai traversé comme le vent ce désert des Pluies, en rasant le sol mou, passant au travers des ramures qui se balançaient. Insoucieuse de la fange et de l’eau corrosive, j’ai pu voir soudain la beauté aux multiples strates des alentours. Je me tenais en équilibre, oscillant, comme un oiseau, sur une fronde de fougères. Un esprit du désert des Pluies m’a murmuré : « Essaie de le dominer et il t’engloutira. Incorpore-toi à lui, et tu vivras. »

Mon avis
Depuis ma lecture du premier cycle de l’Assassin Royal, Robin Hobb est devenue l’une de mes auteures phares en matière de fantaisie. Ce n’est donc pas surprenant que j’envisage de lire Les Aventuriers de la Mer et que le premier tome se trouve dans ma PAL. Pour bien faire, j’ai quand même décidé d’attaquer Retour au pays qui se positionne comme un prélude aux « Aventuriers ».

   Écrit sous forme de journal intime, l’histoire nous plonge dans une époque où le calendrier des Lunes de « X » existait encore, sous le règne du très auguste et magnifique gouverneur Esclépius. Le personnage principal de ce récit est une dame, précisément Dame Carillon Valjine Rochecarre (!). Artiste de profession et noble de naissance, Carillon a épousé Jathan Rochecarre, noble de Jamaillia avec qui elle a eu trois enfants. Tout va plutôt bien pour cette famille de la haute société jusqu’au jour où commence son périple. Dès les premières pages, on comprend vite que ce voyage va être bien plus pénible que prévu. La traversée se révèle périlleuse, la météo n’étant pas au rendez-vous et Carillon étant enceinte, les conditions ne sont pas favorables à un bon voyage. Seulement, lorsqu’elle apprend qu’elle se dirige vers une terre inconnue, dite d’exil, parce que son cher mari a comploté contre le gouverneur, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase… En route alors pour une terre nouvelle, le Désert des pluies, et vers la découverte d’un nouveau foyer.

   J’étais heureux de retrouver la plume de l’auteure, toujours aussi efficace, mais moins lourde que pour ses autres récits. Ici, elle a tendance à aller davantage droit au but et même si sa « patte » est moins prononcée, je trouve que ça colle bien avec cette lecture sous forme de journal intime. Malgré la petitesse de la nouvelle, je me suis attaché relativement vite à cette noble qui voit son destin bouleversé pour la simple raison d’être la dame d’un traître. Tout au long du récit, Carillon ne cessera d’évoluer en tant que personne et j’ai vraiment apprécié voir son adaptation à l’environnement, aux personnages l’entourant mais aussi sa prise de conscience de son rôle de mère et de sa personnalité d’artiste. Je craignais que 124 pages ne soient pas suffisantes pour développer un personnage correctement mais j’avais tord. Robin Hobb a une réelle capacité à faire vivre son récit et les autres personnages ne sont pas en reste. Très différents, originaux et charismatiques, chacun bénéficie d’un caractère unique. J’ai notamment apprécié Rouaud et Eclaire en plus de l’héroïne.

   L’histoire avance relativement vite et c’est avec beaucoup de curiosité et d’amusement que j’ai découvert ce qui va devenir le Désert des pluies. Les descriptions sont excellentes et on imagine aisément cette terre mystérieuse, à la fois si hostile et accueillante, où tout est différent mais où la vie doit continuer. L’intrigue n’est pas très complexe et ne déborde pas de rebondissements inattendus. Elle se laisse suivre avec plaisir mais je ne pense pas que ce soit le point sur lequel l’auteure se soit focalisée. Clairement, le but de ce prélude est bien d’apporter un regard différent et de montrer, par les yeux de Carillon, les légendes entourant le fondement d’un pays culte que l’on retrouve dans les Aventuriers de la Mer, mais pas uniquement. En effet, c’est aussi l’occasion d’y parler « magie » et d’aborder, de façon un peu similaire d’ailleurs, un élément central vu dans l’Assassin Royal. Des clins d’œils qui apportent de la consistance à l’univers et qui raviront les fans à coup sûr. Là où l’auteure reste fortiche, c’est que même en écrivant un prélude se déroulant bien avant ses autres sagas, le mystère sur les Anciens reste toujours aussi bien conservé. On l’approche, on imagine et on recoupe des informations, mais on ne saisit jamais vraiment le mythe de ce peuple disparu. D’ailleurs, au vu des éléments développés dans Retour au pays, je recommande cette lecture aux amateurs de Hobb, ceux qui ont lu au moins un cycle de l’une de ses sagas, afin de mieux saisir les subtilités présentes.

   En conclusion, j’ai passé un agréable moment avec cette très courte nouvelle qu’est Retour au pays. Robin Hobb sait nous emporter dans son univers et apporte ici une nouvelle facette à ses sagas en présentant les pionniers du Désert des pluies. Subtile, l’auteure conserve le mystère des Anciens tout en continuant à nous faire imaginer et réfléchir sur son univers et ses mythes. Évidemment, avec 124 pages, il ne faut pas s’attendre à retrouver la richesse de ses autres œuvres. Il s’agit là, d’une mise en bouche, de qualité, qui permet de replonger dans un univers attractif et qui donnera surtout envie de se consacrer aux autres sagas de l’auteure, en particulier les Aventuriers de la Mer ou la Cité des Anciens.

Ma note : 15,5/20

In my mailbox (9)

“In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. C’est Liliebook qui s’occupe de la gestion des In My Mailbox français.”

mailbox 14 04 2013

Bonjour à vous !

Quoi de mieux que quelques nouveautés livresques pour accompagner (enfin !) ce début de printemps ? Mes nouveaux achats cette semaine sont :

  • Billy Bat, tome 6 de Naoki Urasawa. Je continue assidument à suivre cette série, et au vu des éléments mis en place dans l’épisode précédent, je suis très impatient de voir le dénouement ici. Vous pouvez revoir ma chronique du tome 5 en cliquant ici.
  • One Piece, tome 66 : vers le soleil de Eiichiro Oda. Une grande histoire d’amour qui n’en finit pas entre ce manga et moi ! Comme pour Billy Bat, je devrais assister à la fin d’un cycle. J’avais tellement hâte de lire ce tome que je l’ai déjà commencé… alors que j’écris seulement ce IMM ! Idem, vous pouvez retrouver ma chronique du tome 65 en cliquant ici.
  • Autre-monde, tome 2 : Malronce de Maxime Chattam. Petit coup de cœur l’année précédente avec l’Alliance des trois, c’est avec beaucoup de curiosité et aussi d’impatience que j’attendais ce second tome au format poche. J’espère retrouver et parcourir davantage cet univers original et être surpris à nouveau. Là encore, vous pouvez lire, si vous le souhaitez, ma chronique du premier tome en cliquant ici.

Un In my mailbox composé que de suites de saga donc !

Et vous, pour quel(s) livre(s) avez-vous craqué récemment ?

[Mes Actua-Littés] Les Aventuriers de la mer en BD aux Editions Soleil

Avis à tout les fans de Robin Hobb, qu’ils connaissent déjà les œuvres de l’auteur ou souhaitent les découvrir d’une manière différente, Les Aventuriers de la mer seront bientôt publiés en bande-dessinée, une exclusivité française à l’heure ! Voici la superbe couverture :

Les aventuriers de la mer BD

(Cliquez sur la couverture pour agrandir et profiter du superbe visuel)

Le synopsis pour ce premier tome, intitulé « Volume 1 : Vivacio » est le suivant : À Terrilville, les familles marchandes serrent les dents en attendant des jours meilleurs. Heureusement elles peuvent toujours compter sur leurs fabuleuses Vivenefs, bateaux vivants, grâce auxquelles elles continuent de régner sur les mers… À la mort de son père, Althéa Vestrit s’attend à recevoir la Vivenef Vivacia mais le bateau revient à sa sœur Keffria et à son époux. Cependant, Althéa est bien décidée à récupérer le Vivacia…

A noter que l’on retrouvera Audrey Alwett au scénario et DIMAT au dessin. Pas de planches disponibles pour le moment, juste une date : le 12 Juin 2013, soit deux petits mois à patienter encore. Le prix, comme d’habitude, sera de 13,95€ TTC.

NB : Pour un avis sur le roman fantaisiste dont est tiré cette bande-dessinée, cliquez ici !