[Chronique] One Piece, tome 70 : Doflamingo sort de l’ombre de Oda Eiichiro

one piece tome 70

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Manga / shonen
Année d’édition : 2014 (VF)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 208 pages

Synopsis
Ecoeuré par César, Luffy le terrasse avant de l’expédier à l’autre bout de Punk Hazard, au risque de faire échouer le plan de Law.
D’autant plus que des subordonnés de Doflamingo sont déjà sur l’île et affrontent Franky.

Law et Luffy parviendront-ils à reprendre César et, par extension, à affaiblir Doflamingo, capitaine Corsaire, mais aussi maître des réseaux de l’ombre et principal fournisseur de Kaido?

Mon avis
Un flash, une illumination. L’esprit sait : One Piece, tome 70 doit sortir dans les jours qui viennent ! Confirmation. Achat. Lecture. Le rituel est immuable.

   Le tome redémarre sur les chapeaux de roues avec la suite et la fin de la course poursuite sur l’île de Punk Hazard. Alors que le gaz continue son invasion dans toutes les parties du bâtiment, Luffy a encore des comptes à régler avec César. Malheureusement, le temps leur est compté, et l’intervention des sbires de Domaflingo risque bien de changer la donne…

   La première partie de ce tome va rapidement en méga bordel bourré de gags. Comme on pouvait déjà l’apercevoir avant, César ne fait absolument pas le poids et se fait vulgairement écraser, ce qui donne lieu à des images plus tordantes les unes que les autres. L’auteur continue à fournir des dessins au trait exagérés et humoristique vraiment réussis. C’est aussi l’occasion de revoir notre cher Franky, que je croyais oublié tant il s’est montré absent jusque là dans cet arc ! Il a enfin droit à son quart d’heure de gloire, et comme le reste de la team, j’ai halluciné par les changements de puissance et de technique qui se sont opérés pour lui. Je me demande si cela ne va pas causer des problèmes de cohérences ensuite avec de trop grands écarts de puissance entre les personnages ennemis et notre troupe et donner des situations à la Bleach où chaque nouvel ennemi était 100 fois plus fort que le précédent mais finissait par tomber aisément quand même. Eiichiro Oda a réussi à offrir des combats plus ou moins intéressants jusque là et même si Luffy et son équipage sont des novices par rapport à Barbe Blanche, les affrontements ont toujours su garder un côté imprévisible et menaçants. Là, pour une fois, je dois avouer que c’était décevant de ce point de vue, tant l’issue était courue d’avance.

   Cela fait à présent un petit moment que les aventures dans le nouveau monde ont commencé et que les mystères autour des personnages, en particulier les organisations mondiales s’épaississent. Et bien ne croyez pas qu’avec la fin de cet arc ce sera le contraire. L’auteur distille toujours ses informations au compte goutte et j’ai notamment été choqué d’apprendre par exemple que Baggy était devenu un pirate corsaire ?! D’autres identités restent volontairement secrètes, d’anciens personnages font un retour dans de circonstances mystérieuses et ne semblent pas vouloir en dire plus… Bout à bout, ces éléments m’ont beaucoup frustré car même si l’auteur a la volonté de faire de One Piece le plus long manga du monde, j’ai besoin en tant que lecteur d’en savoir plus ! J’ai eu l’impression qu’une petite révélation entraînait dix questions supplémentaires… Imaginez si vous en avez quelques unes ! J’ai donc hâte que tout nous soit dévoilé, que l’on puisse aussi passer à autre chose et en apprendre plus sur l’univers ou sur le fameux « trou » de 100 ans dans l’histoire du monde. Car oui, sur ces points là aussi on n’est pas plus renseignés qu’auparavant !

   Néanmoins, cette frustration ne doit pas m’empêcher de reconnaître qu’une fois de plus, j’ai passé un très bon moment de lecture, rempli de sourire et d’étonnement. Ma plus grande surprise concerne d’ailleurs le fameux personnage qui donne le titre à ce tome : Domaflingo ! Il n’est pas du tout comme je l’imaginais. Puissant, cruel, probablement fou (comme la moitié des personnages cela dit), il est aussi déterminé et semble proche et protecteur envers son équipage. Des réactions que l’on ne voyait pas chez les précédents « ennemis » et cela m’a rendu vraiment curieux. Un agréable changement qui donne du poids à ce personnage.

   Quant à la tournure des évènements progressivement mise en place durant le tome, elles vendent tout simplement du rêve ! Entre la fin, les petites révélations faites, l’alliance Trifouilliis Law / Luffy et l’arrivée à Dressrosa, je m’attend à un enchaînement survitaminé à la manière de l’arc consacré à l’archipel de Saboady ou à celui de la grande bataille. Tout les éléments sont réunis en tout cas, donc le contraire me décevrait.

   En conclusion, One Piece ne déçoit pas avec ce 70ème tome mais frustre tout de même beaucoup, malgré un Domaflingo surprenant à bien des égards. L’histoire se révèle toujours aussi farfelue, attachante et addictive. Les révélations continuent de se faire au compte goutte tandis que les questions sur les personnages et l’univers se multiplient, ou restent simplement sans réponses. Rageant, mais pas autant que de terminer sur un chapitre riche en promesse, qui laisse imaginer un nouvel arc de folie… si l’on prend le courage d’attendre encore trois mois !

Ma note : 15/20

[Chronique] Les vacances d’un serial-killer de Nadine Monfils

les vacances d'un serial killerFiche technique du livre
Auteur : Nadine Monfils
Genre : Humour noir / Contemporain
Année d’édition : 2011
Edition : Pocket / Belfond
Prix : A partir de 6,20€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 256 pages

Synopsis
En quittant sa fabrique de boulettes sauce lapin pour l’été, Alfonse s’imaginait pépère au soleil de la mer du Nord… Des vacances ? Tu parles !
On n’a pas fait 100 bornes que sa femme, mégère aux fausses allures de starlette, et ses gosses, deux ados décérébrés, lui tapent sur le pompon. Et que dire de sa belle-mère et de sa roulotte pourrie qui casse l’esthétique de la bagnole ?
Avec soixante ans de retard, Mamie a décidé de jouer les Bonnie and Clyde avec le premier julot venu. Elles vont être belles les cartes-postales !

Mon avis
Voilà un moment que je souhaitais me faire plaisir en lisant Les vacances d’un serial killer, une lecture me paraissant plutôt décalée et drôle. Le contrat est finalement plutôt bien rempli. Explications.

   La famille Destrooper, belge, visiblement frappée comme il faut, s’apprête à partir en vacances sur les côtes de la mer du Nord dans la « superbe » voiture tunée du chef de famille, Alfonse, mais aussi de Mémé Cornemuse, qui les suit partout dans sa fameuse caravane. Le voyage commence à peine que l’on comprend qu’on n’a pas à faire à une famille normale : Josette, l’épouse d’Alfonse, ne possède pas une once de bon sens et se fait voler son sac à main à un stop par un motard. Ses deux enfants, Lourdes et Steven, s’ennuient à mourir au bout d’une heure de trajet et ne semblent pas disposer à se montrer sympathiques… Quant à la Mémé Cornemuse, complètement barrée, vulgaire et alcoolique, elle sera bien vite abandonnée sur le chemin lorsque sa caravane se détachera de la voiture… pour finalement arriver plus vite que la petite famille aux Mouettes rieuses, lieu de leurs vacances !

   Tout d’abord, j’aimerais insister sur le fait qu’il m’est difficile de classer ce livre. A mon sens, ce n’est clairement pas du policier comme j’ai pu le lire sur certains sites. C’est avant tout un roman contemporain, très humoristique et utilisant, à la rigueur, quelques ficelles du livre policier. Ne vous attendez pas à vivre une enquête palpitante car ce ne sera pas le cas. Dans les vacances d’un serial killer, c’est l’humour noir et les jeux de mots désopilants qui dominent, ainsi qu’une histoire tout bonnement improbable. Nadine Monfils emploie tout l’argot belge à sa disposition pour servir son récit. Parfois vulgaire, parfois loufoque, sa plume ne laisse en aucun cas indifférent. Elle a un style vraiment bien à elle auquel on adhère entièrement ou pas.

   Son autre force, c’est sa maîtrise de l’écriture des dialogues, qui pourraient aisément figurer et se retranscrire comme tel au cinéma. On trouve dans l’ensemble peu de passages narratifs ou descriptifs, tout se déroule dans les conversations entre les personnages fous à lier où les répliques mordantes fusent à vitesse grand V. Cela donne au récit un rythme très dense, impression décuplée par la présence de multiples points de vues et de chapitres très courts. On virevolte de bêtises en bêtises, d’un personnage à un autre sans avoir le temps de dire ouf. Je n’ai eu de cesse de me demander qui était au final ce fameux serial killer dont parle le titre, rôle qui pourrait s’appliquer à tellement de personnes. Pour l’histoire en elle-même, agréable mais courte, je retiendrai qu’à la manière d’un bon film comique, les blagues et les évènements impensables servent l’intrigue et non l’inverse. Mais c’était tellement amusant ! Il n’y a pas une once de crédibilité dans ce récit et pourtant j’ai été accroché du début à la fin !

    Impossible de ne pas parler du personnage de Mémé Cornemuse qui m’a scotché, voir même fasciné ! On ne sait jamais quelle nouvelle carte elle va sortir de sa manche, quelle action improbable elle va accomplir ou la future réplique tordante qu’elle va asséner. Gratinée de défauts comme pas deux, plus que frivole et grandement vulgaire, je n’ai pu que l’apprécier tant elle unique en son genre. Un personnage comme on rencontre très peu en littérature. Les autres protagonistes ne sont pas en restes et réservent de très bons moments de folies, mais honnêtement, c’est difficile de passer après cette fameuse grand-mère.

   Bien qu’inattendue, la fin ne m’a pas franchement convaincu. D’accord, au vu de l’histoire développée, drôle, plutôt décalée mais peu profonde, je n’attendais pas une conclusion incroyable. Cependant, j’aurais apprécié qu’elle soit servie de manière moins abrupte, mieux finie. L’auteure propose tout de même un (très) court épilogue sur le futur des personnages rencontrés, mais je suis resté sur ma faim. Une cinquantaine de pages d’amusement supplémentaires ne m’aurait certainement pas déplu !

   En conclusion, j’ai passé un bon moment de lecture et de détente avec Les vacances d’un serial killer. Méchamment drôle, j’ai suivi avec plaisir ce récit totalement improbable en plein cœur de la Belgique. Doté d’un style d’écriture unique auquel se mêle habilement argot, vulgarité et grossièretés en tout genre dans d’omniprésents dialogues, l’histoire a su me divertir et me faire rire comme peu avant. Ne cherchez pas la complexité et la profondeur, Les vacances d’un serial killer ne vous offrira que du fun. Avec un si bon script disponible, je me languis à présent de voir le cinéma s’approprier l’adaptation. Et je suis sûr que Mémé Cornemuse aussi.

Ma note : 16/20

[Chronique] La communauté du sud, tome 13 : La dernière mort de Charlaine Harris

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Fiche technique du livre
Auteur : Charlaine Harris
Genre : Bit-lit
Année d’édition : 2013 (VO) / 2014 (VF)
Edition : J’ai lu
Prix : 8,95 euros
Langue : Française
Nombre de pages : 379 pages

Synopsis
Sookie et Arlene, c’est une longue histoire. Le jour où Arlene veut reprendre son job, Sookie ne voit pas pourquoi elle lui ferait ce plaisir. Après tout, Arlene a tout de même voulu la faire crucifier ! Quand à sa relation avec Eric Northman, elle s’évapore dans un silence glacial, et il ira jusqu’à ordonner à ses vampires de garder leurs distances…
Quand Sookie en apprend la raison, elle est dévastée. Les choses se compliquent encore pour elle quand Arlene est retrouvée morte. Elle est immédiatement soupçonnée du crime. Enquêtant sur cette affaire, Sookie va alors découvrir que la vie à Bon Temps a de quoi faire frémir.

Mon avis
La communauté du sud… 13 tomes déjà où je suis les folles aventures de Sookie Stackhouse dans la bourgade de Bon Temps… Une lecture qui me poursuit depuis déjà plusieurs années à présent et avec laquelle je passe toujours un excellent moment. Que nous réserve ce final ?

   Après un prologue spécial et plein de mystères, qui annonce déjà de belles choses pour la suite de l’intrigue, on retrouve notre Sookie internationale, chez elle, juste après les événements finaux du tome 12. Une fois encore, elle est mal en point, mais cette fois surtout psychologiquement. C’est une grosse remise en question pour l’héroïne qui en a clairement marre de risquer sa vie à chaque tome, de causer des meurtres, d’être déçue et trahie par des créatures dont elle ne comprend pas les stupides traditions barbares, et le cœur brisé car elle craint le pire quant à sa relation avec Éric Northman. Autant dire que mis bout à bout cela fait beaucoup pour une personne qui a déjà tant vécu en trois ans. Pourtant elle tente de laisser ses problèmes de côté et de reprendre goût à la vie, humaine. Jusqu’à ce qu’Arlene, soudainement sortie de prison re-débarque à Bon Temps et où une machination s’enclenche…

   Scénaristiquement intéressant, ce tome fait, comme les précédents, la part belle aux liens et aux clins d’œil avec l’histoire de la saga dans sa globalité. Dernier tome oblige, Charlaine Harris a mis les petits plats dans les grands et s’est arrangée pour ressortir un sacré paquet de personnages. Par contre une fois n’est pas coutume, il faut reconnaître que c’est plutôt long à démarrer, surtout avec si peu de pages dans un tome. L’auteure se concentre beaucoup dans un premier temps sur les conséquences des derniers gros événements et ceux qui sont allergiques à Sookie dans le rôle de la petite Causette vont certainement devenir fous. Car c’est réellement une multitude d’apitoiements et de plaintes qui s’enchainent, le tout couplé à la petite vie de Sookie (« quel bonheur de prendre une douche de ce temps si chaud, j’en profite pour m’épiler les jambes… »). Cependant, c’est toujours écrit avec beaucoup de dérision et la plume de l’auteure m’emporte très facilement dans cette vie plutôt cocasse. Les citations, phrases ou passages cultes ne manquent donc pas !

« Je ne contrôlais pas grand chose, dans ma vie, mais au moins, mes tiroirs étaient impeccables. »

   Néanmoins, une fois les nouveaux événements de ce tome enclenchés, le récit bénéficie d’une très grande efficacité et dispose de peu de temps morts (sauf pour faire dormir Sookie qui en a grandement besoin !). L’intrigue s’est révélée très plaisante avec de jolis rebondissements jusque la fin très accrocheuse. On retrouve cet aspect proche du polar avec l’envie d’en savoir plus sur cette enquête le tout saupoudré à la sauce Stackhouse. Plus que jamais, elle nous emmène dans son petit monde, où moult connaissances débarquent, où les bizarreries s’enchaînent, presque naturellement. On suit beaucoup les amourettes de l’héroïne et pour ma part avec le plus grand intérêt. C’est finement joué de la part de Miss Harris. On sait qu’avec Éric c’est compliqué et avec Sam étrange, voir trop étrange, pour que cela se fasse. Puis, c’est le tome final, notre chérie ne peut donc finir seule… L’auteure profite alors des multiples retrouvailles pour créer l’émotion ou jouer avec le feu et ça marche parfaitement car je me suis totalement prêté au jeu, frémissement à chaque nouvelle bombe approchant la belle.

   Qu’en est-il du final réellement ? Honnêtement, dans sa majeure partie si l’on excepte un démarre long, de légers soucis de rythme, des éléments encore plus dingues que d’habitude (on est habitué et j’ai même eu l’impression que les personnages eux mêmes ironisaient les situations), on a quand même un bon voire très bon dernier tome. L’essence et les particularités de la saga sont largement présentes et je ne pense pas que ce tome puisse déplaire à ceux qui apprécient la série. Par contre, et c’est évidemment entièrement subjectif, quelle stupide idée d’avoir fini l’histoire ainsi !! Tout était parfait jusque l’avant dernière page et sincèrement je n’avais pas de réelles raisons d’être mécontent. Mais vient cette fameuse dernière page qui me tombe dessus, sans prévenir. J’ai tourné à plusieurs reprises les pages qui suivent afin d’être sûr de n’avoir rien raté, me demandant même s’il n’y avait pas eu un souci d’impression !!! Mais non c’était bien la fin… Mince ! Deux pages de plus et ça aurait été top. Là j’ai surtout été frustré…
Cela dit je dois mettre de l’eau dans mon vin et reconnaître que si je ferme les yeux sur ce que je considère être une bêtise finale ou un bon gros troll des cavernes, La dernière mort fait honneur à la série en m’offrant un tome digne de mes attentes et une belle manière de conclure cette série qui se place comme un de mes plaisirs coupables favoris.

   En conclusion, La dernière mort m’aura fait vivre un dernier moment chaleureux en compagnie de Sookie. Truffé d’apparitions coup de cœur et de liens avec les précédents tomes, ce final condense l’essence et les qualités m’ayant fait succomber à cette saga au charme si… vampirique. Sans atteindre la perfection souhaitée, l’intrigue se montre solide quand bien même les dernières pages déçoivent légèrement ; toutefois pas suffisamment pour m’empêcher de vous recommander la série complète qui saura plaire aux amateurs de frissons, d’humour et d’amour. Qu’on se le dise, je ne pense pas qu’il s’agisse de la série ultime. Néanmoins, la mayonnaise prend si bien qu’il serait fâcheux de se refuser ce délice. C’est maintenant avec un pincement au cœur que je quitte Bon Temps et ses mystères, la tête pleine de tendres souvenirs.

Ma note : 17/20

« Je m’ébrouais, comme un chien qui sort de l’eau, rejetant regrets et impatience au loin. »

[Chronique] One Piece, tome 69 : SAD

one piece tome 69

Fiche technique du livre
Auteur : Eiichiro Oda
Genre : Shonen (manga)
Année d’édition : 2013 (VO) / VF (2014)
Edition : Glénat
Prix : 6,90 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 256 pages

Synopsis
La situation devient critique : le gaz toxique “Morte-Terre” commence à s’infiltrer dans le laboratoire ! Maintenant, Luffy et ses amis doivent non seulement capturer César Clown, mais aussi rejoindre la sortie au plus vite ! Réussiront-ils à contrecarrer les plans diaboliques de leurs adversaires ?!

Mon avis
Soixante-neuvième tome d’une saga qui ne finit plus de me rendre fou, voici SAD ? Mais qu’est-ce donc ?!

   La série continue sa montée en puissance dans le Nouveau Monde avec ce nouveau tome, qui pour coup, bénéficie de 50 pages supplémentaires pour le même prix ! Un cadeau de l’auteur qui désirait nous faire découvrir le chapitre 690 (!) et l’on comprend rapidement pourquoi. Depuis que Morte Terre a été lâché sur l’île de Punk Hazard, rien ne va plus ! Les hommes souffrant de ce gaz mortel sont de plus en plus nombreux et les survivants ont du se réfugier à l’intérieur du laboratoire géant de César, qui prévoit toujours de lancer son ultime expérience devant les yeux des courtiers de l’ombre et le fameux Joker. Par chance, Law, Smoker, Tashigi et l’équipage du chapeau de paille vont pouvoir s’en mêler mais c’est sans compter sur la présence de « Monsieur » Vergo… Quel est son véritable pouvoir ? Et quelle est cette mystérieuse expérience que ce fou de César souhaite accomplir ? Autant de questions qui viennent s’ajouter aux précédentes non résolues et qui promettent donc un tome bien rempli !

   Je ne vous ferai pas languir cette fois-ci. De la couverture absolument sublime, qui offre un parfait aperçu des éléments de ce tome qui est une vraie pépite, j’ai pris énormément de plaisir à dévorer ces nouveaux chapitres de la saga de piraterie la plus folle au monde. On retrouve les grands moments de bordel et de cacophonie chers à Eiichiro Oda, toujours aussi bien maîtrisés. L’action et les rebondissements sont omniprésents. Une fois n’est pas coutume, c’est une course à la montre qui s’enclenche pour nos héros, ce qui vient ajouter du piment à une affaire déjà bien corsée. La deuxième partie du tome enchaîne quant à elle les révélations croustillantes et ce jusqu’au final assez épique que j’ai été obligé de relire trois fois tant celui-ci me plaisait ! Il est évident que le Nouveau Monde nous réserve des choses simplement incroyables et les tomes à venir ont un potentiel gigantesque à développer. Impatient d’en savoir plus, sincèrement.

   Malgré le rythme très soutenu du tome, l’auteur a su prendre le temps de faire briller chaque personnage (hormis Franky, qui a tout bonnement disparu ?) d’une certaine manière. Là où Chopper nous démontrera une fois de plus son extrême bienveillance, on a aussi l’occasion de découvrir davantage les progrès, parfois énormes, de notre petite troupe, ce qui m’a fait halluciner, je l’avoue ^^ ! Certains ennemis sont enfin plus présents et gagnent en intérêts et l’on découvre même de nouvelles têtes, bien que je pense qu’ils auraient gagné à être encore plus développé pour l’instant. Quant à Joker, il me perturbe complétement ! Mais que veux-t-il ? Ses buts sont étrangement obscurs et son comportement dérangé ne m’aide pas à l’apprécier. Néanmoins, je ne peux pas m’empêcher de souhaiter qu’il apparaisse plus, et ce rapidement, car il m’intrigue bien trop !

SAMSUNG   SAD m’a fait vivre toute sorte d’émotion, les alternant souvent et avec brio. On passe du comique à des scènes sincèrement touchantes, surprenantes, excitantes ou carrément grotesques. L’aspect comique, plutôt présent est celui que je retiens davantage car ça a été un vrai régal, en particulier les scènes où l’on retrouve César (photo ci-dessus). On sent que l’auteur s’est complètement lâché en le créant ! Ses réactions et expressions frôlent le summum de la stupidité, tout en étant inattendues et très drôles ! Il est d’une malfaisance telle que ça en devient amusant. J’ai beaucoup ri face à la palette d’expressions faciales imaginées par Oda et il serait difficile d’en sélectionner une en particulier tant les dessins sont réussis et poilants. Un grand bravo pour ce personnage donc, qui permet de surcroît de détendre l’atmosphère dans un tome assez sérieux dans l’ensemble. Soulignons aussi les blagues faites par Usopp, Barbe brune, Sanji, ou encore le ridicule Kinémon. J’ai aussi été satisfait de retrouver certains thèmes chers à l’auteur tel que la justice, la vérité voire l’honneur.

   Allez, parce que tout ne peut pas être parfait, je me permets d’adresser un léger reproche à ce tome. J’ai le sentiment que les traducteurs s’autorisent un peu trop de libertés sur les termes utilisés. Rien de bien méchant j’en conviens, mais ça pique les yeux… et avec de si beaux dessins pour illustrer ces jolis mots, c’est dommage, non ?

   En conclusion, One Piece continue de me faire rêver avec ce soixante-neuvième tome, l’un des meilleurs depuis le début de la partie consacrée au Nouveau Monde. Avec un rythme plus soutenu que jamais et une troupe de personnages toujours aussi déjantée, je me suis une fois de plus follement amusé en suivant cette course poursuite dans le laboratoire du profondément malade qu’est César. Avec une parfaite maîtrise quant à la manière de conter son histoire, l’auteur alterne les scènes d’action aux passages comiques ou touchants avec brio et la magie opère avec merveille. Alors quand les derniers chapitres offrent des moments épiques et d’intéressantes révélations, je ne peux qu’être sous le charme…

Ma note : 18/20

[Mes Actua-Littés] Nouvelle édition pour Tsubasa, Reservoir Chronicle

Voila qui pourra intéresser les nombreux lecteurs qui hésitaient à commencer Tsubasa, Reservoir Chronicle des CLAMP. Pika tentera de remettre sur le devant de la scène la série shonen  en proposant des doubles tomes à compter du 13 Novembre 2013. Le tarif annoncé est de 10,90 euros TTC soit une petite économie par rapport au format d’origine, même si cela reste un poil trop cher à  mon goût (la série se faisant vieillissante et ayant déjà du être rentabilisé, un tarif de 9,90 euros aurait été plus sympa).

Pour l’occasion, l’éditeur proposera de toutes nouvelles couvertures ainsi que des illustrations couleur à l’intérieur de chaque tome. Une occasion rêvée pour ceux souhaitant découvrir la série de le faire en réalisant quelques économies. Voici notamment la première qui sera proposée :

Tsubasa reservoir chronicle

Pour rappel, le synopsis est le suivant : Dans le pays de Clow vivent Shaolan et Sakura, qui s’aiment secrètement depuis l’enfance… Un jour, une attaque ennemie vient bouleverser l’harmonie qui régnait dans leur pays et les plumes des ailes de Sakura, symbolisant son âme et sa mémoire, se dispersent aux quatre vents.
Seule la Sorcière des Dimensions peut aider Shaolan à retrouver les fragments de souvenirs de Sakura. Mais le prix à payer pour ce voyage ne sera-t-il pas trop lourd pour lui ?

La série dans son intégralité comporte 28 tomes et disposera donc de 14 tomes doubles et il est prévu pour l’instant une parution mensuelle. Gros projet des CLAMP (collectif de dessinatrice et d’auteure), Tsubasa est d’autant plus original que la série se déroule en parallèle d’une autre série des auteurs : XXX Holic. Pour ceux qui lisent les deux il est donc très intéressant de voir comment certains évènements influencent l’autre série ou d’assister à des rencontres entre les deux.

xxx-holic-tome-1

 En quelques mots…

Pour ma part je ne peux que vous recommander l’achat si vous êtes fan de fantastique, d’ésotérisme et bien sûr de manga. C’est une série fraîche, très originale avec des personnages extrêmement attachants (Haaa Fye !). Le qualificatif le plus approprié serait dépaysant. En effet, notre joyeuse troupe voyage de monde en monde et c’est toujours un réel plaisir de découvrir de nouveaux personnages et un nouvel univers. De plus la série ne manque pas de rebondissements et prends même une tournure intéressante et osée vers le 20ème tome et ce jusque la fin, qui vous déboussolera assurément ! C’est en plus une belle opportunité de découvrir une œuvre majeure des CLAMP et leur dessins si fouillés. Du tout bon donc 🙂

En bonus :

tsubasa dessin tome 1