[Chronique] Autre-Monde, tome 5 : Oz de Maxime Chattam

autre monde tome 5

Fiche technique du livre
Auteur : Maxime Chattam
Genre : Jeunesse / Fantastique
Année d’édition : 2012 (VO – VF)
Edition : Le livre de poche
Prix : 7,60 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 456 pages

Synopsis
Cap sur l’Europe ! Pour tenter de vaincre Entropia, l’Alliance des Trois s’embarque pour le vieux continent. Objectif : mettre la main sur le Cœur de la Terre. Mais c’est un pays hostile qui les attend, où les Cyniks ont asservi les enfants. Obstacles, pièges, trahisons, les jeunes héros parviendront-ils à leurs fins ? Ou le chaos mortifère d’Entropia aura-t-il raison d’eux ? La quête de Matt, Ambre et Tobias est loin d’être terminée…

Mon avis
Après un quatrième tome qui me réconciliait grandement avec la série et la promesse d’un nouveau voyage palpitant, je ne pouvais être qu’impatient de démarrer Oz.

   Le quatrième tome était l’occasion de démarrer un nouveau cycle, centré autour de la découverte d’une étrange menace, un nouvel ennemi au nom d’Entropia. Le mystère reste grand, mais notre troupe préférée est repartie sur Eden afin de préparer ce qui s’annonce peut-être comme l’ultime voyage : traverser l’océan atlantique et rejoindre l’Europe. Un continent lointain pour ces jeunes Pans qui ne savent absolument pas ce qu’ils vont y trouver, n’ayant eu aucun contact avec le monde depuis la Grande Tempête. Pourtant, c’est peut-être leur unique chance de salut et il est nécessaire de tenter le tout pour le tout. Aidé par les Kloranpanphylles, Matt, Tobias et Ambre, accompagnés des petits nouveaux (Maya, Tania, Floyd et Chen), ont pris leur décision et vont aller de surprise en surprise, tant durant le trajet qu’à leur arrivée…

   Dans l’ensemble c’est un vrai plaisir de se plonger à nouveau dans cette saga. Je suis très attaché aux personnages, ces jeunes plein de bonnes intentions souhaitant œuvrer pour un meilleur monde (et leur survie). C’est un peu niais, je sais bien, et l’on pourra toujours reprocher à Monsieur Chattam de survoler ses personnages secondaires, mais mince, ces élans d’espoir sont comme un rayon de soleil : ils me font un bien fou. Puis, l’aspect jeunesse, présent, n’entrave en rien mon appréciation de cette lecture, puisqu’il ne gène pas l’apparition de moments sombres, presque glauques. C’est d’ailleurs amusant de constater les différences de ton entre quelques pages où l’on va enchaîner d’une blague de Tobias à une décapitation et l’envol d’une tête !

   A propos de l’intrigue en elle-même, l’idée de traverser l’océan et de découvrir l’Europe m’a particulièrement séduite. Scénaristiquement parlant, cela permet d’offrir des moments de surprises et de découvertes similaires aux deux premiers tomes, mes favoris jusque là, et c’est particulièrement grisant. Maxime Chattam développe ce nouveau cycle en apportant de nombreux éléments tout en conservant l’esprit aventurier qui fait le charme de Autre-Monde. La capacité de l’auteur à façonner son univers, inventer des mots est à saluer, tout comme sa plume, toujours aussi vive et prenante.

   D’ailleurs, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Mon premier sentiment quand j’ai fermé Oz fut « WOW ». Certes, il y avait de la frustration, mais le livre est construit comme une montée en puissance progressive pour déboucher sur un final explosif qui m’a scotché. Pourtant, au départ, ce n’était pas forcément gagner, le démarrage étant assez long. Puis, j’ai ressenti cette drôle d’impression. Celle qu’au fur et à mesure des pages, Maxime Chattam se rendait compte qu’il prenait trop son temps et que son histoire allait être trop longue. Le turbo a été enclenché, les évènements ont commencé à se succéder, les rebondissements sont venus en masse et ça a été tellement rapide que la conclusion m’a semblé même rushé.

   Ce qui constitue mon principal grief envers la saga et surtout ce tome. Que c’est plaisant, mais que c’est rapide… ! Clairement, Autre-Monde pourrait largement gagner en qualité si 200 pages supplémentaires étaient présentes. Elles permettraient de développer les personnages secondaires, adorables mais dont on connaît peu de choses au final. Les moments forts dureraient plus longtemps, de sorte à nous rendre réellement triste plus d’une page, au lieu d’enchaîner une folle course poursuite comme c’est le cas ici. L’intensité serait peut-être même plus forte et le livre aurait suffisamment de matière pour imposer une réelle claque. J’ai besoin de ces pages !

   En conclusion, Oz nous offre un tome plutôt bon, dans la veine qualitative des précédents. Arborant des tons jeunesses entrelacés de moment sombre, Maxime Chattam continue de me séduire avec cette saga au style simple mais à la fluidité exemplaire. L’Europe et l’océan atlantique sont deux parfaits terrains de jeux et les sensations de découverte liées à l’exploration sont toujours aussi fortes et plaisantes. Certains éléments de l’intrigue peuvent déplaire et je regrette que l’on reste trop souvent en surface mais ces défauts n’entachent en rien le caractère addictif de l’intrigue. Neverland, je te veux.

Ma note : 16/20

[Chronique] Le Trone de Fer, intégrale 5 de George R. R. Martin

trone de fer intégral 5

Fiche technique du livre
Auteur : George R. R. Martin
Genre : Fantaisie
Année d’édition : 2011 (VO) / 2014 (VF)
Edition : Pygmalion
Prix : 22,90 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 1222 pages

Quatrième de couverture
Le volume 5 de l’intégrale du Trône de fer clôt provisoirement un chapitre important de cette saga désormais célèbre dans le monde entier grâce à la magnifique série télévisée qui a battu des records historiques d’audience. George R.R. Martin, scénariste et producteur au cinéma et à la télévision de nombreux films et feuilletons, est également l’auteur chevronné de cinq romans a succès. Le premier tome de la série Le Trône de fer (Game of Thrones), accueilli avec enthousiasme par la presse unanime aux États-Unis, a obtenu en 1997 le prestigieux prix Locus. Davantage qu’un cycle de fantasy, Le Trône de fer apparaît comme une saga romanesque digne des meilleurs feuilletonistes du XIXe siècle, une invitation à l’émerveillement et à l’aventure, narrant les luttes intestines pour le pouvoir que se livrent les grandes familles du royaume imaginaire de Westeros

Mon avis
Enfin. ENFIN ! Il est ENFIN possible de découvrir en France ce cinquième « intégrale » du Trône de Fer tel qu’il a été conçu par l’auteur. Fini les multiples découpages, Pygmalion propose désormais l’intégrale en grand format dans une édition plutôt soignée. L’attente en valait-elle la peine ?

   Si l’on en croit George R. R. Martin, l’histoire qu’il a développé pour le quatrième tome du Trône de Fer était si vaste qu’il devenait obligatoire de la découper en deux tomes. Ainsi naquit ce cinquième intégral, faisant la part belle aux oubliés du précédent. Jon, Lord commandant du Mur, Stannis et Mélisandre, Daenerys et son règne à Mereen, Tyrion Lannister, Theon Greyjoy, ou Schlingue pour les intimes, sont autant de revenants qui viendront exposer leurs problématiques suite aux évènements survenus dans le troisième tome et donc en parallèle aux faits du quatrième tome. Cependant, de nouveaux visages font aussi leur apparition tout au long de l’histoire et au final ce ne sont pas moins de 16 points de vue différents et donc protagonistes qui nous conteront la suite de l’histoire des 7 couronnes, bien que la majeure partie de l’intrigue se déroule en réalité en dehors de Westeros.

   L’occasion de constater à nouveau que l’univers développé par l’auteur est juste incroyablement riche, voir infini. C’est simple, pour un cinquième tome, je ne m’attendais clairement pas à découvrir autant de nouvelles choses, qu’il s’agisse de lieux, du folklore de chaque cité, de légendes. C’est autant agréable que parfois frustrant. En fait, il y a tellement d’informations que j’ai trouvé qu’on frôlait parfois l’indigestion, et que cela devenait fouillis. Pourtant cela ne m’avait jamais posé problème jusque là car les nombreux rebondissements soutenaient le récit mais cette fois ce ne fut pas le cas. Ce qui est d’ailleurs le plus gros reproche que je peux adresser.

   Cette fois, pas question d’espérer vivre de grands moments épiques, des trahisons ultimes et des décapitations impensables trois pages auparavant : l’heure est à la réflexion. Le royaume a subi de lourdes pertes, la situation générale est très loin d’être au mieux dans l’ensemble du pays et chacun essaie à sa manière de réfléchir au futur et à consolider ses bases actuelles. La psychologie des personnages est largement mise en avant et l’on découvre les doutes et les remords qu’ils ont au plus profond de leur âme. C’est ainsi que je me suis pris d’affection pour Selmy Baratheon, dit Ser Grand Père, ou pour de nouveaux visages. Néanmoins, la répétition n’est jamais bien loin, et si un protagoniste suit un certain code d’honneur à la page 100, vous pouvez être à peu près sûr qu’à la page 1100, celui-ci sera inchangé à la lettre près…

   On gagne donc en profondeur ce qu’on perd malheureusement du côté de l’action et de l’intrigue. Autant être honnête, il se passe peu de choses, chacun étant embourbé dans de menus détails de son petit côté du monde, ce si vaste monde. Les rares moments d’éclat où George R.R. Martin m’a scotché de stupéfaction se retrouve ainsi perdus dans le flot de petites intrigues subsidiaires. Ma plus grande déception revient à Tyrion Lannister, qui tout en restant un personnage fantastique et incroyablement drôle, propose l’intrigue la plus ridicule et ennuyeuse qui soit (oui, pire que Daenerys). Après ce qu’il a traversé et accompli, je m’attendais franchement à mieux.

   De même, j’ai eu du mal à comprendre l’étrange « timeline » suivie par l’auteur. Je pense comprendre que son but est que tout les évènements se rejoignent durant ce tome pour ne former plus qu’un sur l’échelle du temps, mais c’était très mal amené. Certains personnages font donc un retour éclair à compter de la moitié du tome, tel qu’Arya, dont la soudaine l’apparition m’a plus que dérangé. Seulement, avec deux petits chapitres n’apportant que très peu, on peut se questionner sur l’utilité de son retour, qui brise l’enchaînement créée jusque là. Peut-être aurait-il été plus appréciable de ne tout simplement pas les inclure ? Contre toute attente, ma préférence va largement vers le quatrième tome, plus cohérent, comestible, et dont les intrigues m’ont davantage tenues en haleine.

« Ils ne changèrent d’attelage qu’à trois reprises ce jour là, mais semblaient s’arrêter au moins deux fois par heure pour qu’Illyrio puisse descendre de la litière et pisser son content.
Notre seigneur des fromages a beau avoir la taille d’un éléphant, sa vessie est grosse comme une cacahuète, jugea le nain. »

   Ces multiples déceptions n’entachent toutefois pas mon respect pour la plume de l’auteur, qui utilise une palette de mots incroyable et en joue comme pas deux. Les citations faisant mouche sont plus que nombreuses et j’avoue avoir beaucoup rit face aux situations assez cocasses proposées. De même, la nouvelle traduction française ne gâche en rien le plaisir de lecture. Certes, elle n’est pas à mon sens au niveau de celle fournie par Monsieur Sola, dont le travail était incroyable, mais elle est reste de très très bonne facture et ne dénature pas le style précédemment créée.

   En conclusion, trop est parfois trop. C’est un réel plaisir que de se plonger à nouveau dans les frasques de Westeros et de ses cités libres, mais clairement, jamais la lassitude n’avait pointé autant le bout de son nez lors de la lecture du Trône de Fer. Incroyablement long, extraordinairement fouillé (voir fouillis) et complexe, l’univers développé par George R.R. Martin ne cesse d’impressionner par son immensité et sa richesse. Néanmoins, à trop vouloir démontrer ses talents d’auteur et sa maîtrise de l’intrigue, l’auteur a mis de côté les petits plaisirs que j’ai aimé vivre en tant que lecteur, tel l’enchaînement de rebondissements bien trouvés, les palpitantes intrigues. Tout n’est pas à jeter, loin de là, mais n’escomptez pas vivre une aventure aussi trépidante que celles des précédents tomes : l’intrigue de la saga a à peine avancé. Maintenant que les pièces de l’échiquier sont en place, je n’ai plus qu’à attendre patiemment le sixième tome, qui a toute ses chances d’être explosif.

Ma note : 14/20

[Spécial] Concours flash : Le Prince des fous de Mark Lawrence dédicacé

Bonjour à tous !

   Premièrement, pour ce premier article sur le blog depuis ce début 2015, je tiens à vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année ainsi que plein de bonheur littéraire… mais pas que !
Comme vous l’avez constaté, le blog a hiberné avant l’heure. Suite à de gros changements dans ma vie professionnelle au cours de la mi-Octobre, ma petite organisation a été chamboulé et le blog s’est vu grandement mis de côté. Chose que je déplore car l’envie d’écrire reste bien présente ! Comptez-sur moi pour revenir en force 🙂

mark lawrence7

   Quoi qu’il en soit, et pour repartir du meilleur pied, j’ai la chance infinie de vous proposer un concours très particulier, en partenariat avec les éditions Bragelonne et surtout, Mark Lawrence, auteur de fantaisie très réputé dans le domaine. Le lot en question : le premier tome du cycle La Reine Rouge : le Prince des fous, édité courant Novembre 2014 par Bragelonne donc. La particularité de ce gain ?

Il vous sera dédicacé et envoyé directement depuis le Royaume Uni
par l’auteur lui-même !

Autant vous dire que je suis heureux et surpris de pouvoir vous proposer un tel cadeau !

le prince des fousPour information, le synopsis du livre est le suivant : La Reine Rouge est crainte dans tout l’Empire Brisé.

Lâche, tricheur et séducteur invétéré, son petit-fils le prince Jalan ne figure qu’en dixième position dans la ligne de succession. Tandis que la souveraine façonne la destinée de millions de sujets, Jalan, lui, s’adonne à ses plaisirs coupables. Jusqu’au jour où il croise le chemin de Snorri, un colosse armé d’une hache décidé à venger sa famille. Le voilà entraîné vers le Nord glacé, dans un voyage mortel où il découvrira à ses risques et périls le véritable secret de la Reine Rouge…

Pour participer c’est très simple ! On reprend les mêmes règles habituelles et il vous faut remplir deux petites conditions ^^’ :

  • Indiquez votre participation en laissant un commentaire sur cet article et en indiquant ce qui vous attire dans ce livre,
  • Aimez la page facebook du blog !

Remplir ces deux conditions vous permettra d’obtenir une chance de remporter le lot ! Seulement, doubler ou plus ses chances est à votre portée 😉 Il vous suffit pour cela de partager le concours, que ce soit sur twitter, sur votre page facebook ou sur votre blog et de l’indiquer dans votre commentaire. Par ailleurs, les fidèles du blog, qui me suivent par mail ou par le biais de la plateforme wordpress bénéficient automatiquement de cette chance supplémentaire.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au Mercredi 14 Janvier jusque 20h inclus. C’est un délai exceptionnellement court, mais je ne souhaite pas faire attendre M. Lawrence trop longtemps.

A noter que le concours est cette fois ouvert qu’aux résidents Français car je ne sais pas si l’auteur désire envoyer le livre à l’étranger.

En espérant que cela vous plaise et en remerciant chaudement Mark Lawrence, je vous souhaite bonne chance !

Liste des inscrits

Broutin (+2)
Mayja (+2)
Allisonline (+2)
La tête dans les livres (+2)
Supy (+2)
Lucie Pintiaux (+1)
Grégoire G. (+2)
Aurélie S. (+3)
Sophie D. (+1)
Fantasybooksaddicts (+3)
Littlepadfoot (+2)
Sophie V. (+1)
Les lectures de Lady Faé (+1)
Le chat du cheshire (+2)
Rikoet (+1)
Aza (+2)
Czerniak (+2)

Résultat du concours !
Le grand gagnant, ou devrais-je dire, LA grande gagnante, désignée par notre maintenant célèbre Choixpeau est Aurélie S. qui peut probablement remercier sa triple chance de gagner ^^’ Peux-tu me faire parvenir tes coordonnées par e-mail s’il te plaît par le biais de la page de contact ou en écrivant tout simplement à leonpouvoirdesmots@gmail.com (l’adresse mail officielle du blog, eh oui !).
Je tiens à remercier tout les participants, qu’ils soient nouveaux ou anciens, en espérant que vous ayez beaucoup de plaisir à suivre le blog prochainement. Évidemment, tout n’est pas perdu et d’autres concours ont toujours une chance de pointer le bout de leur nez inopinément. En attendant, je continue à travailler ma chronique du cinquième intégrale du Trône de Fer de George R.R. Martin ! Bonnes lectures 🙂