[Chronique] Dragon Quest : Emblem of Roto, tome 1 de Kamui Fujiwara & Chiaki Kawamata

dragon quest roto tome 1

Fiche technique du livre
Auteur : Kamui Fujiwara & Chiaki Kawamata
Genre : Manga : Shonen fantaisiste
Année d’édition : 1991 (VO) / 2014 (VF)
Edition : Editions Ki-oon
Prix : 6,60€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 224 pages

Synopsis
De nombreuses années se sont écoulées depuis la victoire sur les forces du mal de Loran et de Carmen, les héritiers du légendaire héros Roto. Emportant avec eux un fragment du mythique emblème de leur aïeul, les deux frères ont chacun fondé leur propre royaume : celui de Loran au nord et celui de Carmen au sud. Mais après cent ans de paix et de prospérité, le monde est de nouveau menacé… Les forces du mal font le siège des derniers bastions humains, qui tombent les uns après les autres. Possédé par un démon, le roi de Carmen entraîne son royaume à sa perte.

Seuls survivants de cette tragédie, le prince Arus, héritier du héros Roto, et Lunafrea, fille du général en chef des armées de Carmen. Pendant dix ans, Lunafrea élève le petit Arus dans le plus grand secret, à l’abri de ses ennemis. Mais débusqués par une troupe de monstres, nos deux héros et leurs compagnons décident de prendre la route pour contrer la montée des ténèbres. D’autant que dans le royaume jumeau de Loran, l’héritier du trône est né à son tour. Baptisé Jagan, il s’est allié aux forces du mal et a juré la perte des humains… Après Dragon Quest – La quête de Dai (Fly), la saga mythique signe son grand retour avec Dragon Quest – L’Emblème de Roto, une fabuleuse aventure qui a déjà enchanté des millions de lecteurs !

Mon avis
Dragon Quest, cette saga mythique du jeu-vidéo ! Avant d’être fan du RPG, j’ai surtout été fan du manga Fly, maintenant édité sous le nom de Dragon Quest – la quête de Daï. Avec Emblem of Roto, c’est une incursion en nostalgie que j’entreprends.

   Une ancienne légende autour de la création de deux royaumes, un emblème dont chaque moitié est attribué aux héritiers, un roi Démon qui souhaite refaire surface… Je ne vous en dirais pas plus concernant le début de l’intrigue de ce tome mais sachez que le synopsis retranscrit ci-dessus fait bien son travail et est plutôt complet. De type shonen, ce Dragon Quest s’oriente principalement vers un public adolescent mais je pense que les adultes ayant apprécié la saga peuvent tout autant y trouver leur compte.On nage en pleine fantasy old school dès les premières pages et les évènements s’enchaînent très vite.

   Encore plus que dans Fly, on se retrouve projeté en plein cœur de l’univers Dragon Quest. Il ne manquait plus que la musique et j’avais l’impression de vivre le jeu vidéo à travers le livre. C’est extrêmement fidèle sur tous les points : de la magie au bestiaire en passant par les lieux et les légendes, la retranscription est parfaite et j’étais donc en terrain connu.

dragon quest image 2   De même, j’ai été agréablement surpris par le dessin. Peut-être est-ce le style « Dragon Quest » qui vieillit efficacement mais honnêtement, je m’attendais à bien pire pour un titre datant tout de même de 1991. Sans être de dernier cri, ils bénéficient de suffisamment de cachet pour plaire et m’ont séduit dès les premières pages. On retrouve dans ce tome la saveur des manga d’antan où les grandes quêtes du bien et du mal mêlant justice et amitié étaient la norme, le tout dans une ambiance bon enfant et agrémenté d’une touche humoristique, comme les japonais savent si bien les produire. Évidemment, l’influence graphique de l’auteur de Dragon Ball se fait aussi ressentir, puisque c’est ce dernier qui créée le design de la série depuis ses tout débuts sur Nintendo (Famicom pour les puristes). Des points qui ont donc fortement contribué à mon appréciation de ce tome.

    L’histoire est quant à elle du Dragon Quest pur jus. Il est par conséquent question de grand démon souhaitait régner sur le monde, surface et monde souterrain compris. Bien entendu, il existe un élu, descendant du grand Roto, à même de le battre… bien plus tard, lorsqu’il aura grandit et appris un tas de choses. L’intrigue ne révolutionne rien : elle scénarise simplement le jeu (qui à l’époque ne l’était que très peu) et pose sur papier cet univers si simple et pourtant si accrocheur. C’est donc du très classique qui nous est proposé, ce qui n’enlève rien à son charme, qui opère dès les premières pages.

   Ici, évidemment, il ne s’agit que de l’introduction. Les bases et le background de l’univers sont doucement mis en place et le héros découvre légèrement son rôle et ses responsabilités. Néanmoins, au vu du rythme assez soutenu, j’imagine que l’on ne devrait pas attendre bien longtemps avant que les choses se débloquent et que l’on assiste à du neuf et à une belle évolution.

   S’agissant d’un manga, j’aime aborder la question de l’édition. Comme à son habitude, Ki-oon a fourni du très bon travail. Simple, efficace, la couverture est de qualité et l’ensemble est très propre et appréciable. Le prix, 6,60€, l’est tout autant. Certes, on pourra rétorquer que le titre n’est plus tout jeune, mais il reste plaisant de trouver encore des manga dans cette gamme de prix. Seul bémol : la longueur relative de la série. Achevée par un vingt-et-unième tome au Japon, la localisation reste à faire.  La patience est de rigueur.

dragon quest image   En conclusion, Dragon Quest démarre agréablement avec ce premier tome introductif. Reprenant l’ensemble des codes initiés par le jeu-vidéo et allant même jusqu’à situer son histoire entre Dragon Quest III et Dragon Quest, Emblem of Roto charme dès les premières pages grâce à son ambiance old school soignée, son graphisme propre rappelant les belles heures de Dragon Ball et son histoire, classique mais agréable et prenante. Un exemple d’une époque révolue, où les codes du manga n’étaient peut-être pas aussi ancrés au Japon. Une fois la question de l’investissement réglée, il est très probable que je me lance dans cette saga car tout cela m’a rendu bien curieux.

Ma note : 14,5/20

Publicités

[Mes Actua-littés] Ad Astra de Mihachi Kagano chez Ki-oon

Cela fait un moment que je ne me suis pas plongé dans une nouvelle série côté manga ! C’est triste quand l’on sait que c’est l’un de mes grands amours à l’origine et que je considère qu’entre deux gros romans cela peut être un excellent digestif ou apéritif… au choix ! ^^

Cette pause va peut-être trouver une fin grâce à l’arrivée dans le catalogue de l’éditeur ki-oon du manga Ad Astra de Mihachi Kagano. L’éditeur nous propose déjà les couvertures des trois premiers tomes, dont le premier verra le jour le 20 Mars 2014 au prix de 7,90€ TTC.

ad astraLe synopsis est le suivant : Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l’armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l’enfant est témoin, impuissant, de l’humiliation des siens.

Mais le jeune Hannibal refuse l’échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l’ennemi. Commence alors l’affrontement exceptionnel d’un des plus grands tacticiens de tous les temps et de son alter ego romain, le génie militaire Scipion l’Africain. Traversée des Alpes à dos d’éléphant, pillages impitoyables et combats parmi les plus sanglants de mémoire d’homme : un duel à mort qui a marqué l’Histoire…

Bravoure, complots et stratégie… Plongez au cœur des batailles qui opposèrent les légendaires Hannibal et Scipion !

   Je ne sais pas pour vous mais cela m’enchante beaucoup. Les manga historiques sont une denrée assez rare en France. Le dessin a l’air sublime et l’univers choisi est clairement un plus tant c’est quelque chose de peu exploité en manga. J’espère que l’auteur nous proposera des scènes épiques de bataille tout en contant fidèlement une part « méconnue » de l’Histoire. Dernier attente : la présence de stratégie militaire. C’est un point important dans une guerre, surtout à cette époque et c’est quelque chose que j’aimerais voir mis en avant. Enfin, connaissant l’éditeur, on peut être assuré d’avoir une édition à la hauteur !