Book Tag : Questionnaire livresque de A à Z

alphabetVoici un tag que je rencontre sur pas mal de blogs ces derniers temps… et c’est compréhensible : les questions sont vraiment sympathiques ! J’avais donc envie de vous proposer ma version des évènements 🙂

#A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres

D’un côté on a un auteur de manga qui avec une seule série cumule 72 tomes… parus en France ! De l’autre, un auteur de polar super connu que je lis moins actuellement (quelques déceptions parmi mes dernières lectures, notamment Promets-moi…) mais dont j’ai dévoré suffisamment de livres pour le placer dans ce top 🙂

Harlan cobeneiichiro oda

 

 

 

 

 

 

#B pour « Best » – La meilleure « suite » de série

Incontestablement, pour moi, l’une des meilleures suites que j’ai pu lire est le troisième tome du Trône de Fer. Magistral, tout simplement !

le trône de fer intégrale 3 #C pour « Current » – Lecture en cours

20th-century-boys-deluxe-2-panini#D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures

évianDe l’eau, oui. Comprenez moi, toutes ces suées froides, ces émotions que nous offrent les auteurs… Ça me déshydrate 😦

#E pour « Ebook »  – Ebooks ou romans papiers

Papiers clairement. À ce jour, je ne suis toujours pas convaincu par l’intérêt d’une liseuse. Créer un support pour un loisir qui à la base se consomme sans support ? Drôle d’idée !

#F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sorti au lycée

Hum, j’aimerais répondre quelque chose mais non, je ne vois pas. Je ne crois pas avoir déjà eu un « crush » de ce genre dans un livre.

#G pour « Glad » – Un roman auquel tu es content d’avoir donné une chance

Il y a évidemment plein de livres pour lesquels je suis heureux d’avoir donné une chance, de « m’être forcé » à découvrir leur univers. Je vais vous parler de deux livres en particulier.
Le premier, étonnamment, n’est autre que Harry Potter. Mon meilleur ami d’enfance adorait la saga et le quatrième tome allait bientôt sortir. Il en parlait avec tant d’admiration, mais j’étais formel, ces histoires de sorcellerie ne m’intéressaient pas et je me passionnais davantage pour le manga. Pourtant, si jeune, il a su me sortir l’argument irréfutable qui m’a poussé à découvrir ce cher Harry : « Comment peux-tu savoir que tu n’aimes pas alors que tu ne l’as même pas lu ? Tu devrais essayer ! ». Je ne l’ai jamais regretté.

harry potter livresMon second exemple concerne la découverte du polar. Je souhaitais découvrir de nouveaux genres littéraires, me plonger davantage dans les romans. Ma mère, éternelle bibliovore m’a donc recommandé du polar et m’a offert La nuit du renard de Mary Higgins Clark pour commencer. Un dangereux délice.

#H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché

Une fois n’est pas coutume, je choisis deux titres pour répondre à cette question. Cela dit, il y a un manga : Ayako de Osamu Tezuka. Très peu connu en France, ce manga plutôt court (trois tomes) est l’un des plus poignants que j’ai pu lire. Il conte la vie dramatique d’une riche famille japonaise dont le destin change fortement après la seconde Guerre Mondiale, et plus particulièrement la vie de la petite Ayako, fille non désirée qui va vivre un véritable calvaire.
Concernant le roman, je considère l’Assassin Royal comme un joyau caché. Vous me répondrez que pourtant ce livre est loin d’être inconnu, ce qui est juste. Pourtant, je trouve qu’au vu de sa qualité, il est vraiment dommage que son succès soit cantonné au cercle d’initiés à la fantasy alors qu’à mon sens, l’Assassin Royal mériterait d’être lu et apprécié du très grand public. assassin royal tome 1#I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lecteur

La sortie du septième tome de Harry Potter, les reliques de la mort. Tellement d’impatience, d’attente, d’appréhension…

harry potter les reliques de la mortLa création du blog est en soi un grand changement dans ma petite vie de lecteur !

#J pour « Juste »  – Le roman que tu viens juste de finir

Si on parle de roman, ce serait Contre toute attente de Linwood Barclay (je suis dans une phase manga actuellement !)

contre toute attente#K pour « Kind » – Le genre de roman que tu ne liras jamais

Les livres du type « harlequin ». Je ne suis tout simplement pas la cible. Il y a même plus de chances que je finisse par lire des livres politiques que ce genre de « chose ».

#L pour « Long »  – Le livre le plus long que tu aies jamais lu

Si l’on considère Dôme de Stephen King comme deux tomes bien distincts en France, je pense que cette qualification revient donc à Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, doté de 1232 pages dans son édition Quatro.

autant-en-emporte-le-vent  affiche du film#M pour « Major’ – Le livre qui t’as causé le plus gros « Book hangover »

Je n’ai pas de titres particuliers qui me viennent à l’esprit… Quand je suis soufflé par la fin d’un livre, je laisse le temps à mon esprit de s’y faire et j’enchaine sur un nouveau titre quelques jours après.

#N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèque que tu possèdes

Si je compte les deux bibliothèques restantes chez ma mère et les deux bibliothèques chez moi, on arrive à 4 ! Un joli chiffre, mais qui pourrait se révéler juste à l’avenir…

#O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois

Harry Potter évidemment ! J’ai relu tous les tomes à plusieurs reprises tant j’ai adoré, et je ne serai pas contre une nouvelle relecture… Sinon, au hasard : quelques tomes de la saga La communauté du sud, Nana, Love Hina, FullMetal Alchemist, Dragon Ball, Maison Ikkoku…

#P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire

Il me manque tant : mon ancien salon, avec son petit fauteuil et la fenêtre dans mon dos. Un vrai havre de paix que j’espère pouvoir me recréer un jour ❤

#Q pour « Quote » – Une citation d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou te fait ressentir plein d’émotions

« Je garde dans ma mémoire la tendre maladresse de cette nuit comme le bien le plus précieux de mon âme. » – L’Assassin Royal de Robin Hobb.

assassin royal tome 3 cover#R pour « Regret »  – Un regret de lecteur 

On peut interpréter cette question de bien des manières. Je regrette par exemple la gestion catastrophique de la parution littéraire du Trône de Fer chez nous. Je regrette l’horrible découpage des sagas que nous font subir certains éditeurs. Je regrette que de plus en plus éditeurs décident d’imprimer leurs livres dans les pays de l’Est, au détriment de notre beau pays… Je regrette que le grand public et la nouvelle génération voit la lecture comme une torture, un loisir d’asocial et une triste obligation de leur petite vie d’écolier… Je regrette de ne pas avoir suffisamment de temps pour lire, tout simplement !

#S pour « Série » – Une série que tu as commencé mais jamais finie

SI l’on part du côté des manga, je pourrais sûrement trouver plein de noms : entre Nana de Ai Yazawa dont l’auteure n’a jamais écrit la fin, ou X des Clamp qui a le même souci, ça commence fort. Sinon, j’ai la saga Les Bannis et les proscrits de côté depuis très longtemps maintenant !bannis et proscrits#T pour « Temps » – Trois de tes livres préférés de tout les temps

dome tome 1 coverfractures franck thillieznana8

 

 

 

 

#U pour « Unapologetic » – Quelque chose dont tu n’éprouves aucun remords d’être fan

La communauté du sud#V pour « Very  » – Un roman dont tu attends la sortie avec beaucoup d’impatience

 Il est en fait déjà sorti mais je souhaite obtenir une jolie dédicace de l’auteur… donc je patiente jusqu’à ce que nos emplois du temps concordent. Peut-être que demain sera ce jour !

angor#W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque

L’achat de nouveaux livres alors que ma PAL déborde et gonfle inexorablement.

#X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 27ème livre

malronce, autre monde tome 2#Y pour « Your » -Ton dernier livre acheté puzzle#Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenu éveillé bien trop tard la nuit)

Le premier qui me vient à l’esprit est ben sûr Harry  Potter… Cette saga me rendait tellement dingue que je faisais des nuits blanches pour pouvoir poursuivre ma lecture… Je finissais par me raisonner en voyant l’heure (7 heures du matin) et en m’imposant une pause bien méritée. Depuis je me suis bien sûr à nouveau couché tard pour terminer certains livres, notamment des thrillers, mais jamais autant.

Voilà tout pour mes réponses ! Je ne nomine personne mais si ce tag vous plaît et que vous avez un peu de temps devant vous, n’hésitez pas, il est plutôt sympa ! Je serais ravi de vous lire en tout cas 🙂

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[Chronique] Marvin Gaye de Frédéric Adrian

marvin gaye

Fiche technique du livre
Auteur : Frédéric Adrian
Genre : Biographie
Année d’édition : 2014
Edition : Castor Astral
Prix : 14€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 282 pages

Synopsis
L’année 2014 marquera les 30 ans du décès de Marvin Gaye, assassiné par son père le 1er avril 1984, à la veille de son 45e anniversaire. Malgré les années qui passent, la musique de Marvin Gaye n’a jamais perdu en popularité. Régulièrement reprise et samplée, elle est à l’origine de l’un des plus grands succès de l’année 2013,  » Blurred Lines « , le single de Robin Thicke en duo avec T.I. et Pharrell Williams. Les chansons de Marvin Gaye apparaissent régulièrement dans des publicités (par exemple le spot Dior avec Charlize Theron), des films (The Dictator de Sacha Baron Cohen, Échange standard, Mange, prie, aime avec Julia Roberts, Austin Powers…), des épisodes de séries télévisées (« Les Experts », « Entourage », « Dr. House », « Les Sopranos »…) et même des jeux vidéos (Grand Theft Auto IV). Un film autour des dernières années de sa vie est même en cours de production sous la direction du réalisateur Julien Temple.

L’anniversaire de son décès sera l’occasion de nombreux hommages. Marvin Gaye fera partie des artistes mis en valeur à partir de mars 2014 au sein de l’exposition  » Great Black Music  » à la Cité de la Musique, à Paris. Première biographie de Marvin Gaye rédigée spécifiquement en français, l’ouvrage de Frédéric Adrian retrace le parcours de l’artiste, de sa naissance dans une banlieue pauvre de Washington à sa mort assassiné par son propre père. Il revient sur les différentes étapes de la carrière de Gaye, de ses débuts de chanteur doo wop dans les rues de Washington à ses triomphes commerciaux. Il aborde notamment ses luttes pour imposer sa musique au sein de la  » fabrique à tubes  » de la Motown, et la démarche créative et politique qui l’a conduit à élaborer son chef-d’oeuvre incontesté, l’album What’s Going On. Sans sensationnalisme, Frédéric Adrian évoque la vie privée compliquée et la personnalité tourmentée de l’artiste, et décrit les circonstances qui conduisirent à sa fin tragique.

Mon avis
Marvin Gaye, le prince de la soul… Un artiste de légende dont certains albums restent toujours d’actualité et inoubliables à mes oreilles. What’s going on? Je remercie chaudement Babelio, qui par le biais de son opération masse critique, m’a permis de découvrir cet ouvrage et de me faire l’expérience des biographies, ainsi que l’éditeur Castor Astral.

   Exceptionnellement, cette fois, je choisis de ne pas revenir sur « l’histoire » en elle-même pour ne m’intéresser qu’au contenu.
Le moins que l’on puisse dire à la lecture de cette biographie est que Marvin Gaye a eu une vie intéressante. De la petite enfance, à son statut de superstar, en passant par son arrivée dans la maison de disque « Motown », j’ai apprécié le soin apporté à tous ces détails. Mouvementé, difficile, semé d’obstacles, le chemin vers la gloire a été long et difficile. Je pense qu’il était réellement un artiste mais aussi un grand incompris. Je ne le savais pas autant drogué et je dois dire que cela m’a attristé de l’apprendre, d’autant plus que l’on assiste clairement à sa lente descente aux enfers et à la modification de sa psychologie, de sa manière de penser, de son vieillissement en tant que personne. L’auteur ne nous épargne rien et sait habilement alterner entre le bon et le mauvais, mettant à la fois les qualités et les défauts du chanteur tout en nous laissant maître de notre propre réflexion. Les nombreuses anecdotes concernant la Motown et son fonctionnement sont superbes et à la lecture j’ai eu le sentiment que l’on entrevoyait qu’une partie de l’iceberg. J’adorerais d’ailleurs que l’auteur y consacre tout un livre.

   J’ai apprécié revoir le contexte de l’époque, constater que l’environnement de l’artiste soit autant détaillé, notamment sur la ségrégation qui était encore d’actualité ou la guerre du Viêt Nam. L’actualité et l’Histoire se mêlent subtilement à l’artiste, sans relayer heureusement le sujet au second plan. En plus d’apprendre des petites choses par-ci par-là, c’est ainsi l’opportunité de mieux comprendre les influences et les réactions de Marvin.

   On peut ressentir la musique à travers ce livre, la soul que ces gens avaient, l’amour pour cet art. Il est amusant de constater comment on pouvait tenter de créer un tube, qu’un talent comme celui de Marvin allait bien au-delà du chant lorsque l’on constate ses multiples réussites et compétences dans d’autres domaines, telle que l’écriture de chansons, la production pour divers groupes de la Motown ou les instruments (tantôt au piano, à la percussion, il n’hésite pas à utiliser de nouveaux instruments lorsque le besoin se fait ressentir). C’est un parallèle intéressant à l’heure où les pop stars ne sont que l’ombre d’elle-même et que les chansons semblent trop fréquemment interchangeables. Pour les fans de musique, c’est donc l’ouverture à une autre époque où rythme, voix, textes et instruments prônaient sur le reste.

   Du point de vue de l’écriture en elle-même, pour ma première lecture d’une biographie, je dois avouer que j’ai été envoûté par cette lecture. Il y a un aspect romancé palpitant qui m’a entraîné dans cette folle vie. Mais ce n’est pas tout, la plume de l’auteure, simple au demeurant, va droit au but. Bien que cela m’ait rebuté sur les premières pages, je pense au final que c’est une bonne chose : une écriture trop fouillée aurait peut-être retiré cet aspect concret propre à la retranscription des faits. D’ailleurs, j’ai apprécié que l’auteur s’attarde uniquement sur les faits et ne s’essaie pas à une analyse de chaque action. Peut-être aurait-il réussi avec brio mais en l’état, les choses sont écrites de manière à nous faire réfléchir et à nous pousser à nous construire notre propre avis sur le chanteur, ce que j’ai préféré.

   Cela dit, malgré toutes ces impressions positives, j’ai aussi un rayon de critiques légèrement négatives à adresser. Tout d’abord, j’imagine qu’il aurait été plaisant d’avoir quelques portraits de l’artiste voir quelques pochettes d’album au cours de la lecture. Tel un livre imagé, cela aurait été l’occasion de se représenter l’artiste aux différentes grandes étapes de sa vie. Ensuite, et on y peut voir là peut-être un gage de qualité, je pense qu’une bonne cinquantaine de pages supplémentaires auraient pu être aisément ajoutées, tant certains domaines restaient à creuser, notamment insister sur l’inspiration derrière chaque morceau, même ceux n’ayant eu les honneurs que d’une sortie sur album (par exemple en ce qui concerne Mercy Mercy Me). Idem, en ce qui concerne ses relations avec la Motown, Berry Gordy ou d’autres stars, je pense que l’on aurait pu lire encore plus d’interactions. Dernier point, je pense que la partie post mortem pouvait être davantage développée également tant l’héritage musical qu’il laisse est impressionnant. Avoir un retour plus actuel sur les différents artistes qui l’ont côtoyé, des extraits d’articles lui étant consacrés ou des citations d’artistes contemporains  ayant été influencés par sa musique auraient été la cerise sur le gâteau.

   En conclusion, malgré les petits reproches et surtout toutes les requêtes que j’ai pu formuler, j’ai adoré lire cette biographie de Marvin Gaye. Fourmillant d’anecdotes géniales, elle retrace à merveille la vie compliquée d’un artiste unique au destin tragique. Bien écrite, se lisant aisément et extrêmement fidèle aux faits, c’est en quelques jours seulement que je l’ai dévoré. Que vous soyez fan ou simplement amateur, je pense que vous pouvez trouver aisément votre bonheur dans cette version quelque peu romancé du prince de la Soul. Je croise les doigts pour un ouvrage du même acabit sur Berry Gordy, Diana Ross ou Stevie Wonder à présent.

Ma note : 16/20

[Chronique] « Rue des mensonges » de Joy Fielding

Fiche technique du livre
Auteur : Joy Fielding
Genre : Drame, Thriller
Année d’édition : 2007
Edition : France Loisirs
Langue : Française
Nombre de pages : 420 pages

Synopsis
Jammie est à un tournant de sa vie… Coincée dans un boulot sans intérêt, la jeune femme souffre de ne pas égaler sa sœur aînée et subit les reproches constats de sa mère. Quand ce bel étranger qui sait l’écouter et la comprendre croise son chemin, elle se dit qu’elle a enfin trouvé le Prince Charmant. Pour lui, elle irait au bout du monde… Mais c’est dans une petite ville perdue qu’il va l’emmener, dans une rue tranquille où les secrets sont nombreux et les mensonges monnaie courante, dans une rue où l’heure de la vengeance a sonné…

Mon avis
« Rue des mensonges » est un livre que j’ai obtenu dans le cadre d’une promotion chez France Loisirs il y a bien longtemps. Peu inspiré par son petit prix ridicule qui me laissait penser que le livre avait été soldé car il s’agissait d’une bouse, il est resté près d’un an dans ma PAL. Jusqu’au jour où souhaitant lire un thriller se situant dans une petite rue façon Wysteria Lane, j’ai décidé de le lire.

   Lu très rapidement, le livre étant assez court, « Rue des mensonges » est une belle petite surprise. Là où je n’en attendais rien, l’histoire a su m’emporter et me surprendre à plusieurs reprises. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la quatrième de couverture, l’héroïne, Jammie, est loin d’être « nunuche » et constitue en réalité un personnage intéressant et attachant par le simple fait que ses peurs et ses défauts sont ceux que beaucoup d’entre nous possèdent. Allons-nous réussir notre vie ? Vais-je évoluer un jour dans mon travail ? Vivrai-je le grand amour ?
Cette psychologie est d’ailleurs la grande force de récit. Bien que constitué de peu de personnages secondaires, « Rue des mensonges » sait compenser grâce à des personnages au background et à la personnalité détaillée. Conté de deux points de vue différents, on alterne ainsi rapidement le « Road-trip » où tension et peur s’accumulent et les chapitres plus posés se déroulant dans cette fameuse rue, qui permet à la fois de tisser la toile scénaristique mais aussi d’apporter des éléments bienvenus concernant les personnages. Cela crée un certain équilibre, nous laissant un peu de répit, tout en développant l’histoire.

   J’ai apprécié les descriptions, jamais trop longues, qui permettent de nous plonger dans l’univers réaliste du livre et de s’attacher d’autant plus aux protagonistes. Ajoutons à cela une lecture qui monte vite en puissance, des rebondissements intelligents que je n’avais pas vu venir, un twist final bien trouvé et une absence de temps mort et l’on obtient un très bon petit thriller.

   Un petit bémol toutefois : le récit étant court, il souffre d’un manque de complexité que possède certains ténors du genre et qui peut rendre un thriller parfait. Les motifs d’actions des personnages, compréhensibles, restent malgré tout assez simples.

Ma note : 15/20