[Chronique] Quatre garçons dans la nuit de Val McDermid

quatre garçons dans la nuit cover

Fiche technique du livre
Auteur : Val McDermid
Genre : Thriller
Année d’édition : 2005
Edition : J’ai lu
Langue : Française
Nombre de pages : 450 pages

Synopsis
St Andrews, un coin paisible d’Ecosse. Cette nuit-là, pourtant, un cadavre atrocement mutilé y est découvert par une bande d’étudiants éméchés : celui de Rosie, barmaid. Instantanément dégrisés, les jeunes gens alertent la police. Sans se douter que tout les accable : chacun d’eux n’avait-il pas un motif secret d’en vouloir à une fille aussi séduisante ? Faute de preuve, ils restent libres. Sauf que les frères de la victime, eux, sont bien décidés à les faire payer. Et le temps n’y changera rien, même si, trente ans plus tard, de nouvelles techniques d’investigation permettent d’espérer que la justice aura enfin le dernier mot. Mais le tueur veille encore…

Mon avis

   Tout d’abord, je rappelle que ce livre a été lu dans le cadre du challenge, Livra’deux pour pal’Addict et qu’il m’a été choisi par ma binôme Panthère, auteure du blog Livresquement. Je vous invite d’ailleurs à lire sa chronique du livre que j’ai sélectionné à cette occasion, Marina de Carlos Ruiz Zafon, qui semble très intéressant. Une aubaine que ce challenge et ce choix, car ce livre est dans ma Pile A Lire depuis longtemps. Quelle erreur ! Explications.

   Se déroulant dans un premier temps en 1978, nous sommes dès les premières pages plongés dans un calvaire. Quatre jeunes étudiants, amis depuis l’adolescence font une découverte qui bouleversera à jamais leur destin. Rosie, barmaid assez populaire d’un pub de la ville gît à leurs pieds. Désirant bien faire, ils contactent immédiatement la police. Seulement, et ils ne s’en doutent pas, ils constituent les suspects parfaits ! Rapidement la police voit en eux les criminels idéals et mènent une enquête importante afin de les coffrer… Le moral de ces petits jeunes est mis à mal et des dissensions se créent dans le groupe. Pourtant, les preuves manquent et l’affaire est classée sans suite… Durant 25 ans ! Les techniques d’investigation et d’analyse ADN évoluant, il est décidé de ré-ouvrir les enquêtes non classées… et je n’en dirais pas plus !

   Concernant l’histoire, beaucoup d’éléments m’ont plu. La construction du récit est un gros point fort. Globalement, Quatre garçons dans la nuit est composé de deux parties. Une première de 150 pages environ se déroulant en 1978 et une seconde, plus importante donc, se situant en 2003. L’auteur prends clairement le temps de poser son intrigue mais n’ennuie jamais. Commencer par une première partie aurait pu être inintéressant mais en nous faisant découvrir largement chaque protagoniste ainsi que l’enquête dans sa globalité, on est fortement impliqué et c’est un réel plaisir. On s’attache très vite aux quatre garçons aux personnalités si différentes tout en pensant que l’un d’entre eux pourrait être un criminel… ! Cette dualité est d’ailleurs un des autres atouts de ce livre. Au lieu d’avoir affaire à un simple psychopathe qui endosse le rôle du méchant, on cherche ici à découvrir les motivations et raisons qui auraient pu poussé à tuer Rosie. L’enquête évolue vite, donnant l’impression que l’on va rapidement connaître le fin mot. Mais c’est sans compter sur l’habilité de Val McDermid, qui en plus de jouer avec nos nerfs et notre esprit, se permet de complexifier son récit grâce à une seconde partie absolument réussie. Pas de baisse de rythme, les évènements s’enchaînent et s’emmêlent, j’étais juste curieux et impatient d’en apprendre plus. Je dois aussi souligner avoir été bluffé par la tournure que l’histoire prends sur les 150 dernières pages ainsi que par le dénouement, inattendu et bien trouvé.

   Autre argument de taille, j’ai beaucoup apprécié que l’auteur développe autant la psychologie de ses personnages notamment la manière dont l’enquête les affecte, que ce soit en 1978 ou en 2003. Elle n’est clairement pas restée à la surface des choses et c’est un plaisir de voir ces jeunes en proie à leurs doutes, mais aussi comment ils ont su évoluer dans leurs vies après cette douloureuse première partie. Bien qu’on suit principalement le personnage de Alex, très plaisant car imparfait mais très humain, j’ai aussi adoré les personnages de Ziggy et de Weird dont la personnalité tantôt déconcertante, tantôt intelligente et réfléchie m’ont beaucoup accroché. Sans jamais tombé dans le cliché, les personnages rencontrés au cours de la lecture sont tous très différents les uns des autres et ont su m’intéresser. Les dialogues et répliques utilisés valent aussi le coup !

   Je pense par ailleurs que le style d’écriture adopté y est pour beaucoup dans mon appréciation. Tout en étant simple, Val McDermid décrit avec une grande précision et une facilité déconcertante les actions et évènements. Criant de réalisme, on imagine immédiatement ce que subissent les personnages si bien que j’ai vécu cette lecture. Peut-être doit-on cette qualité à son passé de journaliste ? Quoi qu’il en soit, elle possède vraiment son style propre et sait accrocher le lecteur que je suis en quelques lignes.

   Mon seul (petit) reproche serait que je m’attendais à ce que l’auteure tire davantage bénéfice de l’environnement, l’Écosse, pour se démarquer des autres livres du même genre et proposer une lecture dépaysante. Attention, de nombreuses références sur ce pays sont disséminées dans Quatre garçons dans la nuit mais à quelques exceptions près, je pense que cela aurait pu être davantage unique. Toutefois cela n’entache en rien le plaisir de cette lecture.

   En conclusion, Quatre garçons dans la nuit fut (presque) un coup de cœur et une excellente surprise. Longtemps resté dans ma PAL, je n’en attendais pas grand chose et j’avais même peur d’être déçu. Une grossière erreur. Le livre remplit, à mon sens, parfaitement son contrat. Tous les ingrédients nécessaires pour avoir un parfait thriller sont réunis et j’ai vraiment été happé par l’histoire, l’intrigue et les personnages inventés par l’auteur. Haletant, bien rythmé, l’auteur a su joué avec mes nerfs jusqu’au bout et se permet de proposer des rebondissements fracassants et franchement bien vu. Oui, j’ai vécu ce récit. Oui, j’ai été plus qu’estomaqué par certaines situations. Surprenant à bien des égards, addictif et intéressant, Quatre garçons dans la nuit mérite vraiment une très bonne place dans votre bibliothèque. J’ai à présent hâte de lire d’autres thrillers de Val McDermid. Si l’auteure garde le même niveau de qualité et d’originalité dans ses autres œuvres, je pourrais bien tenir une nouvelle auteure fétiche ! Un de mes thrillers favoris cette année.

Ma note : 17,5/20

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[Chronique] Billy Bat, tome 3 de Naoki Urasawa

Fiche technique du livre
Auteur : Naoki Urasawa
Genre : Seinen, Thriller Fantastique
Année d’édition : 2012
Edition : PiKa Edition
Langue : Française
Nombre de pages : 223 pages

Synopsis
Tiré de la quatrième de couverture. Manipulant les hommes et façonnant l’Histoire, l’énigmatique chauve-souris qui bouleverse la province féodale d’Iga, terre secrète des clans ninjas, serait-elle en réalité venue d’Espagne ?

Mon avis
Ayant beaucoup apprécié les deux premiers tomes, j’ai décidé de me lancer immédiatement dans la lecture de la suite de cette série.
Après avoir découvert l’influence de cette mystérieuse chauve-souris durant plusieurs époques dans le second tome, l’action de ce troisième tome se situe principalement au XVIème siècle au Japon, au sein de la province d’Iga. Cette province secrète s’apprête à être conquise par Nobunaga qui désire unifier le Japon. Le seigneur Momochi envoie donc le jeune ninja Kaiban porter un rouleau secret censé sauver le Japon à son fils vivant dans la province de Kii. Cette longue visite du Japon va nous emmener dans une course poursuite à travers la province et Kaiban rencontrera d’étranges personnages ainsi que ses amis d’enfances… Et tous en ont après cet étrange rouleau ! On découvre ainsi l’influence de la chauve-souris au cours de cette période, comment par ses actions elle arrive à influencer le cours de l’Histoire et les évènements passées. Ses connaissances semblent sans limites et les interrogations l’entourant s’accumulent et sont toujours encore plus nombreuses.

Ce troisième tome de Billy Bat m’a déstabilisé à bien des moments. Dans un premier temps, je dois avouer qu’être plongé aussi longtemps durant cette époque m’a semblé un peu inutile. Même si les chapitres s’enchaînaient rapidement et que le tout restait relativement intéressant, je n’ai pas vraiment compris où l’auteur essayait de nous emmener. Comme je l’avais indiqué précédemment, j’aimerais que l’intrigue soit recentré sur un personnage principal. Dans ce tome, à part quelques pages où l’on nous montre Kevin Yamagata (peut-être pour nous rassurer et nous indiquer que l’auteur ne l’a pas oublié ?), on reste en terrain inconnu. Et c’est seulement lorsque l’on commence à s’attacher à Kai que Naoki Urasawa décide de nous emmener dans une autre époque… Déroutant donc. Cela l’est d’autant plus qu’aucune révélation sur l’intrigue n’est apportée. A la fin de ce troisième tome, je n’ai toujours aucune réelle idée de ce qu’est cette chauve-souris, de ses origines ou des intentions de l’auteur.

Concernant le dessin, mon avis reste inchangé par rapport à ma chronique sur les tomes précédents. Les paysages du Japon de cette époque sont à couper le souffle et l’auteur a su apporté un soin particulier aux divers lieux, forêts, villages rencontrés tout au long de ce tome. Un très bon point.

En conclusion, ce tome est pour moi le moins bon des trois et je me pose même quelques questions sur le futur de la série. Trop de mystères tue le mystère ! A trop vouloir jouer la carte du mystère, on se retrouve perdu entre incompréhension et confusion. J’ai l’impression que dans l’ensemble cela est mal entretenu et ce troisième tome de Billy Bat ne fait concrètement pas avancer l’histoire. Cela reste une lecture sympathique mais je souhaite vraiment que les tomes suivants soient davantage portés sur un personnage principal, qu’on ait une idée plus précise du scénario que l’auteur souhaite mettre en place.

Ma note : 12,5/20

[Chronique] Sans un adieu de Harlan Coben

Fiche technique du livre

Auteur : Harlan Coben
Genre : Thriller
Année d’édition : 1991, édité en France en 2010
Editeur : France Loisirs
Langue : Française
Nombre de pages : 562 pages

Synopsis

Laura Ayars, l’ancien mannequin devenue femme d’affaires, et David Baskin, la vedette de l’équipe de basket des Celtics : un couple béni des dieux ! Mais, en pleine lune de miel, la tragédie frappe : David part nager et disparaît. Sans un adieu… Son remplacement rapide dans son équipe par un inconnu au jeu identique au sien intrigue sa femme. Accident ? Meurtre ? Suicide ? Laura se lance dans l’enquête et découvre bientôt des secrets vieux de 30 ans, que ses proches ont tout fait pour enfouir…

Mon avis

Fan de l’auteur depuis « Temps mort » et « Une chance de trop », j’ai eu l’occasion de lire une bonne dizaine de livres d’Harlan Coben. Qu’il s’agisse de sa série avec Myron Bolitar ou ses thrillers « plus classiques », je n’ai jamais été déçu et je dois même avouer que je considère que certains de ses thrillers sont parmi les meilleurs que j’ai lu à ce jour. Lire « Sans un adieu » était donc à la fois un passage obligé pour moi. Pourtant j’avais beaucoup d’appréhension car je savais qu’en lisant sa première œuvre, non retouchée, je risquais d’être trop critique et comparatif. Qu’en est-il réellement ?

   « Sans un adieu » commence en plein milieu d’un voyage de noce. L’héroïne de ce livre, Laura Ayars, nous est dès le début présentée par quelques flashbacks et il nous est rapidement permis de se créer une image du personnage. Pour ma part, j’apprécie beaucoup ce genre de personnalité : plus qu’une belle plastique, Laura a eu une enfance assez difficile et a mis du temps à s’accepter. Doutant souvent d’elle-même, naïve, elle sait prendre les choses en main lorsque cela est nécessaire et est un personnage assez vif d’esprit, même si cela est surtout vrai pour la seconde partie du livre. Son tout jeune mari, David Baskin, joueur pro de basket très connu, apparaît comme un époux amoureux, attachant, d’une grande gentillesse. Le bonheur n’est que de courte durée puisque 30 pages à peine après le début, David est porté disparu. Et tout bascule pour Laura. Vous l’aurez compris, l’enquête se met très vite en place et on nous ne laisse pas le temps de s’ennuyer.

   Construit de manière à pousser les lecteurs à la réflexion et à la recherche, l’auteur conte son histoire et change souvent les points de vues. Ainsi, il n’est pas rare dans un chapitre de vivre l’enquête par le biais de quatre personnages différents. Intéressant. Très joueur, Harlan Coben profite de cette narration et s’amuse en nous laissant apprendre une ou deux informations capitales, nous poussant à réexaminer les faits, établir des théories à nouveau. En bon détective du dimanche, j’ai effectivement profité des pistes distillées par l’auteur pour monter mes hypothèses et force est d’avouer qu’à 40% du livre, j’avais compris les grandes lignes de l’intrigue finale, ce qui ne m’était jamais arrivé en lisant un roman de Coben. Alors oui c’est parfois trop prévisible, l’auteur fournit peut-être trop d’éléments, (une erreur qu’il ne commet pas dans ses livres suivants) et pourtant il arrive quand même à nous surprendre. Convaincu d’avoir trouvé la vérité, je me suis laissé prendre dans la toile tissée par Harlan Coben pour au final m’apercevoir que bien des éléments m’échappaient…

   En dehors du scénario, j’ai apprécié observer que le style de l’auteur était déjà bien présent dans ce premier livre. « Sans un adieu » possède les qualités qui font un peu la marque de l’auteur : un style d’écriture vif, rapide, qui se permet parfois des comparaisons insolites et humoristiques avec des faits ou personnes réelles de la société américaine. On retrouve aussi cette volonté de servir des personnages hauts en couleurs, très différents les uns des autres et dont chacun traîne ses bagages et secrets depuis un long moment. Car oui, des secrets il y en a ! Quasiment chaque personnage cache quelque chose et a souvent une bonne raison de le faire. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Stan Baskin, assez imprévisible, en proie à des problèmes « mentaux » qui le dépasse largement. On le voit évoluer et je me suis posé la question tout au long du thriller : est-il si mauvais ? N’y a-t-il pas un peu de bon en lui ?

   Comme pour ses autres titres, Harlan Coben a su proposer une histoire où l’on dénote très peu de longueurs, un rythme effréné ; les évènements et révélations s’enchaînent relativement vite. La magie opère, je ne voulais plus relâcher le livre et les pages ont défilé à folle allure. Addictif, malgré le caractère prévisible de certaines situations, j’avais quand même hâte de découvrir le fin mot de l’histoire et vérifier si mes théories étaient fondées.

   En conclusion, j’ai donc passé un agréable moment avec « Sans un adieu ». Sans atteindre le génie et la qualité d’écriture des livres suivants d’Harlan Coben, le thriller reste bon, distrayant, bien écrit et entraînant. Je recommande aux néophytes d’essayer d’abord « Dans les bois », « Fautes de preuves » ou même « Une chance de trop » mais les lecteurs appréciant beaucoup Harlan Coben devraient largement trouver leur compte dans son premier thriller.

Ma note : 15/20

[Chronique] Mass Effect, tome 1 : Révélation de Drew Karpyshyn

Fiche technique du livre
Auteur : Drew Karpyshyn
Genre : Science-Fiction
Année d’édition : 2012
Edition : Milady
Langue : Française
Nombre de pages : 384 pages

Synopsis

Les sociétés les plus avancées de la galaxie dépendent toutes de la technologie des Prothéens, une espèce disparue il y a environ cinquante mille ans. Après la découverte d’équipements prothéens sur Mars en 2148, l’humanité, la plus jeune des espèces interstellaires, se lance aux quatre coins de l’Univers et lutte pour se faire une place au sein de la communauté galactique.

Aux confins de l’espace colonisé, le contre-amiral et héros de guerre de l’Alliance, David Anderson, explore les décombres d’une base de recherche militaire top-secrète. Les ruines sont jonchées de cadavres. Qui a attaqué la base et pourquoi ?
Kahlee Sanders, la jeune scientifique mystérieusement disparue quelques heures avant le massacre de ses collègues, est le principal suspect. Mais sa traque suscite plus d’interrogations que de réponses. Anderson, associé à un agent extraterrestre à qui il ne peut se fier, et poursuivi par un implacable assassin, lutte contre l’impossible sur des mondes inconnus et découvre une sinistre conspiration. De celles qui peuvent vous coûter la vie…

Mon avis

   Tout d’abord, il convient de rappeler que Mass Effect est un univers de science-fiction très développé et surtout, en premier lieu, en jeu-vidéo sorti sur Xbox 360 en exclusivité dans un premier temps, puis devenu multi-supports. Cela a toute son importance, car soyons francs, la série de roman intéressera avant tout les possesseurs du jeu souhaitant en savoir plus sur ce que je considère comme l’un des meilleurs univers de science fiction jamais créé pour un jeu-vidéo. Toutefois, cela n’écarte pas pour autant les lecteurs qui pourraient être potentiellement intéressés par ce livre car l’histoire de ce premier tome de Mass Effect se suffit à elle-même. De plus, les premiers chapitres, en plus de présenter les principaux protagonistes, font office de descriptif de l’univers et de la situation de la Terre et des Humains dès leur entrée dans l’espace. Par ailleurs, l’histoire dispense de nombreux rappels par le biais des dialogues entre les personnages (comme la guerre entre Geths et Quariens) ce qui évite aux nouveaux d’être perdus par le flot d’informations.

   Concernant le scénario en lui-même de ce premier tome, Révélation se situe avant les évènements de Mass Effect 1 et permet d’éclaircir quelques points d’ombres du scénario et d’approfondir en particulier les personnages d’Anderson, de Khalee Sanders et du Spectre Saren. On y suit majoritairement les aventures et l’enquête du point de vue du contre-amiral Anderson, qui se révèle être un héros intriguant et intéressant. De même, découvrir en détail Khalee Sanders, sa personnalité et son background fut vraiment plaisant. Le fait que le roman mette l’accent sur des personnages que l’on sait important mais qu’on rencontre finalement peu dans le jeu est un gros plus. J’ai passé un bon moment en suivant les péripéties de Révélation mais je dois avouer que dans l’ensemble, ce tome m’a juste bien plu. Le style d’écriture est simple et bref ; le tout est conté très rapidement et les pages défilent si vite qu’on a parfois l’impression de rater des éléments importants. Idem pour certaines scènes d’actions qui auraient gagnées à être plus étoffées dans leurs descriptions. Le tome étant court, l’histoire avance par conséquent vite et les évènements s’enchaînent à un bon rythme. Malgré cette vitesse, l’enquête manquait de rebondissements et j’aurais souhaité davantage être surpris. Heureusement, c’est toujours un plaisir de parcourir l’univers si vaste de Mass Effect bien que les vrais points d’intérêts sont ces fameuses révélations qui viennent enrichir le monde créé par Drew Karpyshyn et la découverte de personnages clés, en action, sous un angle différent.

   En conclusion, Mass Effect Révélation »plaira avant tout aux possesseurs du jeu qui seront ravis de vivre de nouvelles aventures inter-galactiques mais les novices ne doivent pas passer leur chemin pour autant : le livre, sans être excellent, reste plaisant à parcourir et le personnage de Khalee Sanders, longtemps rencontré dans ce tome, est l’héroïne du tome suivant. D’ailleurs, bien que mon avis soit mitigé, je reste assez impatient de lire la suite 🙂

Ma note : 13,5/20

[Chronique] « Rue des mensonges » de Joy Fielding

Fiche technique du livre
Auteur : Joy Fielding
Genre : Drame, Thriller
Année d’édition : 2007
Edition : France Loisirs
Langue : Française
Nombre de pages : 420 pages

Synopsis
Jammie est à un tournant de sa vie… Coincée dans un boulot sans intérêt, la jeune femme souffre de ne pas égaler sa sœur aînée et subit les reproches constats de sa mère. Quand ce bel étranger qui sait l’écouter et la comprendre croise son chemin, elle se dit qu’elle a enfin trouvé le Prince Charmant. Pour lui, elle irait au bout du monde… Mais c’est dans une petite ville perdue qu’il va l’emmener, dans une rue tranquille où les secrets sont nombreux et les mensonges monnaie courante, dans une rue où l’heure de la vengeance a sonné…

Mon avis
« Rue des mensonges » est un livre que j’ai obtenu dans le cadre d’une promotion chez France Loisirs il y a bien longtemps. Peu inspiré par son petit prix ridicule qui me laissait penser que le livre avait été soldé car il s’agissait d’une bouse, il est resté près d’un an dans ma PAL. Jusqu’au jour où souhaitant lire un thriller se situant dans une petite rue façon Wysteria Lane, j’ai décidé de le lire.

   Lu très rapidement, le livre étant assez court, « Rue des mensonges » est une belle petite surprise. Là où je n’en attendais rien, l’histoire a su m’emporter et me surprendre à plusieurs reprises. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la quatrième de couverture, l’héroïne, Jammie, est loin d’être « nunuche » et constitue en réalité un personnage intéressant et attachant par le simple fait que ses peurs et ses défauts sont ceux que beaucoup d’entre nous possèdent. Allons-nous réussir notre vie ? Vais-je évoluer un jour dans mon travail ? Vivrai-je le grand amour ?
Cette psychologie est d’ailleurs la grande force de récit. Bien que constitué de peu de personnages secondaires, « Rue des mensonges » sait compenser grâce à des personnages au background et à la personnalité détaillée. Conté de deux points de vue différents, on alterne ainsi rapidement le « Road-trip » où tension et peur s’accumulent et les chapitres plus posés se déroulant dans cette fameuse rue, qui permet à la fois de tisser la toile scénaristique mais aussi d’apporter des éléments bienvenus concernant les personnages. Cela crée un certain équilibre, nous laissant un peu de répit, tout en développant l’histoire.

   J’ai apprécié les descriptions, jamais trop longues, qui permettent de nous plonger dans l’univers réaliste du livre et de s’attacher d’autant plus aux protagonistes. Ajoutons à cela une lecture qui monte vite en puissance, des rebondissements intelligents que je n’avais pas vu venir, un twist final bien trouvé et une absence de temps mort et l’on obtient un très bon petit thriller.

   Un petit bémol toutefois : le récit étant court, il souffre d’un manque de complexité que possède certains ténors du genre et qui peut rendre un thriller parfait. Les motifs d’actions des personnages, compréhensibles, restent malgré tout assez simples.

Ma note : 15/20