[Chronique] Marvin Gaye de Frédéric Adrian

marvin gaye

Fiche technique du livre
Auteur : Frédéric Adrian
Genre : Biographie
Année d’édition : 2014
Edition : Castor Astral
Prix : 14€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 282 pages

Synopsis
L’année 2014 marquera les 30 ans du décès de Marvin Gaye, assassiné par son père le 1er avril 1984, à la veille de son 45e anniversaire. Malgré les années qui passent, la musique de Marvin Gaye n’a jamais perdu en popularité. Régulièrement reprise et samplée, elle est à l’origine de l’un des plus grands succès de l’année 2013,  » Blurred Lines « , le single de Robin Thicke en duo avec T.I. et Pharrell Williams. Les chansons de Marvin Gaye apparaissent régulièrement dans des publicités (par exemple le spot Dior avec Charlize Theron), des films (The Dictator de Sacha Baron Cohen, Échange standard, Mange, prie, aime avec Julia Roberts, Austin Powers…), des épisodes de séries télévisées (« Les Experts », « Entourage », « Dr. House », « Les Sopranos »…) et même des jeux vidéos (Grand Theft Auto IV). Un film autour des dernières années de sa vie est même en cours de production sous la direction du réalisateur Julien Temple.

L’anniversaire de son décès sera l’occasion de nombreux hommages. Marvin Gaye fera partie des artistes mis en valeur à partir de mars 2014 au sein de l’exposition  » Great Black Music  » à la Cité de la Musique, à Paris. Première biographie de Marvin Gaye rédigée spécifiquement en français, l’ouvrage de Frédéric Adrian retrace le parcours de l’artiste, de sa naissance dans une banlieue pauvre de Washington à sa mort assassiné par son propre père. Il revient sur les différentes étapes de la carrière de Gaye, de ses débuts de chanteur doo wop dans les rues de Washington à ses triomphes commerciaux. Il aborde notamment ses luttes pour imposer sa musique au sein de la  » fabrique à tubes  » de la Motown, et la démarche créative et politique qui l’a conduit à élaborer son chef-d’oeuvre incontesté, l’album What’s Going On. Sans sensationnalisme, Frédéric Adrian évoque la vie privée compliquée et la personnalité tourmentée de l’artiste, et décrit les circonstances qui conduisirent à sa fin tragique.

Mon avis
Marvin Gaye, le prince de la soul… Un artiste de légende dont certains albums restent toujours d’actualité et inoubliables à mes oreilles. What’s going on? Je remercie chaudement Babelio, qui par le biais de son opération masse critique, m’a permis de découvrir cet ouvrage et de me faire l’expérience des biographies, ainsi que l’éditeur Castor Astral.

   Exceptionnellement, cette fois, je choisis de ne pas revenir sur « l’histoire » en elle-même pour ne m’intéresser qu’au contenu.
Le moins que l’on puisse dire à la lecture de cette biographie est que Marvin Gaye a eu une vie intéressante. De la petite enfance, à son statut de superstar, en passant par son arrivée dans la maison de disque « Motown », j’ai apprécié le soin apporté à tous ces détails. Mouvementé, difficile, semé d’obstacles, le chemin vers la gloire a été long et difficile. Je pense qu’il était réellement un artiste mais aussi un grand incompris. Je ne le savais pas autant drogué et je dois dire que cela m’a attristé de l’apprendre, d’autant plus que l’on assiste clairement à sa lente descente aux enfers et à la modification de sa psychologie, de sa manière de penser, de son vieillissement en tant que personne. L’auteur ne nous épargne rien et sait habilement alterner entre le bon et le mauvais, mettant à la fois les qualités et les défauts du chanteur tout en nous laissant maître de notre propre réflexion. Les nombreuses anecdotes concernant la Motown et son fonctionnement sont superbes et à la lecture j’ai eu le sentiment que l’on entrevoyait qu’une partie de l’iceberg. J’adorerais d’ailleurs que l’auteur y consacre tout un livre.

   J’ai apprécié revoir le contexte de l’époque, constater que l’environnement de l’artiste soit autant détaillé, notamment sur la ségrégation qui était encore d’actualité ou la guerre du Viêt Nam. L’actualité et l’Histoire se mêlent subtilement à l’artiste, sans relayer heureusement le sujet au second plan. En plus d’apprendre des petites choses par-ci par-là, c’est ainsi l’opportunité de mieux comprendre les influences et les réactions de Marvin.

   On peut ressentir la musique à travers ce livre, la soul que ces gens avaient, l’amour pour cet art. Il est amusant de constater comment on pouvait tenter de créer un tube, qu’un talent comme celui de Marvin allait bien au-delà du chant lorsque l’on constate ses multiples réussites et compétences dans d’autres domaines, telle que l’écriture de chansons, la production pour divers groupes de la Motown ou les instruments (tantôt au piano, à la percussion, il n’hésite pas à utiliser de nouveaux instruments lorsque le besoin se fait ressentir). C’est un parallèle intéressant à l’heure où les pop stars ne sont que l’ombre d’elle-même et que les chansons semblent trop fréquemment interchangeables. Pour les fans de musique, c’est donc l’ouverture à une autre époque où rythme, voix, textes et instruments prônaient sur le reste.

   Du point de vue de l’écriture en elle-même, pour ma première lecture d’une biographie, je dois avouer que j’ai été envoûté par cette lecture. Il y a un aspect romancé palpitant qui m’a entraîné dans cette folle vie. Mais ce n’est pas tout, la plume de l’auteure, simple au demeurant, va droit au but. Bien que cela m’ait rebuté sur les premières pages, je pense au final que c’est une bonne chose : une écriture trop fouillée aurait peut-être retiré cet aspect concret propre à la retranscription des faits. D’ailleurs, j’ai apprécié que l’auteur s’attarde uniquement sur les faits et ne s’essaie pas à une analyse de chaque action. Peut-être aurait-il réussi avec brio mais en l’état, les choses sont écrites de manière à nous faire réfléchir et à nous pousser à nous construire notre propre avis sur le chanteur, ce que j’ai préféré.

   Cela dit, malgré toutes ces impressions positives, j’ai aussi un rayon de critiques légèrement négatives à adresser. Tout d’abord, j’imagine qu’il aurait été plaisant d’avoir quelques portraits de l’artiste voir quelques pochettes d’album au cours de la lecture. Tel un livre imagé, cela aurait été l’occasion de se représenter l’artiste aux différentes grandes étapes de sa vie. Ensuite, et on y peut voir là peut-être un gage de qualité, je pense qu’une bonne cinquantaine de pages supplémentaires auraient pu être aisément ajoutées, tant certains domaines restaient à creuser, notamment insister sur l’inspiration derrière chaque morceau, même ceux n’ayant eu les honneurs que d’une sortie sur album (par exemple en ce qui concerne Mercy Mercy Me). Idem, en ce qui concerne ses relations avec la Motown, Berry Gordy ou d’autres stars, je pense que l’on aurait pu lire encore plus d’interactions. Dernier point, je pense que la partie post mortem pouvait être davantage développée également tant l’héritage musical qu’il laisse est impressionnant. Avoir un retour plus actuel sur les différents artistes qui l’ont côtoyé, des extraits d’articles lui étant consacrés ou des citations d’artistes contemporains  ayant été influencés par sa musique auraient été la cerise sur le gâteau.

   En conclusion, malgré les petits reproches et surtout toutes les requêtes que j’ai pu formuler, j’ai adoré lire cette biographie de Marvin Gaye. Fourmillant d’anecdotes géniales, elle retrace à merveille la vie compliquée d’un artiste unique au destin tragique. Bien écrite, se lisant aisément et extrêmement fidèle aux faits, c’est en quelques jours seulement que je l’ai dévoré. Que vous soyez fan ou simplement amateur, je pense que vous pouvez trouver aisément votre bonheur dans cette version quelque peu romancé du prince de la Soul. Je croise les doigts pour un ouvrage du même acabit sur Berry Gordy, Diana Ross ou Stevie Wonder à présent.

Ma note : 16/20

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In may mailbox (20) – Mai 2014

“In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Pour le recensement des liens, il faut désormais aller chez Lire ou mourir.”

Juin est déjà là. Le temps continue de défiler à une vitesse folle et je tiens tout d’abord à m’excuser pour l’absence d’activité sur le blog. J’ai toujours beaucoup d’idées, de chroniques à vous proposer, de nouvelles choses à mettre en place mais malheureusement le travail continue à ronger énormément de temps tout comme toutes mes autres petites occupations. Qu’à cela ne tienne, je garde espoir que le blog retrouve davantage de vigueur !
En attendant, je vous propose mes quelques achats du mois, qui pour une fois, sont très centrés autour de même séries :

SAMSUNGViennent s’installer dans ma PAL ce mois-ci :

  • La voleuse de livres de Markus Zusak. Au vu du thème abordé dans le livre et des jolies chroniques que j’ai pu lire sur d’autres blogs, La voleuse de livres me faisait vraiment envie ! Puis il y a eu ce super concours de la part des éditions Pocket, et par chance j’ai gagné un exemplaire ^^ Par conséquent, je tiens vraiment à remercier les éditions Pocket pour ce joli cadeau et j’espère pouvoir vous en dire plus prochainement !
  • Les Aventuriers de la mer, tome 7, 8, et 9 de Robin Hobb. Bien que vous ne le voyez pas sur le blog, j’ai en fait lu les 6 premiers tomes de cette saga (donc oui, j’ai trois chroniques de retard ^^’). Il s’agit probablement de l’une de mes plus belles découvertes de ces dernières années et je n’hésite pas à la placer au niveau de l’Assassin Royal tant elle me plaît. Inutile de vous dire que cela a été très dur de faire une pause !
  • Les Haut Conteurs, tome 3, 4 et 5 de Oliver Péru & Patrick Mc Spare. Voici donc que la série est complète chez moi ! J’avais bien apprécié le premier tome, sans que cela ne soit inoubliable non plus, et le second tome m’a fait passé un bon moment aussi, alors pourquoi pas ? ^^ Puis, je ne voudrais pas avoir l’air de me justifier, mais vraiment, les promotions de France Loisirs rendaient l’achat trop intéressant !

Et vous, avez-vous fait de nouvelles acquisitions récemment ?

[Chronique] Dôme, tome 1 de Stephen King

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Fiche technique du livre
Auteur : Stephen King
Genre : Science Fiction / Horreur
Année d’édition : 2009 (VO) / 2011 (VF)
Edition : Le livre de poche / Albin Michel
Prix : 8,90€ TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 840 pages

Synopsis
Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Mon avis
Dôme est une lecture qui m’a longuement attiré. Son concept de base et la réputation de l’auteur avaient tout pour me plaire. Pour un premier King, je ne me suis pas trompé.

   Scénaristiquement, la quatrième page de couverture en dévoile trop à mon goût mais est aussi un peu fausse. Chester’s Mill, petite commune touristique du Maine, va vivre un étrange évènement une belle matinée d’automne. L’histoire se lance très vite. Plusieurs habitants de Chester’s Mill, situés à des points différents de la ville vont vivre leurs pires expériences : l’apparition d’une étrange barrière. Une barrière qui va les couper du monde extérieur. L’environnement qu’ils connaissaient tous si bien va soudainement se révéler déroutant, mortel et… fermé. Surgit alors un côté Chester’s Mill, et un côté « extérieur ». L’apparition de ce qui sera ensuite appelé le Dôme ne se fait pas sans heurts. Alors que la barrière est installée en une micro seconde, et qu’elle est de surcroît invisible, comment un poids lourd peut-il l’éviter ? S’en suit une série d’accidents peu communs qui indiqueront les caractéristiques de ce Dôme. Qu’est-ce donc réellement ? Quelles sont ses limites, ses capacités ? D’autres habitants, comme Big Jim Rennie, second conseiller de la ville mais principal décisionnaire, y verront là l’occasion d’agir, « pour le bien de la ville et de ces cueilleurs de cotons ». Progressivement s’installe une intrigue en huis clos, de survie sous un mystérieux dôme. Le récit ne se repose donc pas uniquement sur le Dôme, puisque de multiples histoires entre les personnages se développent et viendront former un tout. Cela ne signifie pas qu’il ne s’agit que d’un prétexte au huis clos : du début à la fin, l’influence du Dôme sera présente et c’est bien l’existence de cet étrange barrière que découlera les réactions de chacun.

   Comme je le disais au tout début, le pitch de départ est vraiment excellent. L’histoire m’a toute de suite conquis, autant à cause du mystère entier que représente cet étrange Dôme, mais aussi par la réaction de chacun à ce phénomène. De plus, l’auteur laisse toutes possibilités ouvertes et cela permet de poser mille questions et de s’imaginer tout et n’importe quoi sur l’origine du Dôme, son but, sa source. Est-ce une invasion des ET ? Un complot du gouvernement ? Le retour des russes ? Une invention ratée… ?

   Stephen King prend vraiment le temps de détailler son histoire, de poser son intrigue et de l’exploiter. Lorsque surgit le Dôme, c’est en effectuant des sauts spatiotemporels que nous apprenons comment cela est vécu par chaque habitant de Chester’s Mill mais aussi par les habitants extérieurs. Cette apparition qui dure tout de même durant une bonne centaine de pages ne m’a nullement ennuyé car à partir d’un simple évènement (l’apparition du dôme), l’auteur a recours à un tas de possibilités et j’ai été épaté par autant de trouvailles. Du point de vue d’une simple marmotte au crash d’un avion avec cette malheureuse Claudette, tout est visité. De plus, les descriptions volontairement tordantes, à la fois satyriques et cruelles, de la population de Chester’s Mill contribuent à s’attacher au récit et à l’apprécier davantage. Je dois reconnaître qu’au départ j’ai eu des difficultés à bien me repérer entre les habitants car le livre compte un grand nombre de personnages différents. Une fois ce cap passé, c’est un vrai bonheur puisqu’au final cela donne l’opportunité d’observer beaucoup de personnalités différentes, chacune avec un background précis. Cela m’amène d’ailleurs à un des grands points forts du livre : la psychologie présente. Les comportements humains sont ici si bien décrits et analysés que c’en est jouissif ! Certains penseront que quelques personnages sont plutôt clichés, et ce n’est pas faux, mais ils semblent tous si réels ! Les actions des uns et des autres entraînent des changements de comportement plutôt crédibles, des plans se mettent en place, l’horreur s’installe… Tout est lié et c’est un véritable écosystème qui s’est développé dans mon cerveau.

   Par ailleurs, et cela va de pair avec la psychologie, les personnages sont clairement un autre point fort du titre. J’ai adoré beaucoup de personnages, notamment Julia Shumway, petit brin de femme bourrée de principes mais si courageuse et déterminée. Joe l’épouvantail et Rusty Everett ne sont pas en reste ! Je me dois d’avoir une petite pensée pour l’adorable Brenda Perkins, personnage qui a su me toucher. Il m’est impossible de ne pas évoquer Big Jim Rennie, véritable pourriture que je ne peux m’empêcher d’aimer. Ce type est juste démoniaque ! Il semble sans limites, et même si ses véritables motivations restent assez sombres, on constate rapidement que le monsieur n’aime pas que quelqu’un se place en travers de son chemin, surtout lorsqu‘il sent le truc. Imprévisible et assez cinglé, ses nombreuses répliques m’ont souvent fait sourire, tant il ne manque pas de culot. Un des méchants les plus charismatiques que j’ai pu voir dans un livre !

    J’ai apprécié la montée en puissance du tome. Au fur et à mesure de l’évolution du récit et du huis clos pour nos chers habitants, le ton s’assombrit, l’espoir s’amenuise. De nouvelles manières de penser s’installent alors. Le parallèle avec certains faits réels me semble juste et il est évident que Stephen King a souhaité effectuer ces comparaisons, à sa manière. A la manière du dôme, j’ai commencé à me sentir étouffer par cette pression et cette ambiance. Bien que l’histoire débute dans un style fantastique, on ressent la forte influence des thrillers et des livres d’horreur s’imposer petit à petit. L’intrigue est bien ficelée et donne vraiment envie de creuser. Je dois souligner le talent de l’auteur : je trouve fort qu’avec une petite commune comme Chester’s Mill, que nous jugerions probablement comme très banale si nous la visitions réellement, il arrive autant à l’exploiter, la détailler, à lui offrir des spécificités géographiques (little bitch road, la pestile). Efficacité de ces descriptions renforcées par la présence d’une carte de la ville en début de tome !

A noter que l’histoire de ce premier tome se conclut de manière très abrupte mais que cela est en soit tout à fait normal : Dôme est à la base un unique roman, découpé en deux tomes pour sa parution française. L’envie de lire la suite a été donc immédiate.

   En conclusion, ce premier tome de Dôme est un véritable coup de cœur, comme je n’en ai eu depuis longtemps. Addictif, merveilleusement décrit et doté d’une histoire sombre et cruelle, Stephen King fait très fort. Doucement, on assiste à l’installation d’un huis clos proche de l’horreur et la mise en lumière de l’adaptation du comportement de l’être humain lors d’une situation de crise est incroyable. Un petit monde s’agite sous nos yeux, bercé par un grand nombre de personnages attachants et intéressants. Comme si cela ne suffisait pas, l’intrigue est très bien ficelée et bénéficie de nombreux rebondissements qui font mouche et m’ont surpris plus d’une fois. La montée en puissance de la vie sous le Dôme est telle que l’on ne sait jamais vers quoi on se dirige et quelle sera la prochaine catastrophe, haletant ! Par bien d’autres de ses aspects, Dôme est définitivement une lecture que je vous recommande chaudement.

Ma note : 18,5/20