Top Ten Tuesday (4)

top ten tuesday

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon un thème littéraire prédéfini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Impossible de passer à côté du thème du jour tant il est savoureux et appelle aux souvenirs… Puis, cela va me détendre un peu de revoir cela avec vous !

Les 10 personnages qui méritent des claques.

Bella SwanTwilight / Saga du désir interdit. Alors, soyons clair, c’est ma number one, et de LOIN ! Je sais que beaucoup me détesteront après ça, mais je hais Bella. Rarement je n’ai vu personnage aussi ridicule. Pour moi, elle ne possède pas une once de bon sens et je ne voudrais pas être dans son cerveau tant ça ne tourne pas rond là dedans. Quand je repense à son état dans le tome 2, lors de sa grande dépression… J’aurais souhaité lui mettre une claque et lui dire « mais réveille toi ma fille ! »

bella-crying-o Joffrey BaratheonLe Trône de Fer. Comme pour Twilight, il aurait été très simple de consacrer un top complet aux personnages de GoT… Parce qu’entre Sansa, Cersei, Lysa Arryn, la prêtresse rouge, Roose Bolton ou encore les Frey, j’ai vraiment de quoi me plaindre. Mais avouons, la palme d’or revient quand même à ce fameux Joffrey. Incroyablement pourri, malsain, mesquin, lâche et bête, il est un démon sous ses traits juvéniles. Une éducation entière à refaire.

joffreyMalta VestritLes Aventuriers de la mer. Ah, Malta. J’ai appris à t’apprécier, vraiment. Mais bon sang, quelle gamine infernale tu es. Rarement une langue aura été si perfide et acérée durant l’adolescence. Inconsciente, provocante, égoïste et vraiment méchante, Malta fait partie aisément de ces protagonistes tête à claque, qui vous agace et dont on se souvient longuement pour cette raison.

SakuraNaruto. Sa présence concerne son personnage dans environ les 15 premières tomes. J’ai à peine eu le temps de la voilr évoluer que j’abandonnais le manga. Cela dit, sa grande faiblesse, son manque de maturité et surtout, son « amour » étouffant pour Sasuke ont souvent eu raison de moi et j’aurais souhaité la claquer, comme il se doit.

sakuraDrago MalefoyHarry Potter. Tout comme dans la saga Le Trône de Fer, Harry Potter et Poudlard compte de nombreuses têtes à claques, de Rita Skeeter à Ombrage (grrr). Drago Malefoy est malheureusement pire que les suscités : il nous agace du début à la fin de l’histoire, est quasiment toujours dans les mauvais coups et cerise sur le gâteau, on a eu la chance de le supporter durant 8 films. De quoi mettre un visage précis sur ce sale gosse de l’école des sorciers.

malefoyRoyalL’Assassin Royal. Ou le Prince le plus lâche et mauvais qui soit. Ce qu’il ne ferait pas pour assoir sa domination et protéger son petit monde. Il ne semble avoir aucune limite dans les coup bas et la perfidie et je le hais profondément.

Pittypat Hamilton Autant en emporte le vent. « Vite, mes sels, je faiblis…! » est une phrase qui résumerait parfaitement Pittypat Hamilton, la tante de Scarlett O’Hara. Incapable d’agir dès que la situation le demande, elle ne cesse d’embêter le monde avec ce qui est convenable et ce qui ne l’est pas et s’évanouit à la moindre contrariété. Une bonne claque et ça repartirait, non ?!

pittypatMike LoganSaga de River Falls. Un peu de répétition pour celui-ci car il apparaissait déjà dans un top précédent, mais bon sang, je ne le dirai jamais assez : qu’il est bête ! L’un des shérifs les plus bêtes que j’ai pu découvrir et qui mérite sincèrement de bonnes claques, histoire de tout remettre comme il faut là dedans !

Tohru Honda- Fruits Baskets. Stéréotype de la fille niaise et trop mielleuse par excellence, la charmante Tohru aurait besoin d’un bon coup de pied au derrière, histoire d’avancer un peu plus ! Heureusement, elle compense par de nombreuses qualités, et sait être touchante.

tohruSookie StackhouseLa communauté du sud / True Blood. Dans son cas, je suis assez perplexe. Autant parce que, par moment, elle mériterait vraiment quelques claques, surtout si ça peut nous sortir de la routine « Sookie se lave, s’épile les jambes, se fait un repas, les poussières, regarde ses mails, change ses draps, s’installe tranquillement, pleure ». Puis, soudainement, elle devient capable du meilleur (ou du pire) en ayant des pulsions meurtrières plutôt folles. Difficile de savoir si elle mérite vraiment sa place donc, mais comme l’envie de baffe s’est déjà fait ressentir… !

sookie

[Chronique] Un Noël à River Falls de Alexis Aubenque

un noel a river falls

Fiche technique du livre
Auteur : Alexis Aubenque
Genre : Thriller
Année d’édition : 2010
Edition : Le livre de poche / Calmann Lévy
Prix : 7,50 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 572 pages

Synopsis
Alors que la petite ville de River Falls s’apprête à célébrer Noël, un drame vient raviver le souvenir des horreurs du passé : un adolescent est retrouvé mort dans une cabane au fond des bois, d’où un autre a réussi à s’échapper. Ont-ils été la cible d’un pervers sexuel ? S’agit-il d’une vengeance exercée contre le défunt, qui avait agressé un homosexuel ? Le survivant est issu d’une communauté religieuse installée dans un domaine ayant appartenu à un meurtrier en série. Simple hasard ?

Afin d’identifier l’auteur de ce crime, le shérif Mike Logan devra plus que jamais se méfier des apparences. Aidé de sa compagne, la profileuse Jessica Hurley, saura-t-il se défaire des idées préconçues sur les « monstres » qui nous entourent ?

Mon avis
Troisième volet de la saga River Falls initiée par le thriller 7 jours à River Falls, Alexis Aubenque nous propose un nouveau drame, au coeur d’une nouvelle saison…

   Un chauffeur de poids-lourd, un matin d’hiver. Un jeune homme affolé qui surgit sans prévenir des bois. Un accident inévitable, quasi mortel. Un corps d’un garçon de bonne famille retrouvé non loin… River Falls semble à nouveau tout près du désastre. Existe-t-il un lien entre ces adolescents ? Que s’est-il réellement passé, et surtout, qui est l’auteur de ce crime ? Des questions de taille, qui vont nous accompagner sur presque 600 pages.

   En tant que lecteur, Un noël à River Falls m’a dérouté au plus haut point. Durant la première grande partie du livre, j’ai trouvé l’ensemble tout simplement mauvais, médiocre et vraiment pas inspiré. On démarre avec une intrigue contenant tout ce qui a de déjà vu et aucune surprise ne semble se profiler… C’est de plus très prévisible, et en toute franchise, je pouvais déjà vous décrire les grandes lignes des 100 pages à venir. Un défaut que je considère absolument fâcheux tant j’attends du genre du thriller le summum de la surprise. Malheureusement, ma déception ne s’est pas arrêtée là… L’auteur sabote les autres éléments constitutifs de son récit en abusant gravement de clichés bidons sur les États-Unis et en affublant ses personnages de rôles inintéressants et horriblement limités. Sincèrement, j’étais tellement agacé que je comptais fortement stopper ma lecture. Agacé aussi car je sais qu’Alexis Aubenque dispose d’un certain potentiel à me distraire  -sans jamais tutoyer les ténors du genre- qu’il peut m’accrocher comme ce fut le cas lors de mes lectures des deux précédents tomes.

   Et c’est ce qui se produisit, d’où ma confusion grandissante. Au fur et à mesure de l’avancée de son récit, j’ai eu le sentiment que l’auteur se libérait, décidait de prendre les choses en main et de monter le niveau d’un cran. A compter des alentours de la 340ème page, c’est presque comme si une nouvelle personne s’était mise à l’écriture. Les personnages gagnent enfin en intérêt ; l’intrigue, bien que toujours aussi peu rythmée et hasardeuse (difficile de prévoir vers quoi on va se tourner), se met à surprendre et propose même quelques idées bienvenues jusqu’à m’emporter dans sa danse, et ce jusqu’au final que j’attendais avec impatience. Pourtant tout bonnement impensable au premier abord, la fin m’a beaucoup plu et j’ai même eu le droit à quelques frissons que procure le genre habituellement ! L’épilogue, volontairement très ouvert, m’encourage  même à lire la suite, ayant attisé ma curiosité.

   Car oui, avec Monsieur Aubenque, il faut s’accrocher. Le plaisir ne se révèle qu’après une longue attente. Par chance, la fluidité de sa plume est intacte et fait des merveilles. Sans être particulièrement jolie ou même recherchée, elle sait aller à l’essentiel et permet de faire défiler aisément les pages tout en écourtant les passages contenant des temps morts. Un bon point qui m’a aidé à passer outre de nombreux défauts, en particulier les discussions et autres descriptions de nos chers personnages. Je me dois d’aborder le cas du shérif Logan. C’est probablement l’un des personnages de littérature que j’apprécie le moins, juste ça. Professionnellement je me demande encore comment il peut être shérif. Déjà auteur de sacrées bourdes, il n’a pas l’air d’avoir gagné en réflexion ou en subtilité… À mon grand dam. Sa personnalité est toujours aussi creuse, aucune évolution ne se dessine. Quand je repense à la manière dont il traite la première partie de l’enquête, c’est juste ridicule. À croire que sans Hurley, il n’est rien. Heureusement que cette dernière remonte le niveau, tout comme sa copine et la gourou de cette chère secte, dont les réactions m’ont particulièrement amusé.

   Quelques mots sur le thème qui mérite d’être souligné tant son traitement est appréciable. Ainsi le thriller offre une certaine réflexion intéressante sur la différence et les choix, qu’il s’agisse de religion ou d’orientation sexuelle. Ces thèmes sont rarement abordés et je craignais que ce soit à la hauteur du reste : plein de clichés et avec peu de profondeur. Contre toute attente, Monsieur Aubenque m’a ravi par le traitement offert et la justesse de ses propos, en répercutant intelligemment ses convictions dans son intrigue. Les questionnements ne manquent donc pas : Faut-il redouter l’étrange communauté religieuse reculée au fin fond de la ville ? Les pédophiles sont-ils des homosexuels ? A l’heure des manifestations pour tous et autres guerres de religions, je ne peux qu’applaudir cette ouverture d’esprit.

   En conclusion, Un Noël à River Falls est une semi-déception. Clairement, il ne faut surtout pas s’attendre au thriller du siècle car c’est loin d’être un bon prétendant au podium. Si l’on sait passer outre ses très gros défauts, de ses clichés trop nombreux à son intrigue molle et à la première grande partie prévisible et agaçante, le charme peut tout de même opérer et notre patience sera récompensée par une deuxième partie bien plus accrocheuse et même surprenante à bien des égards. Toutefois, je regrette que de tels défauts existent encore dans un troisième tome d’une saga, là où j’attends une certaine maîtrise de l’œuvre et de son univers. Je tiens à souligner le bon traitement du thème choisi et je conserve une pointe de confiance pour la suite, en espérant être moins déçu.

Ma note : 12/20

Le Jeudi c’est jeu livresque (12)

jeudijeulivresque

Nouveau rendez-vous hebdomadaire de l’été organisé par Secret Forbidden World, le jeudi c’est Jeu Livresque est l’occasion de réfléchir, discuter et s’amuser avec nos livres et nos goûts littéraires. A chaque jeudi sa nouvelle question et voici celle de la semaine.

Semaine 12 : quel est votre plus beau souvenir livresque ?

J’ai beaucoup de souvenirs livresques, et de tout genre. Cela peut aller de la tendre découverte d’un nouvel auteur, d’un nouveau genre, tel un monde qui s’étend devant moi. Cela peut aussi être une lecture qui me fait chavirer le cœur, ou d’une discussion animée avec des amis autour d’un livre. Toutefois pour cet article, j’en citerai deux en particulier, très importants à mon sens.

J’ai eu l’occasion de travailler un peu dans une librairie il y a quelques années. Cela m’a permis à la fois de rencontrer des gens passionnés, de renforcer ma passion du livre et de me donner l’envie de « participer » à cette passion. Client dès son deuxième jour d’ouverture jusqu’à son avant dernier jour (10 ans !), j’y ai appris énormément de choses sur les manga, la bande-dessinée, la science-fiction ou la fantasy. Gardons nos librairies 😉 Un de mes meilleurs souvenirs fut de voir un client suivre mes conseils et revenir quelques jours plus tard acheter la suite d’une série. Un vrai bonheur. Une chose pourtant si simple, mais qui m’a fait si plaisir.

Plus récemment, j’ai eu l’opportunité de me rendre au salon policier de Lens. Une expérience nouvelle pour moi, en immersion à 100% dans le monde du livre. Mon plus beau souvenir lors de cette après-midi restera ma rencontre et ma discussion avec l’auteur Alexis Aubenque, absolument sympathique, avec qui j’ai pu beaucoup échangé, à la fois sur ses livres ou son écriture, ses inspirations en général. Reparti avec deux « dédicaces » très personnalisées et magnifiques, je ne m’étais alors jamais senti aussi proche d’un auteur. Une belle surprise !

alexis aubenque

[Mes Actua-littés] Stone Island de Alexis Aubenque

Bonne nouvelle à tous les amateurs de polar, Alexis Aubenque et les éditions du Toucan nous feront le plaisir d’éditer un nouveau roman inédit du monsieur intitulé Stone Island.

stone island alexis aubenque

Le synopsis de ce one shot est le suivant : Archipel en plein cœur de l’océan pacifique, Stone Island est le paradis sur Terre…ou presque…
A la suite du décès de son père biologique, Fiona Taylor, jeune avocate fraîchement diplômée, devient héritière. Plutôt que de couler des jours paisibles dans son pays d’adoption, elle décide de se rendre sur Stone Island à la recherche de ses véritables racines. Dès lors, elle va s’établir dans une vaste demeure coloniale, perdue dans la jungle, où accueillie par des domestiques et une aïeule au comportement étrange, elle tentera de percer les secrets de sa famille. Dans cette quête, elle doit passer par le commandeur Jack Turner, premier homme de loi de l’île, qui doit faire face de son côté au meurtre d’un homme d’affaires, tué dans des circonstances étranges. Simple crime crapuleux, raciste, ou plus délicat encore ?
Turner devra faire le tri entre toutes les pistes, pour tenter de comprendre les tenants et les aboutissants d’une inquiétante série de meurtres qui ne serait peut-être pas sans liens avec les questions de Fiona…

Un thème différent de ses précédents polars, qui pourrait se révéler très intéressant. A noter que le livre sera disponible dès le 3 Juin 2013 au prix très doux de 9,95€ TTC aux éditions du Toucan. Une initiative que je salue grandement, car même si le livre se rapproche davantage d’un format poche, cela fait plaisir d’avoir de l’inédit à ce prix là.

PS : Vous pouvez toujours retrouvé ma chronique de « 7 Jours à River Falls » de l’auteur en cliquant ici.

[Chronique] 7 jours à River Falls de Alexis Aubenque

7 jours à river falls

Fiche technique du livre
Auteur : Alexis Aubenque
Genre : Thriller
Année d’édition : 2008
Edition : Le livre de poche
Langue : Française
Nombre de pages : 476 pages

Synopsis
Sarah Kent, issue d’une famille modeste, est une étudiante modèle qui mène une vie paisible, parmi l’élite de l’université de River Falls, une petite ville des Rocheuses. Pourtant tout va changer, un matin de printemps, quand Amy Paich et Lucy Barton, ses deux meilleures amies des années de lycée, sont retrouvées atrocement mutilées dans la forêt toute proche. Or, deux jours auparavant, Sarah avait reçu une lettre, plutôt étrange, de Lucy et Amy… Le monde de Sarah bascule dans l’horreur. Sera-t-elle la prochaine victime du tueur ? Le shérif Mike Logan, aidé de Jessica Hurley, son ex-petite amie, une profileuse réputée, est chargé de l’enquête. Tous deux croient très vite être sur la bonne piste. Mais ils ignorent que leur adversaire les manipule avec une redoutable perversité…

Mon avis
7 jours à River Falls est le premier thriller d’une trilogie de Alexis Aubenque, auteur français dont les précédents écrits étaient des romans de science-fiction (La chute des Mondes notamment). Après avoir entendu énormément de bien concernant la saga de River Falls, le second tome ayant même gagné le prix du meilleur Polar 2009, j’ai décidé de sauter le pas et de me faire mon propre avis.

   Démarrant sur les chapeaux de roues, 7 jours à River Falls s’arme d’un prologue diablement accrocheur. L’une des premières choses qui détonne et qui m’a personnellement perturbé lorsque j’ai commencé ma lecture est l’environnement choisi par l’auteur. Étant écrit par un français, j’avoue que le fait que l’action se déroule dans une ville des États-Unis m’a rebuté car j’avais l’impression d’assister à un mime, que l’auteur essayait de reprendre des idées des ténors et autres « stars » du genre. Les prénoms et noms utilisés sont par exemple très bateaux (Mike Logan, Jessica Hurley, Sarah Kent…) et même les descriptions des lieux semblent assez forcées.
Malheureusement ce manque d’originalité se retrouve aussi un peu dans le récit en lui-même. L’histoire compte de nombreux rebondissements et est très accrocheuse, pourtant j’ai trouvé que l’ensemble manquait d’un peu de folie et même si certains retournements de situation sont bien trouvés, je pense que j’aurais aimé être davantage surpris.

   Toutefois malgré ses défauts, 7 jours à River Falls peut aussi compter sur de jolies qualités pour séduire. La principale étant, pour moi, la construction choisie par l’auteur. Comme l’indique le titre du livre, on passe 7 jours dans cette ville des États-Unis, la chronologie ayant une place cruciale dans le récit. Ce point est très important car beaucoup d’évènements et de rebondissements vont jouer sur cette chronologie précise et cela renforce l’immersion en donnant le sentiment de vivre réellement l’enquête comme pourrait le vivre un inspecteur réellement. De plus, ça ajoute une certaine pression lors de la lecture parce que lorsque l’on démarre une nouvelle journée, on ne peut s’empêcher d’être plus stressé et impatient en même temps car on sait l’échéance plus proche. Prévoir le récit sur 7 jours a permis a l’auteur d’équilibrer comme il se doit les différentes phases de l’histoire et, coordonner au bon rythme du livre, on obtient une lecture assez soutenue où les temps morts sont rares. A vrai dire, j’en ai repéré un seul entre les journées 4 et 5… mais ça repartait ensuite de plus belle !

   Autre point qui m’a particulièrement charmé dans River Falls : le duo Logan / Hurley. L’un étant inspecteur, l’autre étant son ex-petite (aïe !) amie profileuse. Rien que cette petite description laisse augurer du très sympa. On se doute évidemment que les deux doivent avoir un passé commun fort, quelques petits secrets bien piquants… et pourtant ils continuent de se fréquenter et bossent même ensemble ici. Bref, le genre de relation que le petit lecteur que je suis adore suivre ! Et effectivement dans 7 jours à River Falls, ce duo fonctionne très bien. J’ai donc beaucoup apprécié ces deux personnages et leurs personnalités. S’agissant d’une trilogie, j’ai hâte de les retrouver et surtout d’en apprendre davantage. Un fil rouge supplémentaire et donc une raison supplémentaire d’être accroc ! Malheureusement je ne peux pas en dire autant des autres personnages, qui souffrent du même défaut que l’environnement décrit : un manque d’originalité flagrant. La plupart des protagonistes sont clichés à souhait. Certains m’ont quand même plu, notamment Sarah Kent, en particulier sur la fin, mais là aussi une petite touche folie aurait été la bienvenue.

   En conclusion, 7 jours à River Falls est un bon petit thriller. Plaisant à lire et disposant d’une construction sympathique, il permet de suivre une intrigue agréable, sans réels défauts mais pas exceptionnelle pour autant, en compagnie d’un duo Inspecteur / Profiler efficace. Le récit est rythmé, on ne s’ennuie quasiment pas, et le plaisir et la découverte de la lecture sont très présents, suffisamment pour rendre accroc et vouloir assister au dénouement. Toutefois, et comme vous pouvez le constater tout au long de cette chronique, l’originalité n’a pas été invité à River Falls. Le livre dans son ensemble est bon, mais en cherchant à proposer quelque chose de trop lisse et classique, comme si Alexis Aubenque souhaitait à tout prix réussir son essai dans le genre du thriller, il oublie de proposer ces fameux éléments permettant de se différencier de la masse et de nous marquer profondément. Reste un bon moment de passé… et c’est déjà pas mal !

Ma note : 14/20