[Chronique] Les Aventuriers de la mer, tome 1 : le vaisseau magique de Robin Hobb

aventuriers de la mer tome 1

Fiche technique du livre
Auteur : Robin Hobb
Genre : Fantasy
Année d’édition : 2001 (VF) / 1998 (VO)
Edition : J’ai lu
Prix : 7,50 euros TTC
Langue : Française
Nombre de pages : 316 pages

Synopsis
Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates… et font l’objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s’approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d’autres dangers se profiles à l’horizon : les serpents de mer qui infestent les océanes se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.

Mon avis
Après avoir connu l’excellente Robin Hobb grâce au premier cycle de l’Assassin Royal, je me devais de poursuivre ma découverte de cette auteure qui m’a tant charmé. Quoi de plus approprié que son cycle suivant, Les Aventuriers de la mer ?

   Terrilville est une grande cité, forte d’une longue histoire pas comme les autres. Ses ancêtres colonisateurs, par le biais d’un accord avec le Gouverneur, sont devenus les premiers Marchands, des gens aux statuts particuliers possédant de nombreuses terres. Une tradition et un héritage sont alors nés. Ephron Vestrit, capitaine de la Vivacia, une vivenef, fait partie des dernières familles de Marchands de Terrilville et entend bien poursuivre dans cette voie. Malheureusement, ses jours étant comptés, il ne lui reste qu’un seul souhait : que son navire, commandé par Kyle, son beau-fils, et Althéa, sa fille préférée, rentrent au plus vite. En effet, le navire, la Vivacia, n’est pas un vaisseau comme les autres. Construit en bois-sorcier, il est un navire magique qui a la possibilité de s’éveiller lorsque trois générations d’une même famille s’éteignent sur son pont, et Ephron est justement son troisième représentant… Pendant qu’une famille se déchire pour leur futur, de l’autre côté de l’océan, un pirate, Kennit, décide de rencontrer les Autres, des créatures mystiques, afin d’entendre l’Oracle. Ambitieux et doté d’une chance inouïe, ses actions pourraient bien changer le monde…

    Évidemment raccourci à l’extrême, mon résumé ne met en avant qu’une partie de l’intrigue et des évènements ayant lieu dans ce « nouvel » univers de Robin Hobb. « Nouvel » car il se déroule au sud des Six-Duchés, lieu de l’histoire de son précédent cycle l’Assassin Royal. Toutefois, aucune crainte à avoir, l’auteure a su se détacher de ce qu’elle avait imaginé pour proposer un environnement totalement nouveau. Ici la mer est reine, les coutumes très différentes, les croyances, les légendes et les modes de vies aussi. Finalement, si on exclut les quelques références qui peuvent être faites par moment, nous sommes en territoire inconnu. Un très bon point donc.

   J’ai beaucoup apprécié la forte identité que dégageait Les Aventuriers de la mer. Cette fois-ci, on baigne dans la fantasy dans les premières pages avec la présence des Autres, mais aussi de Serpents de mer, sans oublier les mystères autour du Désert des pluies. Néanmoins, l’élément qui m’aura le plus marqué dans ce premier tome reste les vivenefs. J’ai vraiment été charmé par l’histoire de ces navires magiques, leurs propriétés et bien sûr par la Vivacia, vivenef centrale de ce tome. Elle me laisse rêveuse… Et de que dire de Parangon, vivenef à l’histoire longue comme mon bras ? Je vous laisse découvrir par vous-même mais j’ai en tout cas très hâte d’en découvrir plus à leur sujet !

   En ce qui concerne la galerie d’acteurs, là aussi j’ai été ravi. Il n’y a pas un personnage principal en particulier mais plusieurs. Pour autant aucun n’est délaissé. Robin Hobb a fait le choix d’une construction où l’on change de point de vue et de personnage toutes les dix pages environ, ce qui permet de s’attarder plus longuement sur les différents protagonistes et de suivre l’action aux quatre coins du monde. On retrouve la fine psychologie de l’auteure et chacun a bénéficié d’un réel travail de description. Althéa est un petit coup de cœur déjà, tout comme sa mère, l’une pour sa dévotion presque folle pour un navire, l’autre pour son caractère bien trempé. Quant à Kyle… Hum, ce n’est pas l’envie de placer quelques coups qui manquent ! Quel sale comportement ! Pourtant, avec le recul, je n’arrive pas à le détester entièrement car il y a une certaine véracité dans certains de propos, et peut-être qu’il est juste dur pour le bien de sa famille. Hiémain m’a beaucoup intrigué et touché, quelle force d’esprit pour un si petit jeune homme ! J’aime la manière dont la vie et les expériences ont façonné ce garçon. Les autres personnages ne sont pas en reste et ont tous ce petit quelque chose qui contribuent fortement à aimer davantage ce récit.

   Pour l’histoire c’est plus difficile de se prononcer pour l’instant. Ce que j’ai lu m’a beaucoup plu et j’ai apprécié l’aspect drame familial que l’ensemble pouvait prendre par moment. Les thèmes abordés vont de la famille à l’injustice (système de caste), en passant par l’esclavage, la piraterie et la volonté d’un changement social radical. Bien que riche, on ressent clairement que ces 300 premières pages sont vraiment là pour poser les bases et introduire un cycle qui se veut long. De plus, il ne faut pas oublier que comme bon nombre de livres de fantaisie en France, Les Aventuriers de la mer a été (monstrueusement ?) découpé par rapport à sa VO. Autant dire qu’il ne faut pas s’attendre à une fin de tome bien palpitante, il s’agit juste de la fin d’un chapitre ! Cependant, l’intrigue est très agréable à suivre et il y a ce côté addictif qui me pousse à dévorer le livre et à déjà lire le suivant.

   En conclusion, ce premier tome des Aventuriers de la Mer indique que la série dispose de toutes les cartes en main pour devenir un cycle de fantaisie bon, voir très bon. C’est un réel plaisir de retrouver la plume envoûtante de Robin Hobb et de se plonger dans cet univers marin plein de mystères. Tous les ingrédients qui constituent à mon goût un bon récit sont présents et j’ai adoré suivre les débuts d’Althéa, Hiémain, Kennit et de la merveilleuse Vivacia. A considérer évidemment comme une introduction, 300 petites pages ont suffit à me rendre amoureux de Terrilville et c’est avec une impatience non feinte que j’ai envie de reprendre le large !

Ma note : 17,5/20

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7 réflexions au sujet de « [Chronique] Les Aventuriers de la mer, tome 1 : le vaisseau magique de Robin Hobb »

    • Aaah tu me fais plaisir !! ^^

      J’espère que tu apprécieras autant alors ! Là j’en suis au second tome, vers la moitié, et je viens de lire un passage très fort… et wow ! Que d’émotions dans cette lecture !

    • Et celle de la BD est encore plus belle ! On retrouve vraiment les sensations que j’ai pu imaginer durant la lecture ^^
      Je pense l’acheter prochainement durant un craquage littéraire !

    • Voilà qui ne va pas m’aider à être patient avant de lire la suite :p
      C’est tellement dur de résister déjà, surtout avec le tome 4 dans la PAL xD! Quelle auteure quand même !
      En 2014, j’espère bien boucler les Aventuriers de la mer et le second cycle de l’Assassin Royal aussi 🙂

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