[Chronique] L’Assassin Royal, tome 5 : la voie magique de Robin Hobb

assassin royal tome 5 cover

Fiche technique du livre
Auteur : Robin Hobb
Genre : Fantaisie
Année d’édition : 2001
Edition : J’ai Lu
Langue : Française
Nombre de pages : 382 pages

Synopsis
Le roi Vérité est vivant, et il a demandé à Fitz de le rejoindre ! Loin sur les sentiers mystérieux de l’Art, au-delà du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à l’appel de son souverain affaibli. Mais il demeure seul, pourchassé par les forces de Royal, l’usurpateur, et il ne peut compter sur ses propres alliés qui le manipulent comme un pion. Or, d’autres forces sont en marche… Au cours de son périple, Fitz en apprendra plus sur lui-même et le rôle déterminant qu’il doit jouer dans le destin du royaume des Six-Duchés. Une croix bien lourde à porter quand on est traqué par ses ennemis et trahi par les siens…

Mon avis (Attention spoilers !)
Si tôt conclu le tome 4, et malgré mon avis moins enthousiaste que pour les précédents tomes, je décidai d’attaquer directement le cinquième tome, la tentation d’en savoir plus étant trop grande.

   Inutile de vous dire que le tome 5 est la suite, on ne peut plus directe, du tome 4. Comme vous avez pu le lire de part et d’autres sur Internet, l’Assassin Royal (ou la Citadelle des Ombres) est une série qui a vu ses tomes originaux découpés en plusieurs tomes lors de la sortie française. Ainsi, les tomes 4, 5 et 6 ne constituent en réalité que le troisième et dernier tome de cette trilogie. On n’est donc pas dépaysé en commençant la lecture de ce cinquième tome puisqu’il reprend simplement là où l’histoire s’était arrêtée. On démarre donc avec la découverte de Lac Bleu, une ville très intéressante qui m’a beaucoup séduit et rappelé de nombreux environnements médiévaux comme j’ai pu en croiser dans certains jeux-vidéos (Oblivion notamment). Fitz est toujours blessé, en fuite après son coup d’éclat dans le tome précédent et désire plus que tout rejoindre le royaume des montagnes. A nouveau seul, mais pour peu de temps, les évènements vont rapidement s’enchaîner dans la cité et son voyage reprendra aussitôt. Une fois n’est pas coutume, je n’en dirais pas plus en ce qui concerne l’évolution du scénario.

   Moins palpitant que les trois premiers tomes, mais tout de même un cran au dessus du Poison de la vengeance, l’histoire souffre surtout d’un manque d’évènements réellement majeurs, du genre à bouleverser totalement notre lecture. Un tas d’évènements surviennent pourtant et l’auteur sait créer la surprise ; cependant l’issue semble trop souvent courue d’avance et certains rebondissements retombent comme un soufflet. Dommage, car malgré tout, l’histoire continue de me plaire énormément et je reste suffisamment curieux et intéressé pour dévorer les pages à toute vitesse. La beauté des phrases et du style d’écriture continuent aussi de contribuer à cette addiction.

   En ce qui concerne la structure même de ce tome, à la différence du précédent roman, on ne retrouve plus de nombreux évènements de courte durée (tels de petits arcs scénaristiques), mais un retour à de longues séquences. La voie magique est constituée grosso modo de quatre parties. La diversité des situations n’est donc pas de mise et on est moins dépaysé que dans Le poison de la vengeance. Toutefois, cela ne m’a pas gêné car on gagne en détails et en intérêts. Là où certains passages précédents pouvaient sembler superflus ou apporter peu à l’histoire, ici tout est prétexte à poser les bases vers le grand final.

   De la même manière, l’auteure en profite pour recadrer son récit autour d’un petit groupe de personnages clés, tout en développant quelques rencontres effectuées dans le quatrième tome. Les retrouvailles sont donc nombreuses et riches en émotions. C’est d’ailleurs l’un des éléments que j’ai le plus apprécié dans ce tome. On y découvre de profonds changements pour chaque protagoniste et Robin Hobb a cette fois le bon goût de ne pas trop utiliser la carte du suspense en nous apprenant entièrement ce qu’ont vécu ces / ses personnages pendant plus d’un an. La psychologie évolue encore pour atteindre, à mon sens, son meilleur niveau depuis le début de la saga. Alors qu’auparavant, j’étais surtout attaché au personnage de Fitz, je peux maintenant affirmer que je suis « fan » de plusieurs autres protagonistes et que je les suis avec autant d’intérêt que notre héros, si ce n’est plus, tant certains intriguent !

   En conclusion, L’Assassin Royal est une lecture qui continue de beaucoup me séduire. Moins palpitant et d’un niveau global légèrement inférieur aux trois premiers tomes, La voie magique possède tout de même son lot d’évènements saisissants, même si ce cinquième tome existe clairement pour poser les bases d’un final qui s’annonce riche en couleur. Une transition donc, mais qui a su m’accrocher principalement grâce aux retours de plusieurs personnages clés et un Fitz plus humain et attachant que jamais. Une seule envie à la fin de ce tome : dévorer le suivant !

Ma note : 16/20

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