[Chronique] Billy Bat, tome 4 de Naoki Urasawa

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Fiche technique du livre
Auteur : Naoki Urasawa
Genre : Seinen, Thriller fantastique
Année d’édition : 2012
Edition : PiKa Edition
Langue : Française
Nombre de pages : 238 pages

Synopsis
Tiré de la quatrième de couverture (Attention spoil !). États-Unis, début des années 60.
Kevin Yamagata, le dessinateur de Billy Bat, n’est plus que l’ombre de lui-même. Il s’est réfugié dans l’alcool pour échapper aux apparitions de la chauve-souris qui le harcèle et le pousse à dessiner des choses qui le dépassent : manipulé par un groupe de conspirateurs, un mystérieux Oswald serait sur le point d’assassiner le président…

Mon avis
Tout d’abord, pour mieux apprécier ce tome, je pense qu’il est important de ne pas lire la quatrième de couverture qui spoil beaucoup l’intrigue. On peut découvrir aisément certains éléments et le fil conducteur mais d’autres non alors autant conserver la surprise 🙂

Ce quatrième tome de Billy Bat commence par nous ramener à une époque plus proche… Fini le Japon médiéval, bienvenu les 60’s ! Dès les premières pages, on découvre un personnage du nom de Oswald, qui en plus d’être bizarre (c’est vraiment le terme), semble cacher de nombreux secrets. Son nom vous est probablement familier et une fois le rapprochement fait, vous aurez donc une idée précise de où l’auteur souhaite nous emmener ^^. On rencontre Lee Harvey Oswald à de très nombreuses reprises durant ce tome et il est évident que ce personnage aura une grande importance dans le récit. Autre personnage central de ce tome, Kevin Yamagata fait enfin son grand retour en tant que personnage de premier plan. L’ayant particulièrement apprécié durant le tome et demi où on le découvre, le revoir fut un réel plaisir, d’autant plus que tout comme Oswald, son rôle s’annonce conséquent dans l’histoire.

L’histoire parlons-en ! Enfin, Billy Bat revient aux bases ! En découvrant ce nouveau tome, j’ai eu l’impression que Naoki Urasawa et son collègue co-scénariste se sont rendus comptes qu’ils ne pouvaient plus continuer à perdre le lecteur ainsi et qu’il était nécessaire de revenir à un récit plus structuré, compréhensible, qu’il soit plus aisé de suivre. C’est donc une excellente nouvelle puisque personnellement le tome 3 m’avait ennuyé sur plusieurs points et j’avais peur que la qualité de la série continue de décroître… Par ailleurs, ils ont aussi pris le temps de détailler plus longuement vers quoi le récit va nous mener (sur au moins plusieurs tomes je pense). Inspiré d’un grave fait réel très célèbre, l’auteur indique l’ensemble des éléments permettant de recouper la réalité de la fiction et comment cette mystérieuse chauve-souris va interférer. Plus compréhensible, certes, mais pour autant plus fourni en réponses… Ce tome 4 reste profondément emprunt de mystères et de nombreux éléments sont laissés en suspens. Ce n’est malheureusement pas ici que nous allons en apprendre plus sur l’énigmatique chauve-souris ou ses intentions.
Le rythme de ce tome est plutôt rapide, et si je dois le résumer, je dirais qu’il s’agit d’un tome de transition vers un nouvel arc et son début pour cette série. Le but de ce tome 4 est clairement de relancer l’intrigue et de placer le contexte qui va servir de base aux prochains tomes. Se déroulant dans une époque proche de la notre, Naoki Urasawa multiplie les références à la culture occidentale des années 60 et de nombreux caméo font sourire. Connaissant davantage cette partie de l’histoire, je me suis attaché plus facilement au récit. J’ai beaucoup aimé les choix fait par l’auteur et la tournure des évènements . Je suis curieux et assez impatient de voir la tournure que vont prendre ces évènements et je me demande quelles épreuves vont vivre (subir ?) les différents personnages.

Quelques mots concernant l’édition en elle-même : PiKa continue à nous proposer une édition de qualité. Certes le livre est légèrement plus cher que les manga de « base », mais nous sommes largement gagnant quant à la qualité de l’édition. De plus, avec 238 pages, ce tome est bien fourni, même s’il manque toujours ce fameux récapitulatif / résumé en début de tome.

En conclusion, j’ai beaucoup apprécié ce tome, bien plus que les précédents. La série repart sur de bons rails et intéresse bien plus qu’au cours du troisième tome. Je suis ravi de constater que Naoki Urasawa a décidé de continuer son histoire de façon plus construite, en détaillant le contexte que l’on va suivre pour plusieurs tomes à venir. Revoir Kevin Yamagata au premier plan fait plaisir et je suis curieux d’en apprendre davantage sur les forces en action et les évènements à venir… Bien que l’issue semble inéluctable.

Ma note : 16/20

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